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TOGO / FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE NIKAALA, UNE 4ÈM ÉDITION DANS LA RÉSILIENCE.

by Alain mouaka


Posté le August 30, 2021 13:02 | Vues 35


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La danse comme reflet de nos sociétés mais pas seulement, motiver les femmes dans leur combat de tous les jours, l’édition 2021 du festival international de danse Nikaala porte des engagements forts, appelant à surpasser les difficultés du moment, résultante de la crise sanitaire à coronavirus.

 

Pensées Noires : Mme Germaine Sikota merci de nous consacrer un peu de votre temps si précieux, vous êtes la promotrice du Festival International de danse Nikaala, festival qui connait sa quatrieme édition cette année. Un point sur les trois dernières éditions ?

Germaine Sikota : Bonjour à toute l’équipe de Pensées Noires magazine, merci pour l’invitation. Les  trois premières éditions ont vu la participation des pays comme la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Mali, le Cameroun, le Ghana, la France, la Guadeloupe, les USA, le Bénin, l’Allemagne, et le Togo avec des ateliers, conférences et ou spectacles diffusés dans les espaces Level (programmation de Goethe-Institut de Lomé), centre culturel Brin de Chocolat, centre culturel Henri Motra, Studio New  Star Dance Company,  espace culturel Case des Daltons, espace Fiôhomé et à l’Institut Français du Togo. Les spectacles accueillis sont : « Sans repères » de la compagnie Tché-Tché, « de l’endroit à l’envers » de la compagnie Woenyo (2018) ; « On t’appelle Vénus » de Chantal Loïal, « les vivants » de la compagnie Auguste-Bienvenue (2019) ; « Adido » de la compagnie Sikota,  « Gbei » de Tifali organization, « a moment of silence » de Mawusi; « performance » de ELLA ; « danse traditionnelle » du ballet Semenou (2020) dans le cadre des programmation et diffusion du festival Nïkaala

 

Pensées Noires : Ce nouveau rendez-vous de danse , la 4èm pour être plus précis, a été lancée par des formations, de quoi s’agit-il ?

Germaine Sikota : La chorégraphe togolaise Nadège AMETOGBE a entretenu les danseuses sur la technique d'improvisation. Comment partir de nos réalités pour aboutir à une écriture chorégraphique. L'exemple pris était celui du Fâ. Les danseuses se sont inspirées de l'écriture du Fâ pour créer des chorégraphies. La restitution de cette formation été faite à la Commission Nationale de la Francophonie le 12 août 2021. À partir de ce 30 août, le second atelier de formation va débuter et sera animé par la chorégraphe française Lenou VERNAY. Cette formation sera sanctionnée également d'une restitution dont le résumé est le suivant : Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort." Certes, mais lorsqu'on est déjà forte de ses expériences, pourquoi continuer de traverser ses fatalités ? C'est à force d'expérimentations, qu'un jour peut-être, je me définirai un autre "demain".

Pensées Noires : Apres cette formation du 30 août, comment vont se dérouler l'étape des spectacles Mme Germaine Sikota?

Germaine Sikota :  La diffusion des spectacles se fera du 9 au 11 septembre 2021 dans des salles (Goethe Institut de Lomé ; Institut Français du Togo ; Espace Fiôhomé) et dans des quartiers (espace public). Rappelons que tout se fera dans le respect strict des mesures barrières. Ce sera plusieurs spectacles tissés en un. Des spectacles se succèderont dans des univers interdépendants pour se soutenir, se réajuster dans leur expressivité des combats inhérents à la vie et aux conditions de la femme.

 

Pensées Noires : Les femmes sont appelées à se surpasser en cette période de crise sanitaire et surtout à ne pas se décourager. Pourrait-on dire que le festival Nikaala de cette année passe pour une thérapie ?

Germaine Sikota :  Le mot est dit. Effectivement, il s'agit ici d'une danse thérapie. Et d'ailleurs les danseuses en formation l'expérimentent déjà avec les différentes intervenantes. Rappelons que la danseuse professionnelle Estelle Foli a également animé un atelier avec les danseuses où elle les a amenées à ouvrir des zones d'émotions jusque-là refoulées. Elle a aussi porté son regard en tant que coach sur le travail chorégraphique en cours d'une participante.

 

Pensées Noires : Mme Germaine Sikota  que répondez-vous à une femme qui a des rêves, des ambitions mais qui n’a pas les moyens de sa politique ?

Germaine Sikota : Si elle peut le rêver, cela veut dire qu'elle peut le réaliser. Je lui dirai de transformer ses rêves en projets objectifs et de commencer petit à petit avec les moyens de bord. Oui faire un pas chaque jour vers ses rêves. Comme on le dit : c'est petit à petit que l'oiseau fait son nid.

 

Propos recueillis par Alain Mouaka.


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