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TOGO / INSTANT LITTÉRAIRE

by Alain mouaka


Posté le November 15, 2020 13:13 | Vues 94


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Les amis, ça va ça vient…

Pareil à un article, un livre ne se résume pas à la page de la couverture encore moins à la quatrième. Aphtal CISSE vient de publier son premier roman, « La douleur de ceux qui restent ». La moindre question serait de se demander qui sont ceux-là qui « restent ».

 

Une chose est sûre, l’intitulé d’un ouvrage peut être sexy (attirant), et son contenu laisserait à désirer. Soit. « La douleur de ceux qui restent » aborde la thématique des relations amoureuses de la manière la plus douloureuse. L’auteur ne trempe pas sa plume non plus pour toucher du doigt les relations amoureuses à deux balles qui courent dans nos rues. Non. Combien d’entre nous connaissent  l’histoire de l’union de nos parents ? Cette question parait comme le déclic qui a poussé ce jeune à l’écriture de ce roman. On le lit si bien à la quatrième du livre. 

Le protagoniste Jean va à la recherche de la vérité sur la cause de la séparation entre ses parents. Cette recherche lui a coûté sans doute la patience. Ne donne-t-on pas un avocat même à un criminel ? Ne serait-ce pour l’écouter ou mieux comprendre ses actions ? Le personnage principal est dans la trentaine, marié et père d’une fille adorable (il est bien attaché à sa fille). Jean évite par monts et vallées  d’être la copie conforme de son père. Son père, cet échec ?  Jean n’a jamais pardonné son père d’avoir quitté le toit conjugal pour fonder une autre famille ailleurs. En considérant que son père fait partie de « ceux qui partent » alors vous comprenez mieux l’intitulé « La douleur de ceux qui restent ».

L’auteur s’est plus appesanti sur la relation conjugale entre les parents de Jean lorsqu’ils étaient encore ensemble.  Cependant, ce n’est qu’un prétexte pour ne pas aborder la douleur de Jean, qui a fondé à son tour son foyer. Dans « La douleur de ceux qui restent », Jean s’est longuement entretenu avec sa mère pour l’écouter narrer sa vie antérieure (lorsqu’elle était avec son mari). Tout comme le sexe a été longtemps un sujet tabou dans nos familles (s’il ne l’est pas toujours…), l’espoir et les déceptions, les joies et les peines, les accomplissements et les échecs de nos parents nous sont méconnus. A la page 30, l’auteur écrit : « Les amis, ça va ça vient, tandis qu’un époux, c’est pour toute la vie ». Cette phrase est de la mère de sa Jean. Elle voulait faire comprendre au mieux à son fils ce qu’elle a enduré dans son foyer juste pour pouvoir honorer ses engagements vis-à-vis de son époux.

Le mariage, ce n’est pas seulement une bague qui brille autour de l’annulaire gauche,  mais plutôt une alliance qui demande beaucoup plus  d’énergie qu’on pense. A la page 82, dans une lettre à Jean, son père se confie à lui en ces termes : « Il ne suffit pas toujours de s’aimer, je te le dis encore. Malgré tout l’amour qu’on pouvait se porter, il y’a des individualités à respecter, des particularités à prendre en compte, et des réalités avec lesquelles il fallait impérativement composer ».

« La douleur de ceux restent » est un questionnement sans cesse rebondissant autour de la vie conjugale.

Bien connu dans la blogosphère, Aphtal CISSE est africain d’origine togolaise. Il fit des études de Droit Privé, où il s’adonnait déjà à l’écriture, grâce à son blog, avant d’entamer un parcours universitaire et professionnel en Communication. Responsable d’Agence de Communication, Aphtal CISSE a déjà un ouvrage à son actif, « Le bruit du silence », un recueil de nouvelles.

 

Nadia.


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