mannequin.jpg
Mode
miriam.jpg
Memoire
tyrese.jpg
cinéma
miss 5.png
Fashion
art2.webp
Art
logo Grace Diffusion.jpg
Musique Gospel
QUEEN ETEME.jpg
musique

FRANCE / DEBSITO, QUAND LA MUSIQUE DONNE DES AILES

by Alain mouaka


Posté le September 14, 2020 13:04 | Vues 113


debsito.jpg

Quand la passion est plus forte que tout, il peut arriver que les decisions que l’on prend riment avec folie. Abondonné une voie toute tracée dans l’audit et le contrôle de gestion financière pour de la musique? Cela semble bien un projet bancal dirait-on ! C’est le choix qu’a fait Debsito, et au vue des retombées, on peut le dire avec certitude, plus de peur que de mal.

 

 

Pensées Noires : Debsito merci d’avoir dit oui à l’invitation de Pensées Noires magazine, vous devez votre attachement à la musique grâce à votre père et des artistes à l’instar de Craig David, Sean Paul ou encore Usher, que vous ont apporté chacun de  ces personnages à l’artiste que vous êtes ?

Debsito : Merci à Pensées Noires de  m’accorder cette interview, alors oui, j’ai baigné dès mon jeune âge dans la musique grâce à mon père et l’entourage dans lequel j’ai grandi. Originaire du Congo la musique chez nous est quelque chose de sacrée et occupe une place prépondérante dans la communauté. Partant de là, il a été facile pour moi d’avoir accès à la musique traditionnelle du Congo, mais pas que. J’ai toujours été curieux en règle générale, je me suis donc intéressé à plusieurs type de musique, d’artistes, et j’en ai découvert quelques uns qui m’on particulièrement inspirés par leur singularités, notamment Craig David, Sean Paul et Usher que j’ai cité. Alors pour Sean Paul cela a plus été lié au fait qu’à mon plus jeune âge on me disait que je lui ressemblais énormément, car j’avais des tresses à l’époque et m’habillait en jeans « Baggy », Dommage que je ne puisse pas vous la montrer (rire).

 

Pensées Noires : Vous êtes titulaire d’un master en gestion financière, comment c’étaient ces années dans les bureaux d’entreprises? 

Debsito : Effectivement je suis détenteur d’un master Finance spécialisé dans l’audit et le contrôle de gestion financière. J’étais prédestiné à travailler en entreprise toute ma vie, et c’est bien la motivation que j’avais à un certain moment de ma vie. Je me voyais gravir les échelons dans une entreprise et m’épanouir à analyser des tableaux, des budgets, etc. Après plusieurs années en entreprise j’ai réussi à faire mes preuves, j’ai même été manageur de plusieurs personnes dans un grand groupe Français. Seulement j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose, je ne me reconnaissais pas entièrement dans ce rôle et lorsque je me suis projeté dans 10, 20 ans, j’ai compris que mon épanouissement personnel ne proviendrait pas de ce monde là, mais bien dans mon talent que j’avais pour écrire, composer des chansons, car c’est très naturel chez moi depuis tout petit.

 

Pensées Noires : Votre parcours musical est associé à un groupe, Black Bazar, avec lequel vous vous ferez remarquer en Afrique, la Réunion et l’Europe, présentez nous le groupe Black Bazar

Debsito : Alors, le groupe Black Bazar n’est pas le seul groupe dans lequel j’ai évolué, mais c’est celui qui m’a permis de voyager, me produire face à des foules de personnes et côtoyer des gens qui avaient des dizaines d’années d’expériences dans la musique. J’avais été approché par un ainé, ancien du groupe quartier Latin « Modogo Abarambwa » qui était à la recherche d’un profil comme le mien pour ce groupe. Il faut rappeler qu’il s’agit du groupe du célèbre écrivain Alain Mabanckou qui avait écris un livre à succès quelques années plus tôt intitulé « Black Bazar ». J’avais donc rejoins d’autres grandes personnalités de la musique congolaise dans ce groupe, à savoir, Popolipo, Do akongo, CNN aligator, Balou Canta, et une talentueuse chanteuse Cubaine nommé  Niuver.  Nous avons enchainé les productions un peu partout avant que le groupe n’enregistre plusieurs départ majeurs, et suite à des résolutions personnelles j’ai continué mon chemin seul de mon coté.

 

Pensées Noires : Qu’avez-vous gardé de ces années avec le groupe et en terme de musique qu’est-ce-qui a été fait ?

Debsito : J’ai beaucoup appris sur le plan scénique, cela m’a permis de gagner en confiance au fur et à mesure des représentations. Côtoyer des artistes expérimentés est toujours bénéfiques  et cela est valable dans n’importe quel domaine. Le mélange de cachets dans ce groupe avec l’apport de la cubaine à mis une fois de plus en lumière que la musique congolaise et latine sont parfaitement compatibles et harmonieuses.

 

Pensées Noires : Le besoin de s’exprimer en solo va se faire sentir, décision que vous allez prendre d’où naitra en 2019 le titre « Parano » aux influences afro-pop, pourquoi ce contexte pour chanson, avez-vous vécu une histoire d’amour à fond de manque de confiance?

Debsito : Alors non, je n’ai pas vécu cette histoire, je me suis simplement inspiré d’un échange auquel j’ai assisté un jour, un couple qui se chamaillait et les deux se sont respectivement traités de Parano et Mytho, la rime à fait tilt dans ma tête et j’ai par la suite développé ce sujet que je trouve assez banal et peut être courant dans  la vie de jeunes couples (rire).

 

Pensées Noires : Comment vous expliquez-vous le succès de ce titre, en moins d’un mois de post sur youtube vous dépassez la barre du million de vues?

Debsito : Alors le succès de ce titre est né du fait que mon équipe et moi avions bien préparé l’annonce de la sortie de ce titre via les réseaux sociaux. Plusieurs teasing avaient intrigués et beaucoup attendait impatiemment la sortie du clip. Enfin à la sortie, nous avons vu un super démarrage et beaucoup de retours positifs. Des Bulgares qui nous contactent pour reprendre le son dans une publicité de l’officie du tourisme de la ville de Varna par exemple, des Uruguayens, Philippins, Réunionnais et bien d’autres encore qui ont partagé massivement le son et nous ont envoyé des messages d’encouragement de tout genre, cela a vraiment dépassé ce à quoi nous nous attendions au départ.

 

Pensées Noires : Vous êtes originaire du Congo, comment ça se fait que la source musicale à savoir le dombolo ou encore la rumba n’ont pas eu raison de vous?

Debsito : Alors, je suis un amoureux de la musique Congolaise que je trouve très riche en mélodie. Dans mes prochaines productions vous constaterez que dans ma musique il y a un brassage de plusieurs sonorités, dont celle du Congo. Seulement je ne limite pas la musique Congolaise qu’à la Rumba et au Dombolo, car je me dis qu’il y’a une multitude de styles musicaux traditionnels dans ce pays et qu’autrefois déjà des artistes comme Tabu Ley, Abeti Masikini, avaient déjà initié un brassage de genres qui avaient d’ailleurs connu un succès fulgurant à l’époque. Je suis un peu dans cette démarche mais avec une approche plus moderne.

 

Pensées Noires : La crise sanitaire à coronavirus a mis à genou le monde, le secteur culturel pour ne pas dire l’industrie musicale n’ont pas été épargnés, comment vivez-vous ces moments de crise sanitaire?

Debsito : C’est une période difficile, nous avons tous été frappé par cette pandémie. J’avais des dates de spectacles importantes à honorer mais hélas nous avons tout annulé et ce la n’a pas été facile. Mais je suis quelqu’un d’optimiste et je me dis que tout redémarrera prochainement sur les chapeaux de roues et ce ne sera plus qu’une parenthèse du passé.

 

Pensées Noires :  Debsito la rédaction de Pensées Noires magazine s’est laissée dire qu’un nouveau single est en cours, info ou intox ?

Debsito : C’est bien une Info, nous avons travaillé d’arrache pied mon équipe et moi pour réaliser de belles œuvres qui sortirons très prochainement. Nous avons pris du retard à cause des restrictions sanitaires et des contraintes pour nous rendre à l’étranger pour tourner nos clips. Maintenant nous analysons d’autres possibilités en ce moment et oui un titre arrive et plusieurs autres titres également sont prévus d’ici la fin de cette année.

 

Pensées Noires : Difficile de vous voir vous arrêter en si bon chemin, un projet d’album est il en prévision?

Debsito : Alors, il faudra vous habituer maintenant à voir Debsito très souvent (rire). Je vous confirme qu’un EP de plusieurs titres est prévu est nous sommes actuellement entrain de le finaliser. C’est un mini album qui comptera au moins 5 ou 6 titres. Quant à l’album on y réfléchit, nous avons les titres, reste plus que le timing idéal.

 

Pensées Noires : Sur les réseaux sociaux on peut vous y voir en mode sapologie, la mode est l’une de vos formes d’expression, dites nous en plus, que représente le vêtement pour vous ?

Debsito : Oui la mode est quelque chose d’important, j’affectionne les belles choses, et je fais partie de ceux dont la mode est une forme d’expression, c’est une culture de toute évidence, peut être accentuée par mes origines (rire).

 

Pensées Noires : Pour finir Debsito, un conseil à la jeunesse africaine qui en quête d’un meilleur devenir et quel est votre souhait pour l’Afrique ?

Debsito : Alors, je dirais à la jeunesse, d’avoir d’avantage confiance en elle car la première des richesses se trouve à l’intérieure de chacun et le reste n’est que la manifestation de ce qu’on est à l’intérieure de soi. D’un point de vu plus macroscopique, l’Afrique doit réaliser la richesse qu’elle regorge et la place qu’elle occupe dans l’humanité. Elle est le berceau donc à l’origine de la civilisation humaine. Reprenons nous en main, soyons soudés et travaillons les uns pour les autres pour limiter l’individualisme qui est le vrai fléau de l’humanité.

 


Retour aux articles