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Mon AFRIQUE

FRANCE / INVITEE DE LA DIASPORA (AFI GENYA)

by Alain mouaka


Posté le May 31, 2020 15:56 | Vues 242


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Pensées Noires : Afi Genya merci de nous consacré du temps en ces moments difficiles dû à la crise sanitaire à coronavirus, vous êtes artiste de la chanson, écrivaine, entrepreneure, coach de danse et marraine d’une association baptisée Change Africa, comment arrivez-vous à concilier votre vie de femme avec toutes ces activités ?  

Afi Genya : Bonjour à toute l’Afrique et à toute sa diaspora, merci à toute l’équipe de Pensées Noires pour cette invitation, j’en suis honorée. Et bien pour répondre à votre question je suis une femme très active, pour beaucoup de personnes qui me connaissent ils disent que  j’ai la bougeotte (rire), mais je dois avouer que je prends aussi du temps pour moi malgré les apparences (rire), je sais me faire plaisir ça soyez en sûr et m’occuper aussi des gens que j’aime de tout mon coeur (Famille) de temps en temps.

 

Pensées Noires : Vous commencez à vous faire connaître sur des scènes en tant que danseuse aux côtés de la vedette d’alors Yaya LELEH dans votre pays d’origine le Togo, racontez nous ces moments

Afi Genya : Ha ça c’est difficile à cacher (rire) j’aime danser, ça fait partie de mon adn. Comme vous le dites si bien, j’ai commencé par la danse en accompagnant sur scène l’une des références de la musique Togolaise YaYa LeLeh , on est en 1986 si ma mémoire est bonne. J’étais encore une petite ados qui ne restait pas en place et ça pouvait se voir. YaYa LeLeh m’avait très vite repéré et je  me rappelle encore de ce qu’elle m’avait dit à l’époque : « Petite Afi, tu as beaucoup d’énergie à revendre. Suis-moi ». On était un groupe de trois personnes, notre chorégraphe Papson, un ivoirien très talentueux, une autre fille Togolaise nommée Philippine dit Phili pour les intimes et moi Afi la bougeotte, un vrai cocktail explosif (rire). Ces années ont été une vraie bénédiction pour moi toute jeune démarrant dans cette univers, j’en garde de beaux moments et ma reconnaissance à la grande dame YaYa LeLeh a la même valeur aujourd’hui encore.

 

Pensées Noires : Le voyage frappe à votre porte et vous envolez pour votre nouvelle terre d’accueille la France, où vous la danse prend une autre dimension mais  Infatigable toujours en quête, vous  vous dites il manque quelque chose et vous vous lancez dans les affaires, vous ouvrez une boutique de vente de vêtements hommes et femmes, comment cela a-t-il été possible ?

Et bien toutes les femmes aiment être coquettes, n’est-ce pas ?Se faire belle, être désirable, élégante etc… qui peut dire le contraire ?J’adore m’habiller, me faire belle et je reçois beaucoup de demandes d’amis/amies et collègues sur le sujet d’où m’est venue l’idée d’ouvrir une boutique de prêt à porter femmes et hommes, ainsi la question est résolue (rire) je conseille et j’habille et je baigne dans mon univers.

 

Pensées Noires : Vous êtes une femme pleine de ressource avec un univers à en surprendre plus d’un, votre habileté à écrire fait surface sous le nom d’Afi Ayaba Mawena avec pour écrit :   La cuisine africaine,  La danse africaine : « apprendre à danser chez soi, »  et aussi des contes : le cœur d’Afrique, qu’est-ce qui a motivé et nourri cette envie d’écrire Afi Genya ? 

 Afi Genya : Vous savez par apport à l’écriture, évoquant la cuisine Africaine, quand on arrive en Europe, les mets africains sont très difficiles à trouver et ça franchement c’était invivable (rire). A chaque fois que je trouvais un ingrédient pour des mets africains, je sautais dessus et j’en achetais aussitôt et j’en concoctais un bon met africain pour ma famille, mes amis européens  s’en régalaient. Je peux vous  assurer qu’ils adorent ça. L’idée de faire un  livre sur la cuisine Africaine m’a sauté aux yeux au vue de l’intérêt pour la chose de ceux qui m’entourait et à chaque repas que je concoctais j’en ajoutais des photos à l’appui. Alors concernant la danse (rire) je ne pouvais passer à côté de mon adn sans en partager l’essence, la position du départ à la position finale, quand les pas sont bien réalisés et que le mouvement suscite l’admiration ou les applaudissements de la foule, C’était le plus dur quand même. Et pour finir le livre consacré aux poèmes, je racontais mon vécu exceptionnel avec un clin d’œil aux  personnes que j’ai rencontré sans mentionner leurs noms. Donc en résumé : « Les histoires vraies, les problèmes, les solutions et pour finir les conclusions ». j’ai encore quelques textes qui me viennent en tête ne soyez pas surpris si j’annonce la sortie prochaine d’un nouvel ouvrage (rire).

 

Pensées Noires : Lorsque l’on vous demande comment vous arrivez à gérer toutes vos activités étant une femme, trouvez-vous cette question déplacée car à l’homme sans nul doute on ne lui poserait pas cette question ?

Afi Genya : Déplacée ? Non, Toutes les femmes ne sont pas Afi Genya. Je comprends que ça puisse tout de même vexer certaines femmes car elles se donnent également beaucoup, donc si l’on ne pose pas ce genre de question aux hommes pourquoi la poser aux femmes ? Je vous pose la question (rire)

 

Pensées Noires : A la surprise générale en 2016 vous vous lancez un pari, chanter, 2017 et 2018 sortiront respectivement les albums Mince alors et Evolution, au final vous n’avez peur d’aucun défi ?

 Non pourquoi avoir peur ?  Je me suis dis « Mince Alors » qui risque rien n’a rien. Je ne regrette pas mes choix  même si ce métier d’artiste est très dur ; Je tenais à me lancer ce défi car quelque part en moi je sentais que je pouvais le faire. Bien entendu il faut toujours travailler et c’est ce que je fais à chaque pas que je pose tous les jours ; Aujourd’hui j’en suis au troisième album et j’en suis heureuse. Qui ne risque rien n’a rien.  

 

Pensées Noires : Mince alors est un album autobiographique mais qui passe aussi un message, il faut tout tenter dans la vie, Evolution n’est que la suite d’un travail qui se bonifie, comment s’est faite votre immersion dans la musique ?

Pas facile du tout. Je suis un autodidacte pur sang (rire) et j’apprends toujours. Avec l’apport et le suivi de mon staff nous peaufinons chaque titre, chaque projet, je suis comme une élève qui a les yeux et les oreilles grand ouverts car j’aime recevoir et cela me grandit, même quand j’ai déjà des notions sur des sujets j’aime écouter les gens. 

 

Pensées Noires : Dans quel état d’esprit êtes vous face à un défi à relever quel qu’il soit ?

Afi Genya : Exitée , on se comprend (rire)

 

Pensées Noires : Vous vivez et travaillez à Paris, on parle d’un déconfinement partiel en attendant que tout revienne à la normale suite à la pandémie à coronavirus, comment reprenez-vous vos activités en ce moment ?

Afi Genya : Ohhh lala…. C’est très dur. On a l’impression de recommencer tout à zéro. Bon on ne va pas se plaindre. L’essentiel c’est d’être en vie. On a cette chance. Donc on va surmonter les défis de l’heure par la grâce de Dieu. Et ce qui me permet de tenir c’est ma famille, elle est un soutien de taille ce qui pèse dans la balance de la bonne humeur (rire).

 

Pensées Noires : Vous revenez très souvent en Afrique plus particulièrement dans votre pays le Togo, s’est vital pour vous de vous reconnecter à la terre mère ? 

Oh que oui. Comme on dit : « Quand on ne sait pas ou on va, faut savoir au moins d’où on vient » ; C’est important pour moi de me reconnecter avec les vibrations du pays, cela me rafraîchit, me recadre parfois dans mes démarches et vous savez c’est une bulle d’énergie qui n’a pas son semblable si ce n’est l’amour de ma petite famille qui rivalise avec (rire). C’est mon cordon ombilical ma terre natale.

 

Pensées Noires : Vous êtes marraine d’une association « Change Africa », à votre dernier passage sur la terre des Aieux vous avez eu à faire des dons dans un village, quels genres d’activités sont prônées au sein de votre association et il y’a-t-il des projets en cours ?

 On s’occupe des enfants défavorisés, des orphelins, des enfants démunis, des parents qui n’ont pas les moyens de s’occuper de leurs enfants. Oui il y’a beaucoup de projets en cours, je ne peux en parler car mes collaborateurs vont me taper sur les doigts (rire), Nous allons avancer pas à pas, le temps est un bon conseiller.

 

Pensées Noires : Un album est annoncé pour très bientôt, on s’est laissé dire que vous êtes en studio, info ou intox

Info, Oui c est vrai. Bientôt la sortie de mon 3ème Album. II est prévu pour avant la fin de l’année 2020 mais parfois j’ai envie de le présenter en même temps aux fans tellement je suis pressée (rire)

 

Pensées Noires : Quels sont les sujets qui seront abordés sur ce nouveau  projet sonore ?

L’Amour maternel car c’est un lien béni de Dieu et je pense que l’on en parle pas assez, l’amour entre les hommes, je milite aussi pour le mérite qui doit être accordé aux femmes rondes, elles ont aussi du charme et beaucoup à dire, il ne s’agit en rien de sac à chair, l’album appelle au courage etc…Vous en saurez plus à la sortie de l’album

 

Pensées Noires : Vous êtes une femme battante, un conseil ou des conseils à donner aux femmes africaines qui  vous lisent en ce moment ?

Travaillez et travaillez encore. Ne jamais abandonner ses rêves. Vous pouvez tomber, échouer mais relevez-vous, recommencez, car c’est à force de tomber et d’échouer que l’on gagne et réussit une fois pour de bon.

 

Pensées Noires : Pour finir, votre souhaite pour l’Afrique Afi Genya ?

Il est temps pour l’Afrique de se réveiller. Ce continent a tout pour réussir, Qu’il ne se laisse plus berner par qui que se soit. L’Afrique est le berceau de l’humanité Qu’on le veuille ou non. Merci Pensées Noires magazine pour ce beau moment passé ensemble avec vos lecteurs et lectrices.


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