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Mon AFRIQUE

TOGO / CHARGET EKUE, DE LA PHOTO POUR PARLER DE L'AFRIQUE

by Alain mouaka


Posté le July 4, 2019 12:37 | Vues 523


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Pensées Noires magazine est heureux de regarder l’Afrique au travers de l’objectif d’un garçon chaleureux, simple et authentique. Charget Ekue, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se mêle facilement dans la masse pour capturer les détails  qui nous échappent, un photographe talentueux qui capte des visages et des décors avec un regard très particulier. Regardez avec vos yeux et sentez avec le cœur notre Afrique.

 

Pensées Noires : Charget Ekue, vous êtes  photographe professionnel togolais, votre passion c’est manier l’objectif, comment en avez-vous fait votre passion ?

Charget Ekue : Rectifions un peu les choses, ma passion n’est pas de manier une caméra, mais plutôt de mettre en avant la culture, les traditions et les plus anciennes pratiques d’Afrique en voie de disparition à travers mes films et mes photographies, tout comme le travail que fait Pensées Noires magazine, valoriser le vieux continent.  Et puisqu’il faut vivre en harmonie avec son corps et son esprit plus encore vivre de sa passion, j’ai dû me faire former à l’Ecole cinématographique ECRAN en qualité de Réalisateur cinéma ; Tout a commencé à partir de cette formation.

 

Pensées Noires : Comment se sont passées vos premières années d’apprentissage et de travail ?

Charget Ekue : Inutile de vous faire croire que ça a été de l’eau à boire, c’est-à-dire facile. Du manque d’expérience au manque de moyens pour acquérir les matériaux adéquats, il y’a également le découragement  qui levait son petit doigt tout le temps (rire),  j’ai quand même tenu bon parce que comme le disait feu mon père et mon modèle Zododo (que ses œuvres l’accompagnent), «avant de se laisser vaincre par les difficultés, il faut penser à la jouissance qui sera tienne si tu arrives à tout surmonter et réussir ce que tu entreprends » ; Ces paroles résonnent dans ma tête à chaque fois que je suis à terre ou face à un obstacle et comme toujours, je me relève.

 

Pensées Noires : Vous vous êtes forgés un nom dans le milieu, en quelle occasion votre travail a reçu le respect de la corporation?

Charget Ekue : Seule mon abnégation face à mon travail m’a conduit là où je suis aujourd’hui. Je me rappelle en 2015, juste après ma formation, la directrice de mon école Mme Christelle Aquereburu m’a fait intervenir sur un plateau qui était en tout point inconnu (je dirai du jamais vu) pour moi à l’époque ; c’était pour la série télévisé Cauris du Sud du réalisateur Kiel ADANDOGOU, un plateau sur lequel la chance m’a été donné de rencontrer et de travailler côte à côte avec les grandes figures du cinéma africain à l’instar de Gustave Sorgho, Michel Bohiri, Martial Folly-Kouevi, Jean Ahonto, Papyrus Agbegneke et de Saliou Nassirou et bien d’autres ; Bien entendu j’ai assuré (rire) et depuis tout a changé.

 

Pensées Noires : Vous êtes sollicités par un nombre important de personnalité, pour qui faites vos des photos ?

Charget Ekue : Oui, je travaille avec beaucoup de personnes de diverses classes sociales. Vous  savez dès que je suis derrière mon objectif, je ne tiens pas compte du statut des gens, l’essentiel pour moi c’est de capturer les instant clés, de faire faire aux modèles et à l’équipe d’assistance ce qui doit être fait selon le thème de la séance présente. Je photographie tout le monde mais je mets un accent particulier sur les personnes nature, j’attends par-là ceux qui arrivent à se maintenir physiquement tel que le créateur les a conçu en d’autres termes, je ne capture pas du faux, ma vision de la photographie étant de montrer le vrai. Je préfère une fille qui a la tête complètement rasée ou qui laisse ses cheveux naturels au vent qu’une fille qui a une tonne de mèche sur la tête, bon c’est juste une image pas méchante (rire).

 

Pensées Noires : Charget Ekue sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

Charget Ekue : Actuellement, j’ai deux casseroles sur un même feu. Mon premier projet consiste à visiter tous les pays (villes et villages historiques) d’Afrique avec ma caméra comme principal bagage. Mon deuxième projet c’est Aného Fashion Week, un évènement que je co-organise avec  M. Tomas René Bruce et Mlle Ayoko Seyi Ekue. Il s’agit d’un évènement dédié à la culture dans la préfecture des Lacs au Togo et qui alliera la mode vestimentaire, les créations artistiques de ces milieux selon les traditions ancestrales. Aného Fashion Week a été lancé depuis décembre 2018 et les préparations sont toujours en cours.

 

Pensées Noires : Il existe de nombreux festivals consacré à la photo dans le monde, avez-vous déjà participé à quelques uns ?

Charget Ekue : (rire) Vous scrutez mes pensées, oui je regarde tout ce qui se passe avec l’espoir d’être un jour sur ces grands rendez-vous ; Faut dire qu’en 2018, j’ai Co-organisé  la quatrième édition du premier festival de la photographie au Togo (FESTISHOOT), mais je faisais également office de chargé d’analyses pour la sélection des photographes postulant au festival. On va dire on y va tout doucement mais je ne manquerais pas de passer ici pour en parler dès que les choses se préciseront (rire).


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