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Mon AFRIQUE

TOGO / YAO BOBBY, LE RECYCLAGE POUR SAUVER LE MONDE

by Alain mouaka


Posté le December 23, 2019 14:46 | Vues 469


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Surnommé le rappeur Africain, Yao Bobby n’est plus à présenter. Engagé depuis les années 90 au côté de son groupe Djanta Kan pour le meilleur devenir des peuples d’Afrique à travers un rap porté par la richesse artistique et musicale de son pays le Togo, cet amoureux de l’Afrique ne ménage aucun effort pour faire entendre la voix de la raison. « Histoires d’un continent » est son premier album coédité par RFI en 2012, initiateur d’échanges avec la création de son centre culturel et son festival « Désenchaînés » à Agbodrafo au Togo, YaoBobby assume avec brio le statut de l’inventeur de l’Afrohiphop. Lorsque ce fils du continent n’est pas sur scène, son cœur bat la chamade pour un autre secteur d’activité. Yao Bobby se confie à Pensées Noires.

 

Pensées Noires : Yao Bobby "Afreekan Village" est le titre de votre dernier album en date, revenons sur l'esprit de l'album si vous le voulez bien ?

Yao Bobby : L’esprit d' "Afreekan Village" c'est nos vies, notre quotidien ici en Afrique, C’est ce que  raconte l’album ou dénonce si vous préférez.

 

Pensées Noires : "Afreekan Village" à ce jour comment se porte t-il?

Yao Bobby : «Afreekan Village" se porte très bien. Il est apprécié par la critique et le public. C'est vrai qu'il est un peu caché par tous les projets que je porte en ce moment  mais il tourne et pour 2020 il y’a déjà  pas mal de choses qui se mettent en place autour de l'album.

 

Pensées Noires : Depuis plusieurs mois vous êtes sur scène en Europe, dites nous en un peu plus sur ces tournées?

Yao Bobby : Effectivement je reviens de Suisse et d'Allemagne où j'ai fait une dizaine de show dans des festivals. Le public est toujours présent, je sens qu'il yéa une vraie place pour le hip hop africain. Les gens apprécient mon engagement, ma langue et mon flow. Je prépare aussi une tournée en Angleterre au premier trimestre 2020 et certainement des passages en France et en Belgique.

 

Pensées Noires : Vos performances ont toujours une particularité, quelle est la nouvelle magie de l'heure ?

Yao Bobby : La nouvelle magie c'est la présence de l'électro sur scène. Dernièrement j'ai joué avec Dangsha un  très gros groupe de fusion Asian Dub Fondation et j'ai encore appris beaucoup de choses, je vous invite à les découvrir si ce n’est pas déjà fait.

 

Pensées Noires : Yao Bobby vous défendez un rap engagé, votre nouveau single porte un titre brillant, Diamonds, vous partagez le temps d'un titre la vedette avec Simon Grap, que nous dit ce titre?

Yao Bobby : Diamonds c'est une réflexion sur le pillage des richesses de l'Afrique, le pillage de son or, des diamants mais aussi de sa culture et de sa force ! Ce n’est un secret pour personne de dire que le monde s’enrichit en Afrique mais paradoxalement les Africains qui sont donc si riches sont toujours à la place et toujours si pauvres. Rira bien qui rira le dernier.

 

Pensées Noires : «Diamonds" a été nominé Meilleur Clip Vidéo de Suisse par le Festival Solothurner, que défend ce festival et comment avez vous célébré cette distinction ?

Yao Bobby : Cette distinction nous donne envie d'aller plus loin, de continuer à défendre des projets originaux. Moi je célèbre ça en me plongeant dans le travail.

 

Pensées Noires : Présentez nous Simon Grab?

Yao Bobby : Simon Grab est un artiste complet. Il est Suisse, beatmaker, acteur. On bosse ensemble depuis plus de 10 ans. Il a été l'initiateur du projet 1+1 pour lequel nous avions écrit et enregistré 5 morceaux en moins d'une semaine avec Edgar Sekloka et Ali Bawa. Aujourd'hui Simon fait de la musique expérimentale. Il vient de sortir son propre album en même temps que notre projet.

 

Pensées Noires : L’art plastique est votre nouvel amour, vous êtes focalisé sur le  recyclage, que devrait-on comprendre par le reclyclage ?

Yao Bobby : Par recyclage il faut entendre réutiliser, transformer, récupérer, réemployer. C'est donner une nouvelle vie aux objets qu'on n'utilise plus.

 

Pensées Noires : Vous êtes à l'initiative d'un projet artistique baptisé « L’éducation artistique au recyclage », quelle en est l'idée fondamentale ?

Yao Bobby : L’idée fondamentale de l'éducation artistique au recyclage est simple: regardez autour de vous, l'hôte détruit son environnement, fait de la nature une poubelle alors que nous pouvons faire du monde qui nous entoure un paradis sur terre, ne serait embellir cet espace qui nous été confié. Le message est clair, si on apprend à créer à partir de nos déchets, c'est un petit geste pour notre planète. Je suis convaincu qu'un changement d'attitude éco responsable passera par les enfants.

 

Pensées Noires : Ce projet artistique a trouvé un écho favorable à l'école Française de Lomé, vous y étiez pour un cours donné aux élèves, racontez nous

 

Yao Bobby : Oui j'ai été contacté pour donner un cours. Les enfants ont été super réceptifs à mon art. Ils ont compris le sens de la démarche. Certains étaient déjà venus dans mon Centre à Agbodrafo pour étudier les œuvres et les procédés de récupération. Il faut noter tout de même qu’en janvier 2020 l'Institut Français prévoit aussi des ateliers.

 

Pensées Noires : Quelles sont les prochaines étapes de ce projet artistique ?

Yao Bobby : J’ai été sollicité pour plusieurs expositions ici au Togo mais aussi en Europe. Je prépare un projet mêlant sculptures, textes et rap avec d'autres artistes. Tout cela reste dans la lignée de mon engagement pour le meilleur devenir de mes frères et sœurs togolais.

 

Pensées Noires : Nous nous sommes laissés dire que vous travaillez sur un prochain album expérimental, info ou intox?

Yao Bobby : Je bosse, j'ai pas mal de projets, pas mal d'invitations et de propositions... pour l'instant je ne sais pas quelle forme exactement prendra le nouveau projet mais il est en cours et assez incroyable.

 

Pensées Noires : Encore quelques jours et nous dirons bye bye à l'année 2019, quel bilan artistique faites vous de votre année?

Yao Bobby :  2019 a été une année surprenante pour moi, elle m'a emmené très loin de ma zone de confort. J'ai appris énormément et toutes ces expériences enrichissent mon art.

 

Pensées Noires : Pour finir que souhaitez-vous pour le continent africain et ses fils et filles en 2020?

Yao Bobby :  Je souhaite qu'en 2020 mes frères et sœurs africains retrouvent confiance en eux, en leurs savoirs et en leurs savoir-faire. Je souhaite que l'Afrique s'affranchisse de ses freins historiques et s'autorise à se construire. J'encourage aussi mes frères et sœurs africains à prendre conscience de la beauté du continent et à agir pour le protéger : pollution, érosion, climat nous avons tous un rôle positif à jouer. L'Afrique doit être fière et responsable en 2020.


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