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Magazine Rubrique:articles

TOGO / FEUILLE ET PAPIER, UN REGARD SUR LES PLANTES COLONIALES

by

Alain Mouaka

Posté le November 25, 2020 12:27


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SEMA /LPU Togo, organise « Feuille & Papier 24 », ce dimanche 29 novembre 2020 de 15h à 17h au WoeLab Prime : Situé derrière le dépôt EBOMAF en allant à Zanguéra. Au menu Papier « Une histoire des plantes coloniales - Du cacao à la vanille - Serge Volper » + Feuille : « Cacao » présentés par Ayi Renaud Dossavi-alipoeh. Suivi d’une dégustation de Choco Togo (chocolat produit au Togo).

50 places disponibles afin de respecter les gestes barrières. Inscription chez Momo au 92520859.

Synopsis du livre.
« Ce parcours couvre la période de la fin du XIXe siècle aux Indépendances des États africains, à la fin des années 1950. Une première partie retrace l'histoire de l'Afrique à travers la constitution du domaine colonial français sur ce continent. Cette histoire est liée aux découvertes et aux échanges des plantes tropicales, puis à leur exploitation en vue de fournir à la métropole les produits tropicaux (arachide, café, cacao...) dont dépendait son économie. Le commerce de ces productions prend pleinement son essor au XXe siècle, à la suite des progrès réalisés notamment grâce aux résultats des travaux de recherche agronomique mis en oeuvre dans les stations expérimentales. La deuxième partie livre une histoire des grandes spéculations agricoles liées à celle des pays africains.
Les photos anciennes et les nombreuses illustrations commentées permettent d'apprécier cette histoire des plantes coloniales, comme les récits retraçant la vie de quelques personnalités marquantes de cette époque. »

Détails ici :

( https://www.facebook.com/events/2729099667346455/ )

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TOGO / LA CULTURE AU SERVICE DE LA RÉUSSITE SCOLAIRE

by

Alain Mouaka

Posté le November 25, 2020 09:45


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Je crois que pour réussir dans la vie, nous avons tous compris ce qu'il fallait faire. Et surtout, nous avons tous compris que c'était le plus simple des deux, surtout quand vous vous conformez aux critères de réussite de la société dans laquelle vous vivez. Mais pour réussir sa vie, cela devient un peu plus compliqué. D'abord parce que c'est votre vie. Et autant que nous sommes ici, chacun a sa définition de et pour sa vie. Du coup, sur quels critères se baser pour réussir et savoir qu'on a réussit sa vie? Je ne saurais y répondre. Je ne pourrai que vous donner des exemples de certains modèles, des personnes qui ont réussi leurs vies. A nous de faire ce que nous pouvons pour leur ressembler. Dans le lot de ce que nous pouvons faire, il y a un concept que je partage avec vous ce jour: le quotient intellectuel. Avez-vous remarqué que ceux qui sont les derniers en classe ne sont pas obligatoirement les derniers dans la vie? et que ce ne sont pas toujours les premiers en classe qui réussissent brillamment dans la vie? Des fois même, les plus brillants que le soleil en classe ratent complètement leur vie...

Alors, voici en réalité ce qui se passe.

Nous sommes focalisés sur le quotient intellectuel et nous ignorons ou oublions qu'il est comme le saint esprit: il fait partie d'un tout. Le quotient intellectuel est la mesure de notre intelligence. Il nous permet de connaitre notre capacité de mémorisation. Cette capacité nous est très utile à l'école. Le système d'enseignement que nous avons aujourd'hui est fait de sorte que cette capacité de mémorisation est hautement demandée pour être déclaré apte à évoluer dans le système. Les réponses justes nous donnent de bonnes notes. Tout le monde connait ça. Mais ce que nous ne connaissons pas tous, c'est que le quotient intellectuel seul ne permet pas d'évoluer dans la vie adulte. Il y a d'autres quotients qui sont nécessités dans la vie adulte et qui doivent ou devraient être aussi développés avant de devenir adulte: il s'agit des quotients émotionnel et social ou spirituel.

Le quotient émotionnel est notre capacité à comprendre les autres. Personne ne vit seul. Plus nous sommes aptes à comprendre les autres, plus nous sommes aptes à être acceptés dans et par la société. C’est notre quotient émotionnel qui fait de nous des personnes adultes et matures. Un enfant ne comprendrait pas les différences entre les sexes, les ethnies, les groupes sociaux ni les tendances religieuses. Celui qui arrive à ce niveau est donc considéré comme suffisamment responsable. Notre réussite personnelle passe donc aussi par ça. Le quotient social est notre capacité à garder les relations. Il faut déjà arriver à approcher les gens pour créer des relations. Puis il faut arriver à les garder. (je crois que cela fera le sujet d'une rencontre d'échanges bientôt) Quand on comprend les gens, on peut s'en approcher et en côtoyer. Quand on comprend les gens, on peut collaborer et faire confiance. C'est là l'essence même du quotient social.  Réussir sa vie repose donc en partie sur cette trilogie qui malheureusement n'est pas enseignée à l'école. Mais tout ça n'est que l'introduction. Si nous ne connaissons pas tout ça, est ce la faute de l'école? Est la faute de nos parents? est ce la faute des partis politiques?

Absolument NON. Le seul fautif, c'est nous même.

La responsabilité de notre réussite nous incombe à nous et à nous seul. Il est donc de notre devoir de faire TOUT pour y arriver. Et dans TOUT, permettez-moi d'insister aujourd'hui sur la culture. Qu’est ce que c'est?

La culture peut être définie comme ce qui est commun à un groupe d'individus », « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et inventé. On parle de culture en pensant à nos coutumes et traditions. On parle de culture en pensant à notre histoire commune. on parle de culture en pensant à ce que nous savons faire qui nous différencie des autres et nous rend fiers. Le Ghana produit du chocolat, la Côte d'Ivoire vend du atchiéké, le Burkina fait le tissu Danfani, le Bénin est connu pour le vaudou, le Nigéria est célèbre pour le commerce en tous genres, etc Voilà ce qui rentre dans la culture. Mais ce n'est pas tout. Pour un individu, la culture générale est l'étendue des sujets divers dont il a connaissance. Si vous êtes maçon, il est clair que vous parlerez des sujets de maçonnerie. Mais serez-vous capable de faire le lien avec la peinture, la plomberie, l'électricité, ou la menuiserie? Ou encore, pourrez vous parler d'autre chose comme de science ou d'agriculture ou d'astronomie? je rappelle que les discussions politiques et sur le foot ne font pas une grande culture générale.

 La culture générale et le savoir ne sont pas non plus à confondre. Le savoir concerne tous les sujets que vous connaissez en lien avec votre domaine de production professionnelle. Je suis coach scolaire. Quand vous mettez sur la table dix sujets sur l'éducation ou sur le coaching, je suis sûr de m'en sortir dans au moins huit sur les dix. C'est le savoir qui mène au savoir faire. La culture générale va plus loin et englobe tous les autres sujets sans aucun lien avec le domaine professionnel. Etre cultivé est une aptitude voire une qualité très recherchée chez les personnalités de haut rang. C'est une des qualités des rois et des princes. Nous voyons donc que ce n'est pas si simple que cela parait sur papier. La situation de la plupart des jeunes aujourd'hui ne les encourage pas à développer une culture générale. Beaucoup de jeunes ont faim et donc par conséquent, sont incapables de faire l'analyse sur l'importance de la culture générale pour s'en sortir. Celui qui trouve 1000F va d'abord penser à manger plutôt que d'acheter un livre ou un magazine. Bon, aujourd'hui, il y a Internet. Tout le monde fait un forfait internet au moins une fois par semaine, sinon deux semaines dans le mois au moins. Tous les livres, je dis bien tous les livres sont sur Google. Mais personne n'a le temps de lire un document de trois pages. Pourtant, nous téléchargeons et regardons à longueur de journée des vidéos drôles sans aucune valeur ajoutée; nous regardons des prédications sur Facebook, nous suivons des matchs de foot pendant des heures, nous suivons des épisodes de Novelas au quotidien, etc…La situation des jeunes n'aide pas certes, mais ce n'est pas le seul argument. Le système est fait, modelé, orienté et verrouillé pour formater les jeunes que nous sommes vers une dépendance à ces inutilités. C'est une des raisons pour lesquels la démocratie spirituelle et le coaching sont devenus les business du moment. Il y a un besoin de libération des esprits. Pour mieux comprendre, je vous invite à regarder des films comme Coach carter, Ray, Ali ou encore Black Panther qui racontent des histoires mais au delà, permettent une réflexion personnelle et un éveil de notre esprit personnel. Ne suivez pas ces films comme un enfant devant du chocolat, mais avec un esprit critique. Suivez-les à plusieurs reprises, en vous posant les bonnes questions. Vous comprendrez des choses et ce que vous avez compris vous ouvrira les yeux et vous mènera à poser de nouvelles questions. C'est le premier pas vers une plus grande culture générale. La recherche de réponses aux questions posées vous libèrera des chaines du système et vous verrez clairement l'état de dénuement intellectuel dans lequel vous êtes. Vous déciderez alors de poser des actions décisives pour savoir plus. LA seconde définition de notre exposé du jour est l'orientation. Il s'agit de notre capacité à retrouver notre voie. Retrouver sa voie implique qu'il y avait une destination finale prédéfinie. Donc dans l'ordre, il faut d'abord fixer un objectif, puis tracer un chemin et enfin mettre des repères pour ne pas se perdre. Nous reviendrons en détail sur ce processus. Ce processus mène à la réussite. Nous pouvons définir la réussite comme étant à l'opposé de l'échec. La réussite est l'accomplissement, l'aboutissement heureux de notre objectif. Nous en avions déjà longuement parlé ici.

Quel est donc le lien, le rapport entre ces trois notions?

La culture est une aptitude à développer. La réussite est un constat, une finalité vers laquelle on tend. Le pont entre les deux est l'orientation professionnelle. Pour réussir sa vie, il faut développer une certaine culture générale afin de mieux s'orienter. En introduction, j'ai parlé des quotients intellectuels. Certains ne connaissaient pas ça avant aujourd'hui. Le fait de le savoir aujourd'hui peut les aider à affiner leur position et leurs compétences, et partant à devenir plus productifs. Certains y verraient la clé de leur souci et pourraient désormais faire un meilleur choix de vie professionnelle. La réussite professionnelle part de là.

Mais comme dit précédemment, il existe dans nos sociétés des pesanteurs qui nous ralentissent dans ce processus. Une de ces pesanteurs est la religion. J'aime bien tirer sur eux, parce que je crois fermement qu'ils auraient pu faire mieux que ce qu'ils ont fait jusqu'alors. La religion a noyé la spiritualité et diabolisé la culture africaine. Elle a mis sur un piédestal la connaissance théorique scolaire et a érigé l'obéissance aveugle comme norme: le dogmatisme à outrance. Tous les africains chrétiens croient que Jésus est blanc, que le village est synonyme de sorcellerie, que la tradition n'apporte rien de positif, que les diplômes sont le seul critère de réussite sociale, etc. Il commence, de nos jours, par y avoir un changement avec les églises dites de réveil, même si des fois des dérives sont constatées. Certains hommes de Dieu aujourd'hui transmettent leur compréhension et lecture différentes et particulières de la Bible basées sur leur culture générale personnelle et leurs expériences personnelles. Ils font donc usage de leur quotient émotionnel et social bien plus que de leur quotient intellectuel. Mais il reste toujours du travail à faire. Une autre pesanteur est la politique. La réussite est une décision et un choix personnels. La réussite personnelle et le développement social vont de pair. Mais si pour notre développement, nous dépendons de quelqu'un d'autre, alors nous ne pourrons jamais réussir. Les grands groupes capitalistes qui dirigent et manipulent nos chefs d'état ne nous aiment pas, ne nous aident pas et ne le feront jamais. Il est de notre devoir de nous réveiller et de trouver un autre moyen pour reprendre le contrôle de notre destinée commune et individuelle. Il y a en plus la mauvaise perception de la démocratie que j'ai toujours déplorée. Nos hommes politiques ne font pas d'éducation politique de masse. Au moment de l'avènement de la démocratie, rien n'a été dit aux populations concernant les devoirs du citoyen démocrate. Aujourd'hui, nous vivons dans des états désordonnés où l'indiscipline et la mafia sont rois. LA culture générale, le respect des traditions, etc sont foulés au pied au nom du CFA et sur autorité du plus fort. Ceci m'amène à un troisième point qui est la décapitation de l'autorité traditionnelle. L'école n'est pas tout, ne fait pas tout, ne donne pas tout. La réussite passe aussi par la tradition. Quand on en parle, pour beaucoup, c'est de la saleté, c'est contreproductif, c'est une perte de temps. Mais qui sommes-nous? Quelle est notre origine? Quelle est notre histoire? Que faisons-nous et ne faisons-nous pas? LA tradition, c'est l'histoire de notre esprit commun. Tous les noirs viennent d'Afrique. Mais tous les noirs ne parlent pas éwé. Tous les éwé viennent de l'Afrique de l'ouest, mais ne sont pas tous togolais. Tous les togolais ne sont pas éwé, mais tous les togolais partagent quelque chose en commun. Connaitre cette histoire permet de savoir pourquoi certaines choses ne marchent pas dans notre vie. LA tradition est l'âme d'un peuple et les autorités traditionnelles doivent non seulement être respectées mais aussi protégées contre le capitalisme. Tous les autres peuples qui prospèrent restent attachés à leur tradition. Il n'est pas encore tard pour nous. Avis aux entrepreneurs culturels...LA pesanteur suivante est l'école. Comme je l'ai déjà dit, l'école nous a fait croire qu'elle était le plafond, alors que ce n'était même pas un plafond de verre. Ce n'était que le plancher. Ceux qui peuvent, devraient utiliser l'école pour réussir et non considérer l'école comme une réussite parce que les diplômes et les connaissances scolaires théoriques ne servent à rien si l'individu ne sait pas vivre en société. Vivre en société est quelque chose qui était déjà très bien fait chez nous bien longtemps avant l'apparition de l'école. Si l'école a aujourd'hui montré ses limites, pourquoi ne pas retourner vers un autre système qui avait déjà fonctionné dans le passé? Un autre pesanteur est aussi les média. Pour des intérêts capitalistes, les média procèdent facilement à un véritable lavage de cerveau en diffusant des éléments audio visuels falsifiés sur un pseudo grandeur du monde occidental. Le cinéma, la musique, la mode sont des outils de propagande qui auraient pu servir la culture africaine si les intellectuels et techniciens des média l'avaient voulu. Une dernière pesanteur est la technologie. Aujourd'hui, nous sommes bombardés par des messages qui nous pressent à consommer. Les téléphones, les téléviseurs, les ordinateurs, les tablettes, les appareils plus sophistiqués les uns que les autres sont à tous les coins de rue avec tout ce qu'il faut pour nous séduire et nous attirer. Mais pourtant, nous ne réussissons pas et surtout, nous oublions notre culture de plus en plus. Nous singeons les occidentaux, mais ne sommes pas acceptés par eux, nous refusons nos origines et leur tournons le dos: quelle perdition!

Alors que faire?

L'orientation scolaire se base sur la finalité, l'objectif final. Cela s'appelle aussi l'ambition. Commençons par avoir de l'ambition. Avoir de l'ambition, c'est aspirer à plus grand que ce qui existe déjà. C'est différent d'être ambitieux qui est de rêver à plus gros que soi. Il faut faire comprendre aux jeunes qu'il est possible de rêver et de rêver grand. L'ambition est un super carburant qui vous pousse à aller très loin. Et tout le monde sait que pour aller loin, il faut faire de bonnes provisions. Il est du devoir des parents et des acteurs indirects de l'école de faire naitre l'ambition personnelle dans l'enfant dès les plus tendres moments de son adolescence par une exposition aux réalités professionnelles. L'ambition peut naitre et est nourrie par tout et rien: des moments pénibles et traumatisants, des expériences formidables, des partages poignants, des rencontres motivantes, etc. Le plus important est de s'assurer que l'enfant nourrit une certaine ambition. Cette énergie à vouloir quelque chose de grand le poussera à faire de grandes choses, comme chercher à se cultiver et à retourner aux sources de son être. Il est aussi important et utile de développer une ambition familiale. Les parents peuvent partager régulièrement avec leurs enfants leurs rêves pour eux. Ceci est différent d'imposer aux enfants les choix personnels de carrière. L'ambition familiale se base sur les critères sociaux de réussite: soit vous valorisez les diplômes et les certifications, soit vous ne jurez que par l'argent, soit il n'y a rien de plus important que les biens matériels, soit vous faites dans l'humanitaire, etc. Ce sont ces valeurs qui détermineront l'ambition personnelle de l'enfant d'aujourd'hui, adulte épanoui de demain. Une bonne orientation permet aussi un meilleur développement social et national. Notre société n'a plus besoin de compétences des expatriés. Il nous faut donc retourner à nos sources, améliorer notre bagage intellectuel et technique pour proposer des compétences tellement variées et pointues que les connaisseurs venus d'ailleurs se verront contraints dans cinquante ans de rester chez eux. Personne d'autre ne pourra développer ni travailler pour le développement de nos sociétés à part nous même. Tout discours venant d'ailleurs est une farce. C'est moi qui vous le dis. Alors, choisissons bien nos filières professionnelles. L'orientation scolaire et professionnelle devrait aussi englober une notion qui n'est toujours pas enseignée à l'école malgré son importance énorme dans le monde d'aujourd'hui: la créativité. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Tout ce qui est a déjà été. Personne ne peut réinventer la roue. Mais comme l'homme a naturellement horreur de la routine, il faut arriver à lui proposer quelque chose de pas si déjà vu. D'où, l'importance de la créativité. C'est de l'intelligence qui s'amuse, tout simplement. Si tous les apprenants de l'école primaire étaient mis sur le chemin du développement de leur capacité de créativité, beaucoup de problèmes de développement en Afrique trouveraient des solutions dans les recherches et TD des élèves des lycées. Enfin, toute cette machine de développement dont on parle ne saurait avancer que si une certaine énergie est mise à contribution. L'énergie dont il est question est nommée par certains l'énergie cosmique, force de la nature, esprit des ancêtres, etc. Ce que je sais, est que quand on est sur le bon chemin, il y a une énergie qui nous accompagne et propulse la plus petite de nos actions et la transforme en super pouvoir. Nous réussissons alors facilement là où d'autres ont mis des années pour échouer. Pour que tout ce qui précède devienne une réalité, commençons aujourd'hui par:

1. LIRE tout ce que nous trouvons de bon et productif pour nous. je me réjouis des partages de livres PDf sur cette plateforme et je l'encourage fortement. Si vous n'avez pas encore eu livres ou documents PDF, il n'y a qu'à demander, vous serez servis. Si vous en avez eu mais n'en lisez pas, pardon commencez aujourd'hui. Juste trois pages par jour. Si vous pouvez, donnez-vous jusqu'à Mars 2021 pour avoir une bibliothèque personnelle d'au moins 15 livres. C'est le premier pas vers une bonne culture personnelle.

2. DISCUTER avec les autres. Ici, il faut dès le début dire les choses comme elles sont: je vous conseille de prendre l'habitude de discuter avec des personnes plus âgées et plus cultivées que vous. Si vous discutez avec des personnes sans bagage intellectuel, vous aurez l'impression d'être Superman alors que vous ne valez rien. Frottez vous régulièrement aux bonnes personnes. Posez des questions. Dépassez votre timidité. Soyez volontaire pour aller rencontrer de nouvelles personnalités, des éminences intellectuelles et des aînés.

3. PARTICIPER aux rencontres intellectuelles, cercles de réflexion, cafés littéraires, et autres pour aiguiser votre esprit. Ce sont des lieux qui ne vous donneront pas la clé pour votre réussite sur un plateau en or, mais vous permettront d'y réfléchir en profondeur.

4. DEVELOPPER votre capacité d'apprendre, votre curiosité intellectuelle et surtout votre ouverture d'esprit. Ce sont des aptitudes qui ouvrent des portes et facilitent la maturité individuelle.

Notre culture Africaine est bien meilleure que tout ce qui nous est vendue d'ailleurs. Si nous arrivons à comprendre et à accepter cette vérité, nous franchissons un cap important vers la réussite personnelle en Afrique. Sinon, nous sommes condamnés à réussir comme les blancs sans y arriver, et à ne pas réussir comme les noirs en Afrique.

Que faisons-nous donc de notre vie, ce passage éphémère sur terre?

Nous avons déjà tout ce qu'il faut pour réussir, alors n'attendons pas. Allons-y, réussissons! Excellente journée à tous et à chacun

                                                                                                                                                                      Eric Bonin/Coach Scolaire

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FRANCE / LUTTE CONTRE LE COVID19 : DÉCONFINEZ-VOUS EN MUSIQUE !

by

Alain Mouaka

Posté le November 24, 2020 15:46


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Les bouleversements engendrés par le fléau du covid19 menacent gravement nos sociétés. Pour se préserver, elles déploient tous les moyens possibles. Si à court terme, dans l’urgence, la réponse est médicale, à long terme, elle devrait plutôt être de l’ordre philosophique, pour chercher à comprendre les causes d’une telle catastrophe mortifère. Avec en perspective, de possibles remises en cause. Un exercice d’humilité qui est loin d’être acquis.

Et la menace est si grave que les Hommes ont été contraints de tout cesser, pour déférer à la convocation capitale du vilain virus. Parmi les mesures prises pour endiguer la pandémie, se trouvent en bonne place le confinement et la distanciation sociale. Deux dispositifs qui vont créer des situations inattendues, tel que ce temps libre-forcé (pardonnez l’oxymore), que la société doit désormais meubler, pour enrayer l’oisiveté, dont on connait les effets délétères sur la santé.

C’est dans ce contexte de grand chamboulement que plusieurs activités voient leur audience augmenter, par effet d’aubaine, et d’autres en perdre. Dans le rang des gagnants, on retrouve la musique, portée en triomphe par le disc-jockey ou platiniste, dont elle cristallise aujourd’hui toute l’attention, pour soulager la souffrance sociale de l’enfermement. La musique appelée en renfort, pour soigner. Pourquoi donc ? Tentative de compréhension.

La compréhension s’avère toute fois difficile, tant les « voix » de la musique semblent insondables ! Et parce qu’elle met en scène des notions aussi volatiles qu’impondérables, comme les sentiments, les émotions, la musique parait nimbée d’une sorte de magie, qui en rend la définition difficile. En s’y essayant malgré tout, on pourrait la définir comme « l’art qui permet à l’Homme de s’exprimer par l’intermédiaire de sons, qui sont combinés de façon à être harmonieux, pour flatter l’oreille ». Cette combinaison les inscrivant dans un projet artistique, différent du simple bruit, qui est aussi du « son », mais dépourvu de finalité pensée d’avance : le plaisir.

 

Le plaisir est justement la constante qu’on va retrouver dans toutes les approches de la musique. Il est l’élément « envoûtant et divertissant » qui fera que, l’auditeur, sous son emprise s’expose à perdre pied, pour gagner d’autres univers. A l’extrême, des phénomènes de transe peuvent même advenir. De là résulte le pouvoir « exorcisant » de la musique, qui en fait une fenêtre de fuite vers ailleurs, à l’instar d’un voyage. Et dans ces dimensions-là, les limites naturelles n’opèrent plus. Il en est ainsi du temps, qui devient réversible, par le mystère de la musique, permettant de remonter le temps, en …souvenirs !

C’est sur cette vertu-là de la musique, que les populations enfermées, cloisonnées, vont pouvoir miser pour espérer s’extraire de la dureté ambiante des temps et de l’espace. La musique adoucit les mœurs dit la sagesse populaire. Supposément vrai en temps normal, elle devrait l’être à plus forte raison, en ces temps troubles. Certaines opinions allant même jusqu’à lui prêter des propriétés thérapeutiques, dans sa forme la plus élaborée, qu’est la musicothérapie. Dans un autre avatar, on la retrouvera sous le doux visage de la « berceuse », où elle servira à favoriser l’endormissement.

La distanciation sociale et l’immobilité nécessaires à l’endiguement du covid19, induisent des risques d’exacerbation des tensions sociales. En effet, le temps passé en activité extérieure fait respirer les familles, en ouvrant des parenthèses dans leur quotidien. Or cette respiration est supprimée en période de confinement, où les parents et leurs enfants se « frottent » à longueur de journée, voire de soirée. Dans cet étouffement, la moindre incompréhension suffit à mettre le feu aux poudres. On évoque même des risques de « flambée » de divorces. En Afrique, où les populations vivent habituellement dans des espaces plus ouverts, on peut en espérer une moindre incidence.

Les disc-jockeys ayant mesuré la souffrance sociale réagissent, pour apporter un peu de douceur dans ce monde de brutes. Ils vont le faire avec leurs moyens du bord, la musique qu’ils vont livrer à domicile. Ce que l’aphoriste américain Mason Cooley, que nous avons paraphrasé exprime : « La musique nous offre un endroit où aller, lorsque nous devons rester où nous sommes ».

Plus que de révéler l’utilité de la musique, qui est déjà bien établie, ce phénomène révèle plutôt celle du disc-jockey, dans l’un de ses aspects encore méconnus du soignant. De cet épisode, la profession devrait sortir grandie, parce que le regard porté sur elle par la société aura changé, comme devra également changer la société elle-même, si elle veut survivre.

Guy Francis Tsiehela

 

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