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Mon AFRIQUE

Magazine Rubrique:articles

ALLEMAGNE / LE COIN DU PENSEUR ( MÈRE NATURE)

by

Alain Mouaka

Posté le April 24, 2020 13:54


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Mère Nature,

Ma source de contemplation,

O Mère Nature.

Des vagues qui frappent sur les battants,

J'admire la silhouette des arbres plantés

dont le reflet symétrique  m'inspirent.

Ces arbres tous retournées

Aux racines de revers supplantées

Tel cet effet de ta lumière.

Mère Nature au rythme non bouleversant

Que tu m'imposes par cette sortie de tes fleurs d'été ou de printemps

Celles là qui embellissent encore

Et encore toute cette végétation.

Des roses et des margarines,

au feuillet rouge et jaune

Couleurs fortes.

Mère Nature dans toute ta splendeur,

Oasis de  bonheur

de rejet de toute peine

lorsqu’au parcours

ma silhouette reflète

dans cette eau qui coule.

André Ekama, poète de divination

 

Email : acrnev@yahoo.fr

https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres/3053-un-camerounais-militant-dans-sa-nouvelle-patrie-9782296135536.html

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ALLEMAGNE / LE COIN DU PENSEUR

by

Alain Mouaka

Posté le April 24, 2020 10:16


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Saluez moi à l'africaine

 

Se saluer sans se toucher

Quelle froideur !

Que vous ais-je fait?

Avons-nous un problème?

Saluez-moi.

Chez nous en Afrique,

Se saluer sans accolade sans se toucher

ça craint la méfiance.

Saluez moi bien comme à l'africaine

Sans que je ne sente nos peaux se confondre

ça ne me plait pas.

Par votre main s’active votre regard

Me saluer sans baisser vos yeux

Me regarder dans les yeux

Me parler du geste de votre main

Signe d'affection

Signe chaud d'unité.

Saluez-moi à l africaine,

Par accolade

Même par coude

Non et non

Respectons mes barrières.

Je vous salue étant 1,5 mètre de vous.

Ma main d’un mètre de long est courte.

Je vous salue dans mon cœur cher ami.

Souffrez que je me prohibe du geste de main.

Brandissez moi votre doute.

Saluez-vous là-bas par vos bisous.

Nous en Afrique

Notre salut est sensuel.

Saluons-nous par distance

Ne soyons pas des cœurs dévorés.

Un retour est aux pieds du salut.

Saluons-nous

Pour espérer

Une sortie

De cette crise

Sans salut.

 

André Ekama, 2020

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INVITE DE LA DIASPORA / ANDRÉ EKAMA, PLÛME NOIRE AU PAYS BLANC

by

Alain Mouaka

Posté le April 22, 2020 14:02


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L’heure n’est plus à la distraction, ni à la  rechercher de motifs ou des responsables à l’état actuel des continents du monde. Nous sommes tous appelés dans la mesure du possible à faire notre part pour le bien de l’humanité. Les grandes réalisations demandent de l’audace, du travail, du temps et un Amour désintéressé pour son semblable. Avec juste de la volonté on lui doit „La Maison de la diversité“ de Wiesloch, l’Afrika kultur institut de Mannheim, un bout d’Afrique en terre étrangère où des hommes et des femmes retrouvent leur humanité avec la possibilité de faire des projets de vie. Passionné de l’Afrique, écrivain, à son actif plus d’une dizaine d’ouvrages écrits en allemand, Mr André Ekama a vu le jour en 1968 au Cameroun ; La première de la chronique l’Invité de la diaspora lui est consacrée.

 

 

Pensées Noires : comment s'est faite votre intégration vous qui  vivez en Allemagne depuis plus de 20ans?

André Ekama : Au fait pour s'intégrer dans une autre société ou un environnement, comme partout ailleurs il faut comprendre les mentalités des locaux et aussi apprendre à parler leur langue. C'est déjà une condition pour s'adapter ensuite il faut se fixer des objectifs. On ne s'intègre pas de facto parce qu'on y vit pendant plusieurs années sur un territoire étranger mais parce qu'on s'impose. On y apporte de sa touche, de sa valeur ajoutée. On s intègre parce qu'on se fait respecter et sait se mettre à la hauteur des défis. Il faut délaisser les préjugés du genre „on ne nous aime pas“ mais savoir se valoriser par ses compétences et ses prouesses. Chacun a quelque chose à offrir dans ce monde globalisé. Si vous savez taper le tambour, montrez le et  faites en votre gagne pain.

 

Pensées Noires : Vous mentionner un tambour donc la musique, vous avez opté pour l’écriture, qu'est ce qui a motivé cet amour pour l'écrit?

André Ekama : Mon amour pour l'écriture est né de cette volonté d'exprimer ma pensée autour de moi. Quand j'avais 14 ans, je m’y intéressais déjà mais seulement je devais me concentrer à l'école. Pendant mes temps libres, j'avais mon papier et me mettais à écrire des poèmes ou me souvenir des contes que je reproduisais sur du papier. Au fil du temps j'ai commencé à rédiger des lettres sans les poster mais que je relisais chaque fois pour découvrir le fond et la forme. Quand j'arrive à l'université, j'intègre la vie associative d'étudiants et très vite je m'intéresse aux fonctions de secrétaire. C'est ainsi que je me suis motivé à toujours m'exprimer en public ou à modérer des discussions.

 

Pensées Noires : Présentez nous vos différents ouvrages ?

Je publie mon premier livre „Schwarzer sein im weißen Himmel“ en 2006 en Allemagne, qui sera traduit en français après et intitulé „Etre noir sous les cieux blancs“. Très inspiré pendant des années, je vais au fil du temps écrire 13 livres. Mon choix d'écrire en allemand réside de ma volonté de faire passer ma pensée directement aux lecteurs et décrire les tares sociétales telles le racisme et autres sans illusion car les vivants aussi. Ceci m'a valu des prix littéraires pour cet engagement dans la société.

 

Pensées Noires : Il y a t'il de vous dans vos écrits ou vous vous plongez dans la vie des autres ou c’est juste votre imaginaire qui bouillonne?

André Ekama : Je plonge aussi bien dans mon imaginaire que dans le réel mais bien sur le côté fiction dans la narration demeure mon art expressif. J'espère que vous aurez l'occasion de les avoir dans votre bibliothèque. Je vous communique ceux en français : Etre noir sous les cieux blancs ; un camerounais militant dans sa nouvelle patrie, au piège d'une correspondance truquée; tombée aux feux d'armes, mon voyage à Gorée, les mésaventures de Doudou, écho des tropiques, les camerounais en Allemagne une longue histoire, les années de dépaysements.

 

Pensées Noires : Pour l'Africain que vous êtes pourquoi le choix d'écrire en Allemand, n’est-ce pas la l'aveu d'un renoncement de ces racines noires?

André Ekama : Les racines noires n'ont pas une connotation en langue étrangère. Si je pouvais écrire en ma langue maternelle, j'en serai plus fier mais nous écrivons pour être lus. Si je suis dans un environnement allemand et leurs écris en tunen qui est ma langue, je pense que je n'aurai pas réussi à leur transmettre ma pensée. J'aurai écrit pour moi. Ce n’est pas le but de l'écriture, elle consiste aussi à trouver une oreille qui écoute ou des lecteurs.

 

Pensées Noires : Vous dirigez la Maison de la diversité de Wiesloch, l’Afrika kultur institut de Mannheim, présentez-nous cette maison et que prône ce lieu culturel?

„La Maison de la diversité“ est née du fait que j'ai vu dans cette ville arriver des réfugiés dans la ville de Wiesloch. D'une vingtaine au départ, ils étaient une centaine et pour la plupart des pays tels que la Gambie, Guinée etc. Quand je me rendais dans le supermarché, ils m'interpellaient en anglais hello big brother! Et plus je me rapprochais d'eux je sentais en eux un problème de se sentir en marge de la société. Ceci m'a permis de comprendre leur moral et les frustrations qu'ils enduraient. Certes ils devaient faire leurs chemins mais déjà les contraintes et les interdictions, poussaient ces jeunes à se rétracter et même parfois aller à la déprime. C'est ainsi que j’ai mobilisé des amis afin de les offrir un cadre où ils peuvent venir échanger et sortir de leur camp confiné. On a donc débuté par des activités culturelles pour détendre et ramener le self confidence en eux. Je dois l'avouer ce travail est complexe et suscite beaucoup de temps et de la patience. Mais il est digne parce que vous permettez aux humains de se décomplexer et de ne plus se voir inférieurs où ils vivent. Pareil avec la maison Afrika Kulturinstitut où nous avons permis aux artistes en herbe de se faire connaître.

 

Pensées Noires : Comment procédez-vous pour l'aspect culturel, en particulier la musique ?

Nous organisons des Djembe, Guitare Session pour que les passionnés jouent et après des répétitions, nous planifions des spectacles. La musique a donc  une place privilégiée pour rapprocher les hommes. Bien sur j'essaie aussi d’intéresser ces jeunes braves hommes et femmes à l'écriture à travers un atelier mais il faut reconnaître que ce n’est pas aisé de trouver des talents. On ne cède pas au découragement non pas du tout on fonce toujours (rire).

Pensées Noires : C’est un travail de qualité que vous faites car quoiqu’on dise il permet à ces africains de trouver leurs voies, de vivre une vie descente et se bomber la poitrine d’être parmi les personnes respectables, pourquoi selon vous l'Africain se sent moins homme ou moins respecté que les autres races ?

André Ekama : Le problème du complexe nait aussi de la manière que chacun de nous a à voir les autres agir contre nous. Nous avons le devoir de ne plus porter des préjugés et d'être des battants, montrer l’exemple dans ce que nous savons faire et non divertir le peuple car ce que nous savons faire ou avons est source de fierté. Nous devons reconnaître nos icônes et les célébrer pour que les autres soient au courant de nos progrès. Nous devons arrêter d'être des consommateurs. Mais je pense que nous sommes arrivés à la croisée des chemins. L'Afrique rayonnera de plus en plus par ses dignes fils et filles.

 

Pensées Noires : Justement de plus en plus d'Africains sentent le besoin de donner beaucoup plus au continent mais n'en  ont  pas les moyens ni l’opportunité, vivre devient donc un autre calvaire, seule issue partir à l'aventure sans être sûr du lendemain, une réaction sur le sujet?

Exactement les africains veulent s'approprier le savoir et les connaissances, ils admirent les technologies et s'investissent au quotidien en Europe pour les comprendre ou même les développer. Je parle de nos ingénieurs et mathématiciens dans la diaspora mais je dirai que partir à  l'aventure peut réussir pour certains comme devenir une fatalité pour d'autres. J'ai écrit par exemple „Les mésaventures de Doudou“ ou je m'insurge contre l'immigration clandestine et ses risques. Mais si on croit en ses convictions on trouvera des moyens pour réussir  même localement. C'est dans le désespoir qu'on tombe dans le piège en risquant sa vie et se lançant dans les pirogues. Nos gouvernements ont le devoir d'investir dans les projets d'éducation et d'innovations technologiques. Bref conjuguer les énergies avec  les outils de l'heure pour l'avancement du continent.

 

Pensées Noires : Est ce à dire que pour réussir dans le local il faudra casser les codes, 1+ 1 pourrait donc donner 10?

André Ekama : Je ne peux pas dire que les gouvernements ne font rien pour les jeunes mais il faut des programmes plus osés pour les jeunes, créer des centres technologiques ou artisanaux pour 10 à 20 mille jeunes. Il faudra dépasser le stade de quelques offres d'emplois qui vont encore être abject à la corruption. Il faut donner beaucoup pour récolter beaucoup plus. On n’a pas le choix.

 

Pensées Noires : Ne devrait on pas en Afrique au final laisser tomber le parcours scolaire qui demande des années d études pour des diplômes qui ne serviront à rien pour plusieurs et privilégier des activités manuelles sources de revenue direct?

Non je crois que l'école nous ouvre le savoir et fait de nous des hommes cultivés. L'après étude est autre, il faut des compétences et être apte à vite assimiler pour bosser. Votre employeur vous donne au trop deux chances après si vous n'êtes pas convaincant, c'est terminé. Il faut que nos formations locales soient assez pratiques et adaptées aux ressources dont nous disposons.

 

Pensées Noires : Mr André Ekama êtes vous en ce moment sur la rédaction d'une nouvelle œuvre?

Pour le moment je suis dans le confinement et je dois avouer que malgré que j'ai plus du temps libre je ne suis pas concentré du tout car toutes les informations qui nous parviennent et les statistiques font plus peur qu'inspirent.

 

Pensées Noires : A ce sujet ,Yvan Castano, Pasteur fondateur des Églises ICC qui sont au nombre de  85 églises dans le monde aujourd'hui  , dit je cite :  "nous allons tous sortir de cette crise humble", il parle de la crise sanitaire due à la pandémie à Coronavirus , quel est vôtre regard sur cette crise qui  met à nu disent les plus spirituels les limites de l'homme?

André Ekama : Nul ne  l'a vu venir avec une telle propension où les économies entières seront fragilisées et aussi autant de victimes. Je pense que l'homme a fait beaucoup de progrès en médecine mais face à  cette pandémie, nous avons raison de nous interroger tous si c'est la nature qui en est la cause. Mais qui sommes nous pour se retrouver face à un tel désastre? Nous devons juste prier qu'il passe.

 

Pensées Noires : Mr André Ekama vous avez reçu par deux fois le prix de l'Alder Entrepreneurship dans la catégorie littérature attribué par Africain Youth Fondation , en quelle circonstance attribue t-on telle distinction ?

André Ekama : Aux méritants de la diaspora africaine par leur qualité et leur engagement pour la valorisation de l'Afrique toute entière.

 

Pensées Noires : Votre cœur bat-il pour l'Allemagne ou le Cameroun ?

André Ekama : Mon cœur bat pour les deux pays

 

Pensées Noires : Doyen André Ekama merci pour ces instants riches que vous nous avez accordés, toute l’équipe de Pensées Noires magazine est certaine que nos lecteurs en auront pour leurs yeux, vivement le plaisir d’un second échange.

André Ekama : Je remercie Pensées Noires pour le travail qu'il abat et surtout son promoteur dans sa mission à nous valoriser. Je vais aussi vous valoriser au sein de la diaspora. Portez vous bien.

Pour me contacter par Email : acrnev@yahoo.fr

https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres/3053-un-camerounais-militant-dans-sa-nouvelle-patrie-9782296135536.html

 

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