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Magazine Rubrique:articles

TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:30


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

MY’ARAH, EFOYE POUR LE MEILLEUR DE L’ARTISANAT EN AFRIQUE

 

MY'ARAH , de son vrai nom edwige EVENYA est l'une des précurseurs du rap et slam féminin au Togo. Titulaire d'une double licence en marketing et en finance, et avec un parcours dans la musique salué par la critique de son pays, le Togo , elle se laisse porter par sa  passion pour la maroquinerie et la décoration et lance en 2018 sa marque et sa structure EFOYE. Nom inspiré de l'Akposso une langue du Togo, EFOYE signifie "le temps de la moisson". C'est un atelier de conception, fabrication et vente de produits artisanaux et faits-mains. Dans son atelier MY'ARAH pratique une nouvelle forme de maroquinerie, ce art de fabriquer des meubles et objets qui sont d'indispensables accessoires du quotidien, résistants au temps et aux chocs, en alliant les tissus traditionnels et modernes au cuir en vue d' y apporter une touche d'originalité. Ses créations, elle les veut à l'image de son continent : riches en couleurs, osées, pleines d'histoire. Ainsi inspirés par diverses cultures africaines, chacun des produits de sa marque sont personnalisables selon le goût et les préférences du client (customisation par des pierres, des cauris, inscriptions du nom, choix des couleurs etc...) et de par leurs noms racontent une histoire et veulent rendre hommage, chacun à un peuple africain.

MY'ARAH ambitionne, conquérir l'Afrique et les autres continents avec des produits de qualités qui rivaliseront facilement avec les produits importés sur son continent. EFOYE possède une boutique en ligne et livre ses produits dans toute l'Afrique et dans certains pays d'Europe et d'Amérique.

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

My’Arah : En cette année 2020 je me sens toujours la même comme une femme avec une âme d'enfant. Cela me permet de ne pas m'endurcir face aux obstacles qui se dressent devant moi et de toujours autant m'émerveiller face au petit bonheur que la vie m'offre.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Une très bonne thématique mais personnellement je ne suis pas pour l'égalité mais plutôt pour l'équité. Quand vous mettez dans une balance un kilo de fer et un kilo d'or ils sont certes égaux mais ne sont pas semblable donc vouloir les destiner à un même usage risque de s'avérer être un succès pour l'un et un échec pour l'autre. La femme est de part sa nature différente de l'homme, nous sommes (hommes et femmes) destinés à nous compléter comme la clé et la serrure. Chacun dois connaître sa valeur.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

Je suis artiste  maroquinière et tapissière avec ma structure EFOYE, et  Je suis artiste rappeuse. Je me sens chanceuse car pouvant exercer un métier que j'aime et qui me passionne énormément.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

Mes deux métiers sont exercés majoritairement par des hommes. Si je prends l'exemple de ma structure EFOYE, je fabrique des meubles et des sacs à partir de cuir et de tissu africain. Le plus difficile c'est de ne pas frustrer mes collègues masculins. Bon nombre ont tendance à vouloir te rabaisser se disant que tu n'es qu'une femme et je réponds toujours avec le sourire qu'être une femme dans ce domaine ne peut jamais être pour moi une insulte mais une bénédiction car cela apporte à mes créations la sensibilité artistique qu'étant homme ils ne pourront jamais comprendre

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

J'ai une devise " toi seul décide si le rêve commence ou s'arrête ici " , mon épanouissement dépend sur tout de mon état d'esprit donc j'évite de considérer telle ou telle chose comme étant des freins mais plutôt des test pour passer à un niveau supérieur.

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

Mes deux grands modèles ma mère et la diva béninoise Angélique Kidjo

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Par amour des miens et de ma famille oui je suis prête à sacrifier un grand rêve mais pour juste l'amour d'un homme non

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever ?

My’Arah : Mon plus grand défi à relever est de pouvoir pousser la marque EFOYE au même titre que les grandes marques d’accessoires et de meubles. Quand on parle de savoir faire et de produits faits-mains en Afrique, il n’a pas beaucoup de marque auquel se référer. L’objectif est donc de mettre un n om sur le savoir faire des artisans de l’Afrique de l’Ouest.

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TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:27


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

ESSENI, POUR UNE VIE MEILLEURE DANS LES GHETTOS

 

Tout prédestinait Essenam Nini MISSIHOUN alias ESSENI  pour nom de scène, à faire de la musique un métier. Issue d’une famille de musiciens, un grand père pianiste et compositeur dans le milieu gospel, une tante guitariste, l’une des rares femmes de son époque et un oncle saxophoniste de renom, membre du Tout Puissant OK JAZZ, l’orchestre mythique du grand FRANCO. Se sera l’univers de la danse qui lui ouvre en premier les portes avec Evasion 2, un statut qui lui permettra de partager le même plateau  de grands noms de la musique Togolaise à l’instar de la diva Fifi Rafiatou, Edith Fever, Santi Dorim, la regrettée Finiki mais pas seulement, des stars de la musique africaine,  Baily Spinto et le groupe Haïti Troubadours pour ne citer que ceux là. La page de la danse tournée Esséni revient plus déterminée que jamais avec la casquette d’artiste de la chanson, Anjo, C’est Fou et Gamelassou seront ses premières notes bien accueillies, et en éternelle insatisfaite, elle donne vie à un projet trottant dans a tête, le concept du « Sourire Jaune », un mode de vie qu’elle conseille à tous ceux qui aimeraient avoir un lendemain meilleur. Prix HEROES 228, trophée meilleur artiste togolais de la diaspora pour l'année 2018, on lui doit l’effectivité d’un projet de choix « Ghéttomé Vivi » qui a vu sa première édition en Janvier 2020 et dont la vison est  lutter pour une meilleure condition de vie des populations des ghettos

 

 

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

Esseni : Très bien (rire) très très  bien même je dirais. Alors mon secret si vous voulez savoir (rire) j'ai appris au fil des années à m'apprécier en tant que femme et à jouir pleinement de ce que me donne la vie. Alors je me sens très bien dans ma peau de femme.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Esseni : J'avoue que malheureusement c'est un thème qui est traité chaque année lors de la journée internationale des femmes, mais il reste encore beaucoup de travail à faire sur ce plan que ce soit ici en Europe ou chez moi en Afrique.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

J'en ai actuellement deux, comptable et artiste. Alors dans les deux cas, ce n'est pas chose évident car je dois avouer que j'aime mes deux professions, Je n'y suis pas tombée par hasard. Cependant être d'abord une femme et ensuite une mère dans ces deux mondes ne rendent pas les choses aussi roses qu’elles pourraient supposer être. Mais je ne vous apprends rien, quand on aime son travail on supporte tout.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

Ok, les hommes de mon entourage... Lol... Sincèrement je ne sais pas trop. Je ne fais pas tellement attention à ça puisque mes journées sont remplies, trop de choses à gérer. Par contre dans l'environnement du travail, en tant que comptable, je pense que ce qui importe le plus pour les hommes qui m'entourent, c'est le travail fourni à temps et surtout bien fait. Puis au niveau de ma carrière d'artiste, je trouve que les hommes qui travaillent avec moi me prennent plutôt comme un petit poussin qu'ils doivent protéger à tout prix des vautours (rire).

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

Lorsqu’il faille parler business avec des hommes ils pensent toujours à essayer le coup de la drague d'abord. Ce comportement venant des hommes me sidère et me rend désagréable. Surtout ça me perd du temps quand je veux rapidement discuter d'un contrat de travail et passer à autre chose. Du coup depuis un  moment, quand je parle business avec un homme je ne suis ni souriante, ni joviale, je reste neutre et je vais droit au but.

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

Ma mère Marie Chantal et ma tante Tata Charity. Ces deux femmes ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Et si elles étaient de notre génération où la femme indépendante n'est plus forcément vue d’un mauvais œil, elles auraient pu réaliser des choses extraordinaires.

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Non. Jamais. Parce que l'amour déçoit et reste éphémère quelque soit le type d'amour. Par contre le rêve reste divin quand on parvient à le réaliser.

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever ?

Faire des ghettos de Lomé des endroits où la vie ne serait plus souffrance et misère, mais bon à vivre avec un espoir de voir ses rêves se réaliser, la philosophie du Sourire Jaune (rire).

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TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:12


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

YASMINA SYCCA , AU DELA DE LA PASSION

 

D’origine Béninoise, Togolaise et Yoruba entre autres, Conchita Carlita Yasmina Abimbola SANTOS est née à Cotonou le 30 Mai 1994. « Yasmina SYCCA » a vécu au Bénin où elle obtient son Baccalauréat (A2) au collège Catholique Père Aupiais.  Son diplôme en main, sa folle envie d’être active et d’avoir de l’expérience l’ont poussée à opter pour une formation pratique. Elle choisit une formation en transport aérien et obtient un diplôme Amadeus. Après son stage de validation, ne trouvant pas d’emploi, elle décide de continuer ses études à l’université. Entre relations internationales et sciences politiques où elle  passe quelques mois, Yasmina met fin à son cursus universitaire en communication d’entreprise.  Malgré une vie sociale hyper active, ce véritable boute-en-train cumule différentes activités génératrices de revenus en développant son goût pour les activités créatrices et manuelles. Elle créée également  de nombreux objets d’aménagement et décoration d’intérieur et s’initie à la peinture. En 2016, elle décide de s’installer au Togo son autre patrie où elle sent une douceur de vie. Dès son arrivée, elle est embauchée et formée comme Office Manager puis successivement elle endosse le rôle d’assistante commerciale, responsable de projets et enfin responsable commerciale et administrative, sans oublier les nombreuses autres activités qu’elle embrasse et exécute avec brio. Elle a travaillé dans plusieurs structures gravitant autour de l’art, l’artisanat, la culture, la transformation agroalimentaire, l’imprimerie ou encore la communication. Engagée et impliquée, elle n’hésite pas à collaborer ou participer à la mise en place de tous les projets qui stimulent son évolution intellectuelle et développe ses compétences.  Aujourd’hui elle renoue avec ses passions et ajoute à son arc une activité créative qui lui permet de s’exprimer et s’émanciper pleinement.

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

Yasmina Sycca : Je me sens libre et indépendante.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Yasmina Sycca: Je dirais plutôt "Génération égalité des droits pour tous (hommes et femmes)". Je ne suis pas pour cette "égalité abstraite et illusoire" qui nous éloigne de l'essence même de nos droits en tant qu'individu. J'aimerai plutôt qu'on se lève pour une complémentarité entre hommes et femmes à tous les niveaux. C'est ce qui aidera à remettre un équilibre entre droits et devoirs et créera une meilleure harmonie dans nos relations humaines.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

 Je la vie à fond, dans un épanouissement total même si je suis parfois confrontée aux réalités quotidiennes de toutes les femmes.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

 Mon côté "assumé" et "déterminé" depuis mon jeune âge a parfois frustré les hommes mais je dirais qu'on me voit aujourd'hui comme une "petite femme" forte et indépendante, enrobée d'une fine couche de douceur et capable d'atteindre les objectifs fixés, même contre toute attente.

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

A la vue de la réalité quotidienne, malgré l'évolution de la condition des femmes de façon générale (droits, respect, positions professionnelles, etc...), je dirais que le principal frein est la légèreté et superficialité de cette évolution qui manquent d'un réel volontarisme.

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

 

Ma première source d'inspiration est ma mère, un vrai modèle pour moi dans bien des sens. Pour les autres, il me sera difficile de citer toutes ces femmes (dans la vie réelle ou dans la fiction) qui m'ont inspirées tant par leur déterminisme que par leur résilience.

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Question plutôt difficile... L'amour est lui-même souvent un rêve donc quand celui-ci se réalise, comment considérer les autres rêves ? Et de plus, on se sacrifie autant par amour que pour ses rêves donc comme la vie est pleine de surprises, je dirais que tout dépendra de l'équilibre entre amour et rêve (rire).

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever ?

Participer à ou promouvoir la mise en place d'un système d'éducation (et de pensée) résolu à un apprentissage qui favorise la compréhension, le savoir-être et une pédagogie où l'élève construit son savoir lui-même. Une nécessité à mon sens afin de garantir à l'Afrique pour les siècles à venir un vrai changement de mentalité et une prise de conscience FORTE pour sortir de cette infériorité et dépendance continue face aux pays et peuples "dits supérieurs". Ceci, tant pour les hommes et les femmes sans distinction aucune.

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