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Magazine Rubrique:articles

TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:27


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

ESSENI, POUR UNE VIE MEILLEURE DANS LES GHETTOS

 

Tout prédestinait Essenam Nini MISSIHOUN alias ESSENI  pour nom de scène, à faire de la musique un métier. Issue d’une famille de musiciens, un grand père pianiste et compositeur dans le milieu gospel, une tante guitariste, l’une des rares femmes de son époque et un oncle saxophoniste de renom, membre du Tout Puissant OK JAZZ, l’orchestre mythique du grand FRANCO. Se sera l’univers de la danse qui lui ouvre en premier les portes avec Evasion 2, un statut qui lui permettra de partager le même plateau  de grands noms de la musique Togolaise à l’instar de la diva Fifi Rafiatou, Edith Fever, Santi Dorim, la regrettée Finiki mais pas seulement, des stars de la musique africaine,  Baily Spinto et le groupe Haïti Troubadours pour ne citer que ceux là. La page de la danse tournée Esséni revient plus déterminée que jamais avec la casquette d’artiste de la chanson, Anjo, C’est Fou et Gamelassou seront ses premières notes bien accueillies, et en éternelle insatisfaite, elle donne vie à un projet trottant dans a tête, le concept du « Sourire Jaune », un mode de vie qu’elle conseille à tous ceux qui aimeraient avoir un lendemain meilleur. Prix HEROES 228, trophée meilleur artiste togolais de la diaspora pour l'année 2018, on lui doit l’effectivité d’un projet de choix « Ghéttomé Vivi » qui a vu sa première édition en Janvier 2020 et dont la vison est  lutter pour une meilleure condition de vie des populations des ghettos

 

 

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

Esseni : Très bien (rire) très très  bien même je dirais. Alors mon secret si vous voulez savoir (rire) j'ai appris au fil des années à m'apprécier en tant que femme et à jouir pleinement de ce que me donne la vie. Alors je me sens très bien dans ma peau de femme.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Esseni : J'avoue que malheureusement c'est un thème qui est traité chaque année lors de la journée internationale des femmes, mais il reste encore beaucoup de travail à faire sur ce plan que ce soit ici en Europe ou chez moi en Afrique.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

J'en ai actuellement deux, comptable et artiste. Alors dans les deux cas, ce n'est pas chose évident car je dois avouer que j'aime mes deux professions, Je n'y suis pas tombée par hasard. Cependant être d'abord une femme et ensuite une mère dans ces deux mondes ne rendent pas les choses aussi roses qu’elles pourraient supposer être. Mais je ne vous apprends rien, quand on aime son travail on supporte tout.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

Ok, les hommes de mon entourage... Lol... Sincèrement je ne sais pas trop. Je ne fais pas tellement attention à ça puisque mes journées sont remplies, trop de choses à gérer. Par contre dans l'environnement du travail, en tant que comptable, je pense que ce qui importe le plus pour les hommes qui m'entourent, c'est le travail fourni à temps et surtout bien fait. Puis au niveau de ma carrière d'artiste, je trouve que les hommes qui travaillent avec moi me prennent plutôt comme un petit poussin qu'ils doivent protéger à tout prix des vautours (rire).

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

Lorsqu’il faille parler business avec des hommes ils pensent toujours à essayer le coup de la drague d'abord. Ce comportement venant des hommes me sidère et me rend désagréable. Surtout ça me perd du temps quand je veux rapidement discuter d'un contrat de travail et passer à autre chose. Du coup depuis un  moment, quand je parle business avec un homme je ne suis ni souriante, ni joviale, je reste neutre et je vais droit au but.

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

Ma mère Marie Chantal et ma tante Tata Charity. Ces deux femmes ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Et si elles étaient de notre génération où la femme indépendante n'est plus forcément vue d’un mauvais œil, elles auraient pu réaliser des choses extraordinaires.

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Non. Jamais. Parce que l'amour déçoit et reste éphémère quelque soit le type d'amour. Par contre le rêve reste divin quand on parvient à le réaliser.

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever ?

Faire des ghettos de Lomé des endroits où la vie ne serait plus souffrance et misère, mais bon à vivre avec un espoir de voir ses rêves se réaliser, la philosophie du Sourire Jaune (rire).

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TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:12


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

YASMINA SYCCA , AU DELA DE LA PASSION

 

D’origine Béninoise, Togolaise et Yoruba entre autres, Conchita Carlita Yasmina Abimbola SANTOS est née à Cotonou le 30 Mai 1994. « Yasmina SYCCA » a vécu au Bénin où elle obtient son Baccalauréat (A2) au collège Catholique Père Aupiais.  Son diplôme en main, sa folle envie d’être active et d’avoir de l’expérience l’ont poussée à opter pour une formation pratique. Elle choisit une formation en transport aérien et obtient un diplôme Amadeus. Après son stage de validation, ne trouvant pas d’emploi, elle décide de continuer ses études à l’université. Entre relations internationales et sciences politiques où elle  passe quelques mois, Yasmina met fin à son cursus universitaire en communication d’entreprise.  Malgré une vie sociale hyper active, ce véritable boute-en-train cumule différentes activités génératrices de revenus en développant son goût pour les activités créatrices et manuelles. Elle créée également  de nombreux objets d’aménagement et décoration d’intérieur et s’initie à la peinture. En 2016, elle décide de s’installer au Togo son autre patrie où elle sent une douceur de vie. Dès son arrivée, elle est embauchée et formée comme Office Manager puis successivement elle endosse le rôle d’assistante commerciale, responsable de projets et enfin responsable commerciale et administrative, sans oublier les nombreuses autres activités qu’elle embrasse et exécute avec brio. Elle a travaillé dans plusieurs structures gravitant autour de l’art, l’artisanat, la culture, la transformation agroalimentaire, l’imprimerie ou encore la communication. Engagée et impliquée, elle n’hésite pas à collaborer ou participer à la mise en place de tous les projets qui stimulent son évolution intellectuelle et développe ses compétences.  Aujourd’hui elle renoue avec ses passions et ajoute à son arc une activité créative qui lui permet de s’exprimer et s’émanciper pleinement.

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

Yasmina Sycca : Je me sens libre et indépendante.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Yasmina Sycca: Je dirais plutôt "Génération égalité des droits pour tous (hommes et femmes)". Je ne suis pas pour cette "égalité abstraite et illusoire" qui nous éloigne de l'essence même de nos droits en tant qu'individu. J'aimerai plutôt qu'on se lève pour une complémentarité entre hommes et femmes à tous les niveaux. C'est ce qui aidera à remettre un équilibre entre droits et devoirs et créera une meilleure harmonie dans nos relations humaines.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

 Je la vie à fond, dans un épanouissement total même si je suis parfois confrontée aux réalités quotidiennes de toutes les femmes.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

 Mon côté "assumé" et "déterminé" depuis mon jeune âge a parfois frustré les hommes mais je dirais qu'on me voit aujourd'hui comme une "petite femme" forte et indépendante, enrobée d'une fine couche de douceur et capable d'atteindre les objectifs fixés, même contre toute attente.

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

A la vue de la réalité quotidienne, malgré l'évolution de la condition des femmes de façon générale (droits, respect, positions professionnelles, etc...), je dirais que le principal frein est la légèreté et superficialité de cette évolution qui manquent d'un réel volontarisme.

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

 

Ma première source d'inspiration est ma mère, un vrai modèle pour moi dans bien des sens. Pour les autres, il me sera difficile de citer toutes ces femmes (dans la vie réelle ou dans la fiction) qui m'ont inspirées tant par leur déterminisme que par leur résilience.

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Question plutôt difficile... L'amour est lui-même souvent un rêve donc quand celui-ci se réalise, comment considérer les autres rêves ? Et de plus, on se sacrifie autant par amour que pour ses rêves donc comme la vie est pleine de surprises, je dirais que tout dépendra de l'équilibre entre amour et rêve (rire).

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever ?

Participer à ou promouvoir la mise en place d'un système d'éducation (et de pensée) résolu à un apprentissage qui favorise la compréhension, le savoir-être et une pédagogie où l'élève construit son savoir lui-même. Une nécessité à mon sens afin de garantir à l'Afrique pour les siècles à venir un vrai changement de mentalité et une prise de conscience FORTE pour sortir de cette infériorité et dépendance continue face aux pays et peuples "dits supérieurs". Ceci, tant pour les hommes et les femmes sans distinction aucune.

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TOGO / MA FÉMINITÉ, MA FORCE

by

Alain Mouaka

Posté le March 7, 2020 23:06


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A l’occasion de la journée internationale des Femmes ce 8 Mars 2020, Pensées Noires magazine présente Ma Féminité, Ma Force, une série d’articles consacrée à huit Femmes, toutes activités confondues, dans huit pays d’Afrique et du monde, articles donnant la parole à 64 femmes livrant leurs ressentis aussi bien dans la société que dans leurs secteurs d’activités.

Pour notre première série nous avons rendez-vous avec huit femmes Togolaises du continent et de la diaspore.

 

 

CLAUDIA, UN MINISTERE SANS COMPLEXE

 

De nationalité togolaise Claudia ATCHOU fidèle Pamela est une passionnée de musique depuis son enfance. Porté par un amour fort pour le Gospel, dès l’âge de huit(8) ans avec le soutien de ses parents, elle commence par chanter dans la chorale de son église.  A 15ans elle se plonge à fond dans sa passion en tant que choriste sous la direction de XEREX K. POL arrangeur, compositeur et  artiste, c’est de là que sa carrière connait véritablement un tournant. Claudia voulant scruter le monde musical elle se frotte très vite avec divers nom de l’univers musical national et international. Elle foule ainsi plusieurs scènes avec des choristes et leaders de chorale. Avec sa rigueur dans le travail elle capte l’attention de son publique par l’entremise de ses chants et sa voix, une touche qui lui est particulière qui saute aux yeux et fait mouche ; On note d’ailleurs sa collaboration avec le Pasteur Emanuel O.J sur le titre AMOUR INCONDITIONNEL en 2018. En cette même année, Claudia signera un contrat de production avec la structure de production GRACE DIFFUSION , un contrat qui ouvre d’autres portes à cette adoratrice du Très Haut  qu’elle loue à travers son premier single officiel sorti en 2019 baptisé My Lord  . 2020 réserve assez de surprises pour les mélomanes et fans de l’artiste, d’une part une émission télé dénommée « Claudia Interroge »  et d’autre part un événement culturel en pleine préparation.

 

 

Pensées Noires : Comment vous sentez- vous dans votre peau de femme en 2020 ?

Claudia : Je me sens hyper bien, forte et capable d'y arriver, peu importe ce que 2020 nous réservera ; Je me sens prête à affronter les situations qui se présenteront devant moi ; Ma position de Femme en 2020 n’est en aucun cas un handicape.

 

Pensées Noires : « Je suis de la génération égalité : Levez-vous pour les droits des femmes » est le thème de la Journée Internationale des Femmes, une réaction ?

Claudia: Pour ma part je pense que la femme devrait prendre conscience du rôle qu'elle a à jouer dans ce monde, son importance et sa valeur dans le monde, dans la vie de couple en tant que mère et épouse mais pas seulement, en tant que femme avec des idées pouvant apporter un plus dans la société. Tout ceci lui permettra de défendre et réclamer ses droits.

 

Pensées Noires : Comment vivez-vous votre profession ?

Claudia: En tant qu'artiste, amoureuse de la musique, un art que rien au monde ne peut m'y arracher, je dois reconnaitre et être honnête, ce n'est pas du tout facile comme métier, mais ce qui est un grand soulagement c'est une profession qui m'apporte de la joie, du sourire, de la gaieté et l'espoir qu'un jour j’en profiterais totalement.

 

Pensées Noires : Comment êtes-vous perçue par les hommes de votre entourage ou dans votre domaine d’activité ?

Claudia: Le faite d'être courtiser de gauche à droite juste par ce que tu as une belle voix qui peut faire carrière franchement ça fatigue. Il est vrai que dans notre métier on est toujours exposée au regard des autres, j’ajoute que certains hommes respectent mon métier et ma personne mais par contre il y'a toujours des pervers qui ne cachent pas leurs envies de te mettre dans leurs lits et ça c'est embarrassant. C’est à se demander si nous les femmes nous ne sommes que des objets sexuels.

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui d’après vous est encore sujet à frein à votre plein épanouissement en tant que femme?

Claudia: Ne pas vraiment jouir de sa profession et de mon art me rend vraiment triste, on se pose des questions sur sa vie car on a l’impression d’avancer en mode ralenti (rire)

 

Pensées Noires : Avez-vous des modèles de femmes qui vous inspirent ?

Claudia: Bien sur que j'en ai et elles me rendent fier d’être femme à l’instar de Mme Victoire Dogbè, Ingrid Awade, Mme Abitor, Tasha Cobbs ou encore Ceccy Twum

 

Pensées Noires : Etes vous prête à sacrifier vos rêves par amour ?

Claudia: Ah pour être franche (rire) Je ne pourrais répondre à cette question car cela dépendra des circonstances.

 

Pensées Noires : Partagez avec nous l’un de vos plus grands défis à relever 

Claudia: Offrir de l'amour aux enfants qui ne l'ont jamais eu, être un modèle pour la jeunesse notamment les jeunes filles.

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