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Magazine Rubrique:articles

AFRIQUE DU SUD / IL Y A 30 ANS, NELSON MANDELA SORTAIT DE PRISON…

by

Alain Mouaka

Posté le February 11, 2020 14:10


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Le 11 février 1990, après 27 années et 190 jours de prison, le Sud-Africain Nelson Mandela qui avait été condamné à la réclusion à la perpétuité au plus fort de la période de ségrégation raciale, retrouve la liberté. Retour en cinq questions sur les circonstances et les conséquences de cette libération dont les images avaient fait à l’époque le tour du monde. Entretien avec Jean Guiloineau, biographe du dirigeant historique noir et futur président de l’Afrique du Sud démocratique et multiraciale.

RFI : Les Sud-Africains célèbrent ce 11 février le 30e anniversaire de la libération de Nelson Mandela. Pourriez-vous nous rappeler les circonstances qui ont rendu possible cette libération ?

Jean Guiloineau : L’évènement principal dont la sortie de prison de Nelson Mandela n’était qu’une des conséquences, c’était l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir à Moscou. Les réformes engagées par ce dernier ont conduit à la chute des régimes communistes en Europe. C’est la fin de la guerre froide et la fin de la politique internationale fondée sur les rivalités entre les deux superpuissances qu’étaient alors les Etats-Unis et l’Union soviétique. L’Afrique du Sud était l’un des principaux alliés de Washington sur le continent africain pendant la Guerre froide. Or dans les années 1980, avec les signes d’essoufflement du communisme, cette alliance était devenue encombrante pour les Etats-Unis, d’autant que la majorité noire, victime de terribles violences policières, était proche de l’explosion. Sous la pression de Washington, Pretoria n’avait d’autre choix que de négocier avec le Congrès national africain (ANC) et notamment avec son dirigeant Nelson Mandela, qui s’était imposé comme le leader incontournable de la majorité noire du pays. Les négociations ont commencé dès 1987 sous le président Pieter Botha et ont été menées à leur terme par Frederik de Klerk qui annonça au Parlement le 1er février 1990 la décision de son gouvernement de libérer Mandela. Lapartheid sera officiellement aboli en juin 1991. A mon avis, rien ne symbolise le changement de paradigme politique à l’époque que l’incident qui a eu lieu au début des négociations. Mandela qui est encore en prison était invité à prendre le thé à la présidence par le couple présidentiel. A l’entrée du salon où Pieter Botha et sa femme attendent leur invité, le ministre de la Justice qui est en quelque sorte le geôlier en chef de Mandela et qui l’accompagne, se rend compte tout d’un coup que les lacets des chaussures de Mandela étaient défaits. Qu’est-ce qu’il fait ? Le ministre s’agenouille pour faire les lacets du plus célèbre prisonnier du monde sous sa charge. Tout un symbole !

Une foule immense attendait Mandela le 11 février 1990, lorsqu’il sortit de prison la main dans la main avec son épouse Winnie. Comment s’explique cette popularité alors qu’à part quelques proches qui avaient le droit de lui rendre visite en prison et ses co-détenus, personne ne l’avait aperçu depuis 1964 ?

En effet, condamné en 1964 à la prison à vie, Mandela restera incarcéré 27 ans, d’abord sur l’île de Robben Island jusqu’à 1982, avant d’être transféré à Pollsmoor et enfin à la prison Victor Verster, située dans la ville de Paarle, à une soixantaine de kilomètres au nord du Cap. Pendant ces longues trois décennies, ses amis et son épouse Winnie Mandela ont tout fait pour garder vivace sa mémoire. Dans les années 1980, je me souviens d’avoir vu des posters à son effigie ornant les murs des bidonvilles. Winnie Mandela rencontrait les leaders étrangers en visite en Afrique du Sud pour leur parler de la cause des noirs que défendait son mari. Et puis, il y a eu en juillet 1988, au stade Wembley de Londres, à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de Mandela, ce concert de rock monstre en présence de Harry Bellafonte, Whitney Houston et Stevie Wonder. Ce concert qui était suivi par 72 000 spectateurs et 200 millions de téléspectateurs, a fait de Mandela cette icône de liberté emprisonnée qu’il était devenu et à laquelle les Sud-Africains noirs pouvaient s’identifier. C’est dans ces années-là que le mythe Mandela est né.

Tout le monde garde en tête l’image de Nelson et Winnie Mandela, sortant de prison, main dans la main et les poings levés. Les hommes et femmes rassemblés devant la porte de la prison ce 11 février 1990 les voient sortir, mais est-ce qu'ils savent-ils où ils vont ?

Ils franchissent la porte de la prison Victor Verster vers 15 heures. Ils montent dans la voiture qui doit les conduire au Cap. Arrivés à leur destination, ils traversent à pieds la vaste place devant la mairie où une foule immense s’était rassemblée. C’est du balcon de l’Hôtel de ville que Mandela prononcera son premier discours d’homme libre. Pour renouer le fil de la conversation avec son peuple, il dira en commençant qu’il a toujours combattu la domination blanche ainsi que la domination noire, et a rappelé qu’il avait consacré sa vie à « l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités ». C’était exactement ce qu’il avait dit au tribunal, vingt-sept ans plus tôt, en concluant sa plaidoirie au procès de Rivonia, avant de se voir condamné à prison à vie pour « haute trahison et tentative de renversement par la force du gouvernement ». Au Cap, il se fait siffler par les jeunes noirs venus l’écouter, car ceux-ci attendaient un discours de guerre. Il leur a donné un discours de paix. C’est ce qui avait d’ailleurs été négocié avec les autorités. Mandela a joué le jeu. Non seulement parce qu’il avait donné sa parole, mais surtout parce qu’il était conscient que s’ils appelaient la jeunesse à prendre les armes, comme il aurait pu très bien le faire, il aurait fait basculer son pays dans la guerre civile. Ce n’était pas ce qu’il souhaitait pour les siens ni pour le pays en général.

Ses héritiers se demandent aujourd’hui s’il ne s’était pas trompé le 11 février en n’appelant pas les jeunes à poursuivre la révolution…

Mandela n’était pas un pacifiste à la Gandhi. Il avait défendu la lutte armée. C’est lui qui a créé en juin 1961 lUmkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, mais il n’a jamais oublié que le rapport de force était défavorable aux noirs. C’est la leçon qu’il a retenue de sa rencontre en 1962 avec les leaders du mouvement de libération algérien, pendant sa tournée clandestine dans une dizaine de pays d’Afrique.Houari Boumédiène et Ahmed Ben Bella qu’il a rencontrés au moment où se signaient les Accords d’Evian, lui ont expliqué une chose fondamentale : face à la puissance militaire des colonisateurs, aucune perspective de victoire militaire pour les colonisés n'était envisageable. Et d’ailleurs les Algériens n’avaient pas remporté une victoire militaire, mais une victoire politique, lui ont dit ses interlocuteurs. On lui a également dit que pour créer les conditions d’une victoire politique, il fallait engager la lutte armée. Mandela s’en souviendra toute sa vie.

Cette sortie de prison ne sera pas particulièrement gaie pour Mandela sur le plan personnel. Ses relations sont difficiles avec Winnie et elles conduiront au divorce…

Lorsque Mandela sort de prison, c’est un vieil homme. Il avait rencontré Winnie en 1958. Ils se sont mariés, et ont eu 2 enfants ensemble. A la fin des années 1950, Nelson Mandela était déjà entré dans la clandestinité. Il rendait visite à sa famille de temps en temps. Et puis, il y a eu leprocès de Rivonia. Vingt-sept années de séparation. Lorsque Nelson et Winnie se retrouvent en 1990 et peuvent revivre comme un couple normal, c’est trop tard. La vie était passée. Restée avec les enfants, Winnie Mandela avait dû faire face seule à des problèmes insurmontables pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille et assurer sa sécurité. Mariée à l’homme le plus haï de l’establishment afrikaner, elle était constamment persécutée par la police et ses agents. On lui crevait les pneus de sa voiture, on balançait des briques par la fenêtre de sa maison à Soweto…

Mais Mandela ne l’a jamais laissée tomber. Ses Lettres de prison (2) que j’ai traduites récemment en témoignent. Il a écrit régulièrement aux autorités pour leur demander de laisser son épouse et ses enfants vivre une vie normale. Winnie, pour sa part, a été un porte-parole exemplaire de son mari, se battant inlassablement pour la cause. On l’a accusée d’avoir mené une vie personnelle dissolue. Lorsque Nelson Mandela sort de prison, ils ne se connaissent plus vraiment. Pendant le procès pour le divorce, il lui reprochait de ne jamais venir dans la chambre à coucher quand il était réveillé. Je crois la goutte d’eau qui a fait déborder la vase, c’était lorsque, pendant un déplacement en Suède pour être au chevet de son vieil ami Olivier Tambo, il a appelé Winnie qui se trouvait alors aux Etats-Unis dans la luxueuse propriété de Diana Ross, c’est son amant qui a répondu au téléphone. Ils se sépareront en 1996, après trente-huit années de mariage. Il faut rappeler aussi que pendant toute la période des négociations avec le gouvernement, les frasques de Winnie ont été utilisées contre son mari par les autorités. Il y avait autant de raisons personnelles que de raisons politiques dans leur divorce.

Source  : http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200211-30-ans-mandela-sortait-prison-apartheid-winnie-botha-robben-island

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TOGO / BE AFRICAN’S , UNE IDENTITÉ PAR LE VÊTEMENT.

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Alain Mouaka

Posté le January 27, 2020 11:59


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    En dehors de la couleur de peau  ou la langue (et dialectes) parlée par une telle ou telle population, on peut facilement connaitre les origines des unes et des autres par son style vestimentaire. L’Afrique arrive donc à se faire identifier très aisément grâce à ses pagnes faits maison et à ses coutures hors commun qui siège dans ce beau continent. Malheureusement, cette identité tant à se perdre. L’Afrique qui jadis était qualifiée de continent consommateur des produits locaux se retrouve finalement être le continent consommateur des produits importés et le vêtement n’y est pas exclu. Sans pour autant condamner cette réadaptation vestimentaire la maison de haute couture AK BELLA MODE en tant que marque africaine se donne pour mission la préservation de notre culture qui sans nul doute est un héritage, unique en son genre qui porte les gènes de notre Adn. Ce sont raisons qui ont poussé la maison de haute couture AK BELLA MODE à mettre sur pied le projet BE AFRICAN’S

 BE AFRICAN’S est un défilé de mode qui se veut un évènement Fashion de présentation de lignes vestimentaires et de marques de vêtements 100% africain (robes, costumes, culottes avec des pagnes motifs traditionnels, motifs kenté etc.…) et de nombreux autres articles de mode.  Un défilé qui permettra à la nouvelle génération d’une part , de faire la découverte de nos valeurs africaines, les marques de pagnes africains, les coupes des tenues traditionnelles et d’autre part, permettre à l’ancienne génération de se remémorer ces années là où le pagne était adulé . Be African’s est la valorisation de nos tenues africaines mais encore, le booste dont la population africaine a besoin pour retrouver cet amour du port du vêtement qui nous ressemble.

Porté par la maison de haute couture AK BELLA MODE, une maison de couture spécialisée dans la haute couture et les tenues classiques, le projet Be African’s  est à mettre à l’initiative de Md AKOLI Afi Enyonam . AK BELLA est une styliste formée à « Style TAHITI », de la promotion 2011. Après l’obtention de son CFA, elle a ressenti le besoin d’apporter une touche particulière dans l’habillement des habitants de sa ville natale. Après son baccalauréat elle a collaboré avec les couturiers et couturières de la place enfin de se familiariser avec le monde de la création et de la couture. En 2012, elle a obtenu son CAP avant d’aller se perfectionner à Accra, capitale Ghanéenne, pour l’obtention du CAP niveau 2.

 AK BELLA a participé à plusieurs défilés et concours lesquels sont :

  • le défilé marquant le 10ème anniversaire de City Music
  • la 1ère et la 3ème édition du défilé Togo Atson où elle a obtenu la 2ème place.
  • le défilé de mode du lancement de la marque lol Swagg à Accra

Ces participations ne sont pas les seules prouesses d’AK BELLA. Elle a aussi participé en Février 2018, au grand défilé de l'amour « Rouge Blanc » où elle a présente la collection "EMMAÜS" [Élégant(e), Mature, Maîtrise, Attirant(e), Unique, Stylé(e)

  • Mai 2018, elle a eu l’occasion de participer au défilé "TEKOF FASHION édition 3" au Benin où elle remporte le trophée.
  •  Novembre 2018, elle a participé à un défilé en Côte d'Ivoire sur l'événement FIMDA .
  •  juin 2019, elle  participe au FASHION RÉVOLUTION  au Bénin où elle  présente une collection nommée SISTERS.
  • Août 2019, elle se retrouve sur le tapi rouge de GFS au Bénin où elle  présentera la collection JALOUSIE NOCTURNE
  • Elle reçoit une attestation suite à une formation à l'organisation Internationale de la Francophonie des incubateurs libre ensemble.

Au-delà de la couture, AK BELLA est fondatrice d’une association dénommée « Femmes Leaders de Demain », projet qui a pour visée, aider les jeunes filles démunies afin d’apprendre un métier. 

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TOGO/ LE COIN DU PENSEUR

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Alain Mouaka

Posté le January 21, 2020 11:02


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Ça va aller

 

Ça va aller chante chaque jour mon peuple,

 voir ses aspirations  se réaliser tels des disciples.

Espoir de voir leurs enfants grandir,

les voir réussir de leur vivant.

Être les témoins de leur victoire,

au point de les prénommer Espoir.

Ça va aller chantent-ils,

alors qu’ailleurs le chant est que fait-on ?

Ça va aller oui  mais quand est ce que ça ira ?

Ça va aller  affirme marijuana pour certains,

Ça va aller crie mon frère poignard en main,

sa prière, te voir couler sans lendemain.

Ça va aller mais mon bonheur en premier.

Alors on marche sur les autres

pour arriver au sommet à tout prix,

commettant pour réussir tous les délits.

Ça va aller, veillons, travaillons et prions.

 

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