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Mon AFRIQUE

Magazine Rubrique:invites

TOGO / L’INCROYABLE ODYSSÉE D’UN JOUET EN PLASTIQUE DE SELOM C. MENSAH

by

Alain Mouaka

Posté le May 23, 2020 19:43


selom.jpg

   Jetez la parmi les louves et loups, elle reviendra cheffe de meute. Femme battante, mère, bloggueuse, réalisatrice et j’en passe, Sélom C . Mensah est bien partie pour être un modèle de réussite, de courage et femme de convictions malgré elle. Après le succès de son premier documentaire baptisé « Parole aux femmes » , elle signe depuis quelques jours  un nouveau projet cinématographique griffé « L’incroyable odyssée d’un jouet en plastique ». Elle nous fait l’ainsi honneur d’être notre invitée le temps d’une pause entre quatre et mille choses.

 

 

Pensées Noires : Selom C. Mensah, merci d’accorder du temps à notre plateforme africaine, vous êtes réalisatrice, bloggueuse, passionnée de culture et portez plusieurs casquettes, présentez-vous aux lecteurs et lectrices de Pensées Noires?

Selom C. Mensah : Oui, je suis une personne qui se laisse porter par ses passions. Le cinéma donc depuis 2017, l’écriture avec mon blog www.selomcrys.com qui existe depuis deux ans, mais aussi le volet éducation et sensibilisation avec une classe verte, nommée « Colonie Verte », que j’ai lancé en 2019 à Lomé. L’important pour moi est de pouvoir apporter ma pierre à l’édifice pour bâtir une Afrique qui gagne. Je suis également journaliste de formation ; et je travaille dans le domaine de la communication.

 

Pensées Noires : Pourquoi avoir choisi de devenir réalisatrice ?

Aujourd’hui, l’image occupe une place importante dans nos vies, nous en sommes abreuvés de toute part. Les gens boivent littéralement des flots d’images (via les réseaux sociaux notamment) bien plus qu’ils n’ouvrent un ou deux bouquins. Le livre devient vintage ! L’image aide aussi notre imaginaire à voyager, rêver et aider au changement de mentalité. Ce qui me passionne dans le cinéma c’est de pouvoir toucher le cœur des gens, tout en leur apportant une part de ma vérité, en leur montrant ce que je souhaite leur dire.

 

Pensées Noires : Votre premier projet avait une portée militante et magnifiait la beauté des femmes Africaines. Pourquoi cette thématique vous tenez autant à cœur?

Pour moi elle devrait nous tenir à cœur à tous car il y a vraiment urgence en terme d’écologie, la situation actuelle le prouve. Nous devons arrêter de vivre en égoïste, comme si nous étions les maitres de cette planète. Normalement, même un leader doit montrer l’exemple et bien agir. Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis par notre consumérisme et notre retard dans une réelle prise de conscience. Moi j’ai assez vu de documentaires sur ces sujets (la maltraitance des animaux en abattoir, la perte de la couche d’ozone, la déforestation, la pollution des mers) pour continuer à me taire, sans tenter d’agir !

 

Pensées Noires : Votre objectif a-t-il été atteint, sentez-vous que des femmes ont pris plaisir à regarder ce documentaire et pris conscience de leurs capacités en tant que femme ?

Elles le savent, parce qu’elles le sentent. Ce sont des femmes. Toute femme est douée d’une intuition innée, intrinsèque à son genre. Je le pense. Nous sommes des âmes très sensibles. Reste à s’écouter, et à assumer ces capacités. Certaines préfèrent rester au calme et ne pas créer, penser, et donner au monde un peu de leur grandeur, c’est un choix. Après tout, donner de sa personne nécessite beaucoup d’énergie et d’investissement, tant financier qu’émotionnelle.

 

Pensées Noires : Votre nouveau projet évoque une autre cause qui vous est chère, l’environnement, L’Incroyable Odyssée d’un Jouet en Plastique en est le titre, dites nous en un peu plus 

L’incroyable odyssée d’un jouet en plastique est l’un de mes projets les plus intimes, car je l’ai réalisé avec l’aide de mon fils, qui est l’acteur principal et la voix narrative de ce court-métrage. Il a été pour moi d’une aide inestimable et a dépassé de loin mes attentes. Pour le message, il est venu d’un ras-le-bol dû à la pollution qui nous entoure et augmente dans nos villes africaines, et dans le fait qu’aucune réponse politique et importante n’est proposée. A Lomé par exemple, la pollution a envahi le bord de mer et c’est insupportable !

Pensées Noires : On rejoint donc les thématiques de la Colonie Verte Selom C. Mensah, on est tenté de dire qu’en Afrique on a l’impression qu’on ne prend pas encore la mesure du problème. À quoi est-ce dû selon vous?

Selom C. Mensah : Malheureusement, beaucoup de nos dirigeants africains se moquent des questions environnementales. La base ne fait que suivre le sommet, de plus les gens sont davantage préoccupés par le gain de leur pain quotidien, ce que j’entends. Cependant, si nous ne prenons pas garde, il n’y aura bientôt plus de pain quotidien à chercher si la planète est bousillée ! Nos dirigeants doivent se réveiller, penser et proposer de vraies solutions globales et innovantes aux populations. Créer des incinérateurs pour les déchets, booster et encourager le tri sélectif dans les foyers, créer des usines de traitement des eaux usées et des stations d’épuration, promouvoir et financer les énergies écologiques, propres et renouvelables, sensibiliser et éduquer les populations, etc. Ils doivent aussi arrêter d’accepter d’être traités comme la poubelle du monde et de recueillir les déchets dont les autres ne veulent plus (déchets électroménagers, informatiques et autres). Cependant, je suis convaincue que le citoyen a aussi son rôle à jouer. Ne serait qu’en changeant de mentalité et d’attitude.

 

Pensées Noires : Un tel projet L’Incroyable Odyssée d’un Jouet en Plastique vous prend combien de temps de travail, écriture et réalisation?

Un tel projet il faut le penser, le murir, l’écrire. Et après, on se détourne souvent de ce qu’on avait écrit et imaginé, parfois par manque de temps ou de moyens financiers. Je ne suis pas encore une grosse réalisatrice hollywoodienne lol. Un jour, nous ferons de grandes choses, aujourd’hui, je cherche quand même à faire rêver les gens avec les moyens dont je dispose. En gros, de bout en bout, cela m’a pris un peu plus de six mois. Je remercie ici toute l’équipe qui n’a pas ménagé ses efforts pour concrétiser ce rêve…

 

Pensées Noires : Vous êtes une autodidacte, quel conseil donnerez-vous à une jeune fille qui veut emboiter vos pas ?

Il faut toujours se battre pour ceux en quoi on croit, que ce soit dans la vie professionnelle, personnelle ou même intime. Rien n’est fini tant que tu n’as pas déposé tes gants à terre. Je lui dirai donc de ne rien lâcher, et cela ne sera pas dur car une passion nous empêche souvent de dormir la nuit, en général. Je lui dirai aussi qu’il faut qu’elle s’entoure des meilleurs aussi, ceux qui veulent bosser et apprendre avant tout, se dépasser. Il faut savoir se donner du mal pour ce qu’on aime.

 

Pensées Noires : Avez-vous Selom C. Mensah une (ou des) femme qui vous inspire dans la vie ? Si oui qui et pourquoi ?

Il y a tellement de choses qui me touchent et m’inspirent : un ciel bleu ponctué de nuages, la mer et ses vagues éternelles, le sourire d’un enfant dans la rue… En termes de personne ou de personnalités, je suis largement inspirée par les membres de ma grande famille de cœur qui sont des battants, même les plus jeunes. J’admire tout particulièrement ceux qui se battent pour survivre ou pour leurs convictions. Et le Togo regorge de femmes et d’hommes comme cela.

 

Peensées Noires : Une question un peu plus personnelle. Vous êtes mariée et mère. Le constat est qu’en Afrique nombreux sont septiques sur le fait qu’une femme peut t’avoir une carrière artistique et être une « bonne épouse », que répondez-vous à cela ?

Pour ma part, je trouve que cela n’est pas incompatible, il suffit de bien s’organiser. J’ai pour ma part beaucoup de projets qui me tiennent à cœur que j’espère réaliser. Je me sens complète en ayant aussi l’opportunité de faire ce que j’aime. Je ne conçois donc pas d’être avec une personne qui ne se soucierai pas de mon équilibre ; c’est aussi une forme de soutien et d’amour de laisser son partenaire libre de s’y consacrer et d’investir dans ce qui le fait vibrer.

 

Pensées Noires : Le monde connait une crise sanitaire à coronavirus qui est un casse-tête pour tous les pays, les plus spirituels y voient un avertissement de Dieu, les scientifiques s’accordent pour dire que la pandémie est survenue parce que nous détruisons notre environnement naturel et d’autres persistent et signent qu’il s’agit d’une manipulation génétique donc un virus crée par l’homme, la sortie de votre nouveau projet prouve que vous gérez plutôt bien cette situation de crise, un conseil à donner aux plus inquiets?

Selom C. Mensah : En réalité, je la gère comme nous tous : avec angoisse, peur, espoir et joie. Je n’ai pas de conseil à donner, je dirai simplement qu’il faut toujours essayer d’être pondéré et garder espoir. La panique n’aidera pas. Je pense aussi que nous attirons à nous ce à quoi nous pensons sans cesse, avec obsession. Pensons donc positivement, et le positif viendra à nous !

 

Pensées Noires : Le monde est ce qu’on en fait disait un sage, si on veut le sauver on le sauvera, si on veut le détruire et bien destruction sera, partagez-vous cette assertion ?

Je suis totalement d’accord. Je vis dans une société où nous avons pris l’habitude de laisser la responsabilité de tout ce qui nous arrive et arrive à Dieu, ou à la fatalité. Je suis plutôt d’avis que même s’il n’y a pas de hasard, nos bonnes actions peuvent aussi peser dans la balance pour nous permettre de changer de paradigmes. Nous les humains, sommes capables du meilleur comme du pire.

 

Pensées Noires : Pour finir Selom C . Mensah, où puisez-vous la force pour continuer d’avancer ?

Dans le regard de mes deux jeunes enfants, et de l’amour infini qu’ils me portent ! Si jamais je suis découragée et je n’ai plus d’espoir pour moi-même et ma génération, je dois au moins en avoir pour eux, la génération qui monte. Je souhaite paver leur chemin d’or et de diamants pour leur faciliter la vie autant que cela est possible, comme toutes les mamans du monde. Je souhaite leur laisser une terre en meilleure santé et plus agréable et vivable.

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TOGO / HUMOUREMENT VOTRE LÈVE SON RIDEAU POUR VALENTIN VIEYRA

by

Alain Mouaka

Posté le May 23, 2020 17:35


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Humourement Votre est une série d’interviews décalées de la réalité dans le but d’une part, d’amuser les populations en ces moments troubles où la crise sanitaire causée par la pandémie à coronavirus est le sujet de discussion de tous, et d’autre part, soutenir les présidents du monde à travers un discours porté par des humoristes qui pourraient leurs apporter un peu de sourire en ces moments difficiles. Humourement Votre est donc une interview accordée aux chefs/cheffes d’états Africains (c’est de l’humour svp), fauteuil qui fait rêver plus d’une personne mais dont la fonction n’est pas de tout repos. Pour vous replonger dans la droite ligne à penser d’Humourement Votre, les invités de cet échange sont donc des présidents et présidentes nouvellement élus.

 

Pensées Noires : Mr Le Président bonjour, nous vous remercions d’avoir accepté l’ invitation de Pensées Noires magazine malgré votre emploi du temps chargé focalisé sans nul doute sur la crise sanitaire à coronavirus qui est une course contre la montre, nous y reviendrons bien entendu

Valentin Vieyra : Je vous remercie aussi de m’avoir invité car ce n’est pas du tout évident en ces temps-ci d’inviter quelqu’un chez soi. J’avoue ma peur car je connais quand même vos pensées, je veux dire vos pensées noires….Mais bon comme vous l’avez dit, nous y reviendrons bien entendu

 

Pensées Noires : Mr Le Président, vous n’avez pas toujours occupé pareille fonction, l’humour était votre cheval de batail, comment est née en vous cette aptitude à faire rire les autres ?

Monsieur le journaliste je vais vous décevoir et par la même occasion vous renvoyer à plus de recherches sur ma personne. J’ai toujours été Président car ma grand-mère l’a toujours pensé de moi. « Je pense donc je suis », qui veut dire en Anglais « Cogito ergo sum ». Donc comprenez Monsieur le journaliste que  j’ai toujours été Président. Et une chose que vous ne connaissez surement pas, excusez-moi je ne vous insulte pas même si c’est le cas, entre Président et Humoriste il n’y’a pas grande différence.  Car Président comme Humoriste nous avons le privilège de nous tenir devant le peuple, de mentir au peuple et le peuple nous applaudis. Merci d’avoir applaudis vous aussi Monsieur le Journaliste. Donc bref à votre question de savoir comment est née cette aptitude en moi de faire rire les autres, comprenez qu’elle est née de la même manière que moi, par césarienne.

Pensées Noires : Une aptitude forcement à travailler au jour le jour, il y’avait-il déjà des modèles inspirants et comment avez-vous fait vos armes ?

Oui c’est tout à fait normal Monsieur le journaliste. D’ailleurs je vous le souhaite, quand vous naissez par césarienne cela veut dire que vous avez choisi un moyen différent du normal. Donc il vous faut plus de travail au jour le jour pour vous ramener à la normal. Donc comme modèle j’avais pas beaucoup mais je peux citer Jamel Debouzz, Les Inconnus, Thomas Ngijol , Eddie Murphy, Will smith, , Adama Dahico, David Ganda, Folo, tous des collègues césariens.

 

Pensées Noires : Qu’est-ce-qui a été le plus dur à vos débuts ?

Vous me donnez des larmes aux yeux. Le plus dur à mes débuts c’est ma famille, mes parents et surtout ma mère. Parce que quand on vous met au monde par césarienne c’est toujours dur pour la mère car elle a été coupé du ventre, ensuite c’est dur pour le père car il devra attendre que tout se cicatrice avant de reprendre du service pour te donner un petit frère ou une petite sœur. Et pour toi l’enfant c’est dur car au moment où tes camardes sortent par la porte toi tu choisis de sortir par la fenêtre, donc du coup tu es mal vu par les autres, c’est de la sguatima….smatigua…..Sti..ma..tiga….. Stigmatisation….Voilà. Merci …Et avec tous ça tu grandis et tu te dis que tu veux devenir humoriste…Tes parents ne peuvent pas accepter et c’est dur pour toi. Mais ça c’était à mes début, heureusement aujourd’hui je suis Président.

 

Pensées Noires : A quel moment les choses ont-elles commencé par être sérieuse où vous avez senti que vous étiez prêt à jouer dans la cour des grands ?

Valentin Vieyra : Donc jusqu’à présent vous jugez que les choses n’ont pas encore commencé ou que ce n’est pas encore sérieux ? Vous me voulez quoi Monsieur le journaliste ? Bon !!! Les choses sérieuses ont commencé du moment où la césarienne est devenue gratuite. En effet j’ai souffert avant ce moment, et une fois que les parents ont commencé à croire en ce que j’ai choisi de faire j’ai compris que c’était ma voie. Après le peuple a validé et a voté pour moi. Mais tout a vraiment commencé le jour où quelqu’un que j’appréciais particulièrement  m’a vue sur une scène où j’étais abandonné par les miens et j’ai fait du one man show. Cette personne m’a vue et m’a dit j’ai un projet de Comedy club et je te veux. Je parle de Folo, Paix à son âme, aujourd’hui il n’est plus, il nous a quitté par césarienne.

 

Pensées Noires : Remontons toujours le temps, rappelez-vous de votre première scène à succès qui a confirmé votre talent ?

Monsieur le journaliste vous vous croyez dans 24Heures CHRONO ou quoi ??? Vous aimez trop remonter le temps. Mais pour vous prouver que je ne suis pas bête je vais vous répondre. Ma première scène à succès était à Dényigban lors du festival international les premières moussons du rire du grand frère Frédéric Gakpara qui aujourd’hui est devenu un collègue politichien (Rires) Vous comprenez maintenant qu’un Président et un Humoriste c’est le même homme, c’est juste le salaire qui est différent, Sinon on fait le même métier.

 

Pensées Noires : De quoi il était question dans votre dernier spectacle avant la crise sanitaire à coronavirus?

Bon avant la crise nous on parlait de  la crise. Cela vous étonne ???  Nous on anticipe, c’est la vision 2030. Mon spectacle intitulé « les sans titres de Valentin » parlait de la femme. De toi à moi dis-moi la femme ce n’est pas une crise ? Maintenant si tu n’es pas convaincu et tu veux savoir de quoi cela parle vraiment, viens désormais après la crise à mes spectacles et en ce moment de crise vas sur ma page youtube en tapant juste Valentin VIEYRA.

 

Pensées Noires : Votre passage sur le prestigieux plateau Le Parlement du Rire initié par Mamane diffusé sur Canal + a fait de nombreux heureux, vous abordiez les caractéristiques du soldat Africain, est-ce le soldat de votre pays ?

Valentin Vieyra : (Rire) Celui qui a dit que l’avenir appartient à celui qui se lève tôt, c’est parce qu’il n’a pas encore croisé le chemin d’un soldat africain. Monsieur le journaliste, je vois qu’il y’a beaucoup de choses que tu ne connais pas. L’Afrique est un grand et seul pays. Nous avons les mêmes caractéristiques quelque soit le métier. Par exemple les footballeurs de tous les pays africains mettent l’âge de leur dernier enfant sur leur naissance au lieu de leur vrai âge. Les journalistes de tous les pays africains posent des questions auxquelles eux-mêmes n’ont pas de réponses. Les présidents de tous les pays africains sont de bons présidents, Ou bien Monsieur le journaliste ?

Pensées Noires : Avez-vous déjà eu une interaction avec un soldat ?

Oui, plusieurs fois même. Je me rappelle aux feux tricolores un soldat m’a eu.

Soldat : Hé mon ami sert la-bàs et puis tu sors de ton vélo. hééé blague à part pagaille à coté…..

Le soldat  m’a eu au grand marché. Il me retire ma moto. Je lui ai demandé pardon de toutes les façons sauf de la seule façon que lui souhaitait, il a refusé. Il était callé sur sa décision de déposer  ma moto au commissariat. A un moment j’étais dépassé, je ne pouvais rien faire, je ne pouvais rien dire. C’est en moment j’entends le soldat togolais crier « Hé mon ami j’ai dit j’amène ta moto au poste, tu ne dis rien ??? Ton pantalon n’a pas de poches ? »

 

Pensées Noires : Aujourd’hui vous occupez la plus haute fonction de l’Etat, racontez nous une journée de travail au palais présidentielle

Une journée présidentielle ne se raconte pas, elle se vit. Et vous je vous vois venir. Avec vos pensées noires là je te voyais depuis. Je savais que c’est pour ça tu disais on va revenir la dessus bien entendu.

 

Pensées Noires : Vous qui aviez tiré sur les soldats au Parlement du Rire, quelle attitude avez-vous face à eux aujourd’hui que vous êtes le Chef des corps habillés ?

Moi ?? Tirer sur quelqu’un ? En plus un soldat ? Et où ? Au parlement !!! Pardons reformulez votre question sinon je ne reconnais pas les faits pour lesquels vous m’accusez. Je le dis et je le redis, les soldats ce sont de bons amis à moi, ce sont eux qui m’ont permis d’être ici. D’ailleurs je suis chef des corps habillés. Imaginez un instant, sans eux je serai quoi ?? Chef des corps déshabillés ? Vous voulez m’envoyer vers la prostitution ?

 

Pensées Noires : L’Afrique est touchée par la pandémie à coronavirus, votre pays aussi, des mesures ont été mises en place par votre gouvernement afin de freiner le nombre des contaminés et surtout mettre hors d’état de nuire le covid-19, nous nous adressons tout d’abord à l’homme, comment allez-vous, comment tenez-vous, et votre moral ?

Je vais bien, je me tiens bien et mon moral va bien Monsieur le journaliste. Vous avez dit l’Afrique souffre d’une pandémie, mon pays souffre d’une pandémie et non le Président souffre d’une pandémie. Retenez qu’il y’a l’Afrique et il y’a le Président. Le Président va bien. C’est le plus important.

 

Pensées Noires : Cette situation de crise délicate causée par le covid-19 dans les pays est préoccupante, les étapes sont différentes selon les pays, on parle de déconfinement partiel, tout le monde s’essaie à trouver la bonne formule, entre temps ailleurs les cas de contamination augmentent au moment où  chez d’autres  on sent que les populations sont imprudentes car veulent vite retrouver leurs vies d’avant, qu’en est-il de votre pays ?

Dans mon pays, le président va bien. C’est juste une crise sanitaire, et non une atteinte à la souveraineté de l’Etat. Donc ne vous alarmez pas Monsieur le journaliste.

 

Pensées Noires : Le Président Malgache brandit avec fierté et fait campagne pour le remède trouvé contre ce virus baptisé  covid-Organic, avez-vous eu des échanges avec Son excellence Malgache ?

Pour la seule fois j’apprécie votre question. Et bêêh !!! Oui j’ai échangé avec mon collègue malgache Andry Ravajo….Ramajo, Haoujo… Bon !!! Andry Angélina. Vous connaissez son nom surement, d’ailleurs c’est votre métier et non le mien. Chacun n’a qu’à faire son boulot. Donc je disais que j’ai échangé avec lui et je l’ai personnellement et au nom de tout mon pays félicité. Dieu merci il m’a donné les ingrédients de Covid-Organic. Donc c’est avec fierté que nous aussi on a commencé la production du remède ici.

 

Pensées Noires : Tous les esprits sont en attente de l’après coronavirus, quelles est la première chose que vous ferez lorsque le monde tournera la page du covid-19 ?

Je ferai un discours.

 

Pensées Noires : Mr Le Président regrettez- vous votre ancien statut d’humoriste ?

Valentin Vieyra : (Rire) Monsieur le journaliste c’est comme si vous me dites que vous regrettiez d’avoir été à l’école avant d’être aujourd’hui journaliste. J’avoue quand même que j’ai des doutes. Moi non, je ne regrette pas. Plutôt cela m’inspire pour mon nouveau statut.

 

Pensées Noires : Pour finir  Son Excellence Monsieur Le Président, supposons que vous vous mettiez à nouveau dans la peau de l’humoriste, un projet vous tiendrait t-il à cœur ?

Valentin Vieyra : Oui !!! Le projet N......,  bon vous comprenez je ne pourrais pas tout annoncer (rire) un vrai spectacle d’humour.

 

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CAMEROUN / LE COIN DU POÈTE (EBE EVINA, RIEN QUE LA POÉSIE)

by

Alain Mouaka

Posté le May 17, 2020 13:40


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Pensées Noires : Ebe Evina vous êtes une poétesse Camerounaise,  merci de partager avec nous vos pensées, vos idéaux, quelle réflexion faites- vous à l’immédiat quand vous entendez "pensées noires"?

Ebe Evina : Merci à toute l’équipe de Pensées Noires pour ce magnifique travail qui met à l’honneur notre continent l’Afrique. « Pensées Noires » me fait penser à la liberté de la pensée noire, du savoir dire africain.

 

Pensées Noires : Qu’-est-ce qui vous a poussé dans le monde des mots et des lettres, la poésie?

Ebe Evina : L'amour du beau, la recherche de la liberté de m'exprimer m'a poussé dans les bras de la poésie.

 

Pensées Noires : C’est une question qui revient souvent, l’écriture peut-elle changer le monde et le rendre meilleur?

Ebe Evina : si il faut considérer que les personnes qui ont influencé le monde ont couché leurs inventions par écrit et tous ceux qui sont entrés en possession de leurs écrits ont été influencés, je peux dire que oui l'écriture change le monde

 

Pensées Noires : La jeunesse africaine n’est pas trop portée sur l’écriture, la poésie bref elle a même du mal à lire, comment l’expliquez-vous ?

Ebe Evina : l'amour de la lecture n'a pas été cultivé chez nous car l'Afrique a beaucoup misé sur la tradition orale alors parler de poésie, suivez mon regard. Je pense que due à sa complexité et peut être la difficulté à cerner les mots, le message bref la profondeur des textes, la poésie a eu ou a du mal à trouver une brèche afin de s’installer dans les cœurs des gens.

 

Pensées Noires : Avez-vous des pistes de solutions pour renverser ce constat?

Ebe Evina : Que les africains regagnent la confiance en eux. Nous devons multiplier les ateliers d'écriture. Les écrivains doivent se regrouper en association pour encourager ceux qui ont envie d'écrire à le faire sans pour autant minimiser leurs efforts. Les auteurs doivent arrêter de trop mystifier l'écriture.

 

 

Pensées Noires : Que répondez-vous à ceux qui disent que le milieu de l’écriture est un cercle fermé régit par quelques privilégiés?

Ebe Evina : l'écriture c'est un art et comme tout art il vient de Dieu donc il faut être quelqu'un de sensible ou connecté aux divinités à la nature pour écrire. Ça ne fait néanmoins pas de ceux qui écrivent des privilégiés car tout être humain a en lui cette faculté de se connecter à la nature. J’espère que vous m’avait compris (rire)

 

Pensées Noires : Des projets en cours ?

Ebe Evina : Oui tout à fait. Je travaille sur la sortie de mon prochain recueil. Je souhaiterais assister à des salons de livres hors du Cameroun, échanger avec d'autres écrivains à travers le monde

 

Pensées Noires : Serez-vous prêt à devenir un animateur de notre plateforme ou un rédacteur volontaire de notre magazine?

Ebe Evina : ça dépend de ce que cela inclut , être rédacteur dans votre magazine par exemple (rire)

 

Pensées Noires : Votre défi à travers la poésie?

Ebe Evina : Conquérir le monde avec mes écrits.

 

 

 

Pensées Noires : Ebe Evina vous êtes une poétesse Camerounaise,  merci de partager avec nous vos pensées, vos idéaux, quelle réflexion faites- vous à l’immédiat quand vous entendez "pensées noires"?

Ebe Evina : Merci à toute l’équipe de Pensées Noires pour ce magnifique travail qui met à l’honneur notre continent l’Afrique. « Pensées Noires » me fait penser à la liberté de la pensée noire, du savoir dire africain.

 

Pensées Noires : Qu’-est-ce qui vous a poussé dans le monde des mots et des lettres, la poésie?

Ebe Evina : L'amour du beau, la recherche de la liberté de m'exprimer m'a poussé dans la poésie.

 

Pensées Noires : C’est une question qui revient souvent, l’écriture peut-elle changer le monde et le rendre meilleur?

Ebe Evina : si il faut considérer que les personnes qui ont influencé le monde ont couché leurs inventions par écrit et tous ceux qui sont entrés en possession de leurs écrits ont été influencés, je peux dire que oui l'écriture change le monde

 

Pensées Noires : La jeunesse africaine n’est pas trop portée sur l’écriture, la poésie bref elle a même du mal à lire, comment l’expliquez-vous ?

Ebe Evina : l'amour de la lecture n'a pas été cultivé chez nous car l'Afrique a beaucoup misé sur la tradition orale alors parler de poésie, suivez mon regard. Je pense que due à sa complexité et peut être la difficulté à cerner les mots, le message bref la profondeur des textes, la poésie a eu ou a du mal à trouver une brèche afin de s’installer dans les cœurs des gens.

 

Pensées Noires : Avez-vous des pistes de solutions pour renverser ce constat?

Ebe Evina : Que les africains regagnent la confiance en eux. Nous devons multiplier les ateliers d'écriture. Les écrivains doivent se regrouper en association pour encourager ceux qui ont envie d'écrire à le faire sans pour autant minimiser leurs efforts. Les auteurs doivent arrêter de trop mystifier l'écriture.

 

 

Pensées Noires : Que répondez-vous à ceux qui disent que le milieu de l’écriture est un cercle fermé régit par quelques privilégiés?

Ebe Evina : l'écriture c'est un art et comme tout art il vient de Dieu donc il faut être quelqu'un de sensible ou connecté aux divinités à la nature pour écrire. Ça ne fait néanmoins pas de ceux qui écrivent des privilégiés car tout être humain a en lui cette faculté de se connecter à la nature. J’espère que vous m’avait compris (rire)

 

Pensées Noires : Des projets en cours ?

Ebe Evina : Oui tout à fait. Je travaille sur la sortie de mon prochain recueil. Je souhaiterais assister à des salons de livres hors du Cameroun, échanger avec d'autres écrivains à travers le monde

 

Pensées Noires : Serez-vous prêt à devenir un animateur de notre plateforme ou un rédacteur volontaire de notre magazine?

Ebe Evina : ça dépend de ce que cela inclut , être rédacteur dans votre magazine par exemple (rire)

 

Pensées Noires : Votre défi à travers la poésie?

Ebe Evina : Conquérir le monde avec mes écrits.

 

 

 

Fraternité problématique

 

Ma chère soeur,

Voilà plusieurs siècles

Que tu me prives de ma liberté

De ma qualité d'homme

 

J'ai cru en un amour entre toi et moi

À une vraie solidarité

Je t'ai accueillie

Je t'ai servie

Tu ne pensais qu'à m'assujettir

 

Tu es entrée chez moi

Tu as pris mes enfants

Utilisant ta force illégalement,

Tu m'as deshabillée

M'enlevant ma dignité

 

Tu as pris les vêtements

Pour en faire des médicaments

Pour les bons soins de tes enfants

Mon bas ventre tu l'as secoué

Pillé

Et te voilà développée

 

Mes fils ont enduré ta torture

Certains sont devenus matures

D'autres traîtres désobeissants

Me reniant.

 

Ah ma chère soeur!

Ceux qui sont chez toi viennent me reconstruire

Me rhabiller,

Me redonner ma dignité

Et tu dis que tu veux les aider.

 

Ma sœur

À quoi joues-tu ?

Si mes enfants n'étaient pas têtus

Tu les aurais tous engloutis

Je n'aurais jamais repris vie

 

Avec tes airs candides,

Ta démarche fragile,

Ton visage pâle,

Tes yeux innnocents,

Tu continues de me priver

De ma condition humaine

 

Tu viens avec ton plan d'aide pour me rebâtir

Tu te caches sous une pseudo-amitié

L'amitié étant une égalité

Comment renouveler notre fraternité

 

Je ne serai plus dupe

Mes fils te traqueront

Ils sont une grande armée

Consciencieuse,

Soucieuse,

Ils sont jeunes

Vigoureux

Déterminés,

À retrouver leur dignité.

 

Ebe EVINA

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