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Magazine Rubrique:invites

TOGO / ESTELLE FOLI, LA DANSE ET MOI

by

Alain Mouaka

Posté le December 18, 2019 12:00


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Estelle Foli

Nom : Foli
Prénoms : Adjo Delali Estelle
Taille : 1,72
Nationalité : Togolaise
Profession : Artiste danseuse et comédienne
Hobby : faire la cuisine ou le ménage
Défi : Tour du monde avec la danse (poser mes pieds aux quatre coins du monde)
Peur : Perdre la joie de vivre
Folie : c'est mon quotidien, et c'est mon nom. Il suffit d'ajouter le e à FOLI pour le savoir.


Pensées Noires : Estelle Foli vous écrivez les beaux jours de l'histoire de la danse au Togo, la danse et vous remontent à quand ?
Estelle Foli : En 2006 en classe de Terminale, mes frères m'ont invité à un cours de danse hip hop à Gym Center et dans la même année ils m'ont dirigé vers le Centre Culturel Brin de chocolat et c'est dans ce lieu que tout a vraiment commencé.


Pensées Noires  On est tout de même émerveillé par la régularité et le sérieux avec lesquelles vous évoluez, comment en êtes vous arrivez à faire de la danse une profession?
Toute petite je voulais devenir Docteur, ayant eu mon BEPC j'ai préféré la gestion et comptabilité des entreprises, j'ai eu mon Bac et à un moment j'avais compris que je pouvais être tout ça avec l'art, précisément avec la danse. Et j'y croyais fortement, mon frère Folo (paix à son nom) se faisait déjà un nom dans son métier de comédien et humoriste. En plus ce dernier était mon icône alors j'y ai cru, j'ai persévéré et aujourd'hui la danse pour moi est plus qu'un métier.


Pensées Noires  Les danseurs sont aujourd'hui comparés à des artistes à part entière donc vecteur de message, qu'exprime vous par toute votre gestuelle ?
Cela dépend dans quelle création tu fais parti, mais la plupart dans laquelle j'étais ou je suis, je danse mon vécu ou celui des autres (les blessures, joie de vivre, la révolution, l'espoir, ...). La danse aborde tous les thèmes possibles.


Pensées Noires  Vous avez déjà une liste de représentation longue comme le bras ce qui ne vous empêche pas de former ceux et celles qui ont le désir d'apprendre la danse, il y'a des prédispositions pour être une danseuse professionnelle ?
C'est comme tout métier, ou il faut déjà avoir la passion, la patience et étudier beaucoup l'univers de la danse (l'art en général).

Pensées Noires  l'Institut français de Lomé a eu le plaisir de vous revoir sur scène lors d'un spectacle baptisé Deux en Un, quel était l'esprit de cette représentation?
C'est une nouvelle création du chorégraphe Togolaise Nadège Ametogbe qui souhaite mettre en lumière la volonté d’émancipation des femmes dans les sociétés africaines actuelles. Largement défavorisée à travers les siècles précédents, le rôle de la femme dans la société s’est développé ces dernières années. La femme passe de la position de femme au foyer à celle responsable d’une activité avec un rôle important dans l’activité économique dans nos pays. Compétentes, polyvalentes et très professionnelles, les femmes d'aujourd’hui sont capables de mieux s’intégrer et de s’adapter aux besoins de la société. Les temps changent, les rôles aussi.


Pensées Noires  Vous êtes depuis quelques années entre deux avions, est ce toujours dans le but de performer ou pour vous former et vous adapter aux normes de l'heure?
C'est pour performer, être former et former en retour. On ne finit jamais d'apprendre.

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TOGO / VICKY ADAKOU, LA MODE EN FINESSE

by

Alain Mouaka

Posté le December 18, 2019 11:45


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Pensées Noires : Vicky Adakou votre nom est connu dans le milieu de la mode à Lomé et à l’extérieur de ses frontières, comment avez-vous fait vos premiers pas dans cette sphère ?

Vicky Adakou : j’ai fait mes premiers pas grâce à ma page facebook Vicky grâce à laquelle j’ai pu faire connaitre mes créations et participer à des défilés de renoms au Togo et à l’étranger.

 

Pensées Noires : Vous êtes styliste, présentez nous votre marque et comment vous est- elle venue à l’esprit ?

Vicky Adakou : A la base, tout ce qui peut toucher à la création quelque soit le domaine m’a souvent fasciné. C’est comme cela que je suis venue à la couture, de manière autodidacte, subjuguée par le fait de pouvoir couper, assembler et confectionner un vêtement pour une personne à partir de tissus . Je trouvais cela formidable, extraordinaire. La création de ma marque est venue d’une quête intérieure, un  besoin de repère, un enracinement dans la passion  qui me correspondait le plus. La page facebook Vicky a été le baromètre et révélateur de l’acceptation de mes créations présentées à un public éclectique. Les retours positifs m’ont encouragé à officialiser la marque par la création  de mon atelier en avril 2014.

 

Pensées Noires : Vous êtes donc créatrice de mode, avec quelle qualité de tissu travaillez-vous et quelles sont les coupes que vous proposez à votre clientèle ?

Vicky Adakou : En tant que créatrice de mode, je travaille avec tout type de matières qui cadre avec mon inspiration et permet d’obtenir le rendu voulu. Les coupes proposées à la clientèle varient en fonction de leurs morphologies et besoin.

 

Pensées Noires : Dans toute entreprise on fait fasse à des difficultés quelles sont les vôtres ?

Vicky Adakou : Vivre sa passion nous donne un avantage majeur, on fait de chaque difficulté une force. Un des grands obstacles à la réalisation  du métier de styliste est le regard condescendant que peuvent avoir ceux qui sont ignorants de la portée de ce métier et de son rôle dans la société ; il y’a aussi un manque crucial de centres de formations adéquats et qualifies.

 

Pensées Noires : Comment créez-vous vos coupes, une idée qui vous vient ou des demandes de client ?

Vicky Adakou : Je m’inspire de mon quotidien et en temps qu’autodidacte. J’ai développé mes propres techniques de coupe, ce qui me permet de proposer des créations originales et uniques à mes clients. Je ne fais pas dans la reproduction  d’autres modèles aux clients, ceci étant le travail d’un tailleur.

 

Pensées Noires : La mode aujourd’hui évolue par les envies des populations mais les générations aussi comment vous adaptez vous pour être toujours dans la course ?

Vicky Adakou : En tant que designer il nous appartient d’influencer la mode grâce à nos créations, pour cela on suit certes les tendances mais on essaye d’imposer les nôtres.

 

Pensées Noires : Vous êtes consultante et participez à plusieurs projets de défilés, pouvez vous nous en parler ?

Vicky Adakou : Les défiles étant principalement des plateformes de rencontres et d’échanges, ils me permettent de faire la promotion de la marque, d’approfondir mes connaissances et de nouer de bons contacts pour les projets à venir.

 

Pensées Noires : Vicky Adakou sur quoi travaillez-vous actuellement et il y’a t-il un projet de défilé en vue ou un défi en particulier à relever ?

Vicky Adakou : Je me consacre surtout au développement de ma collection de prêt-à-porter et de ma boutique en ligne. La promotion de la marque est la priorité car nous pensons qu’il faut avoir des ambitions mesurées, c’est pour cela que nous nous projetons sur des participations à de nombreux défilés internationaux dans le futur pour acquérir plus de notoriété et d’expérience.

 

Pensées Noires : Où vous retrouvez à Lomé ?

Vicky Adakou : Nous sommes sis au quartier Adidoadin non loin de  l’hôtel Concorde, Tel +228 92619941 / +228 97944114

 

Pensées Noires : Se sera la dernière question Vicky Adakou, Conseillerez-vous votre activité à des jeunes sous le charme de votre profession de vie ?

Vicky Adakou : Pour ce métier il est important d’avoir une solide formation de base, le talent sans un travail acharné ne mène à rien. Pour se démarquer, il faut rester authentique, créatif, original, humble parce qu’on ne finit  jamais d’apprendre. Si vous me le permettez je souhaite  remercier Wody Yawo Photographie grâce à qui vous avez de belles photos de moi ou de mon travail, ces photos parlent beaucoup mieux  que moi (rire) de mon travail.

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TOGO / LAKA, SUPRÊME CHEVALIER DU PINCEAU D'OR

by

Alain Mouaka

Posté le December 18, 2019 11:16


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  Peindre et sculpter le monde tel qu’il est avec une dose d’audace et de créativité, surpoudré de divers matériaux qui lui tombent sous la main, telle est la marque de fabrique de Ankude Kossi Leopold alias « Laka » artiste plasticien togolais. Bienvenue dans les méandres à penser d’un artiste qui valse avec son imaginaire tout en gardant les pieds sur terre.

 

Pensées Noires : Laka vous êtes artiste plasticien, avec vous les idées vont vite, tout d’abord comment vous définirez vous quand t- on sait que dans votre domaine il y’a des plasticiens à foison ?

Laka : je dirai que je suis un « matiériste », un néologisme pour dire que toutes mes créations se font en relief, avec un mélange hétéroclite de divers matériaux et matières, je sculpte mes peintures et je peins mes sculptures, la ligne de démarcation entre les deux genres chez moi est mince !

 

Pensées Noires : Quel  a été le déclic afin de  vous formater pour vous parfaire et faire de l’art plastique votre choix de profession ?

Laka : J’étais en deuxième année d’université en économie générale à Libreville au Gabon et ma compagne de l’époque préparait sa licence en esthétique. On était parti rencontrer le peintre Georges Mbourou pour lui soumettre un questionnaire préparatif de son mémoire de philosophie. Et je me rappelle que j’ai eu comme une révélation en rentrant dans l’atelier de cet artiste. Je me suis dit que c’est ce que je voulais comme métier étant toujours porté depuis toujours vers la création plastique, et je le suis toujours depuis maintenant 26ans.

 

Pensées Noires : Parlez nous de vos matériaux de travail, qu’est ce que vous utilisez pour peindre ?

Laka : Impossible de faire une liste exhaustive de tout ce que j’utilise pour travailler. Mais il y’a toujours des poudres minérales et végétales, de l’argile, de la colle vinylique, des tissus divers, du bois etc…

 

Pensées Noires : Vous avez dans vos pinceaux des années de carrière, peut on revenir aux grandes dates qui vous ont marqué dans votre ouvrage ?

Laka : Le début de ma carrière au Gabon en 1993 un grand saut dans le vide, beaucoup de renonciation et de sacrifices. Je rentre au Togo en 1999, l’année suivante je gagne le premier prix Vlisco-Wax « le pagne de l’an 2000 ». Il y’a d’autres belles dates comme l’acquisition d’une de mes œuvres par la Présidence de la République de Côte d’Ivoire mais bon la je parle juste de celles qui m’ont vraiment marqué.

 

Pensées Noires : Qu’est ce qui vous inspire Laka ?

Laka : Mon thème de prédilection c’est l’Homme dans toutes ses dimensions, allant de ses questionnements sur son existence à celles relatives à sa connaissance intérieure et aux liens avec l’univers et le Divin.

 

Pensées Noires : Vous avez été honoré cette année pour toute votre ouvrage en France, éclairez nous, de quoi était il question ?

Laka : Je suis un amoureux de belles lettres, il y’a un groupe littéraire dynamique à Paris « la ballade des idées » dont j’ai illustré certains textes de photos de mes œuvres. Pour le parcours et la qualité des mes travaux, ils m’ont fait l’honneur de me décerner un diplôme honorifique  et je profite de l’occasion pour les remercier encore.

 

Pensées Noires : Vous ne manquez pas d’idée, vous êtes toujours en mode création, sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Laka : Actuellement…je travaille comme d’habitude tous les jours, je n’ai pas besoin d’avoir un thème précis. Sinon je prépare une série de sculptures sur socle pour une installation et des toiles.

 

Pensées Noires : On voit peu d’artistes plasticiens africains se promouvoir dans le monde comme le font les européens ou asiatiques, pourquoi cet état de chose ?

Laka : Il y’a des règles pour percer dans le monde de l’art. Il y’a certaines qui sont incompréhensibles, avoir les moyens financiers, les bons sponsors, les bons réseaux de collectionneurs, les bonnes galeries, la bonne visibilité. C’est encore difficile pour les artistes africains de réunir tout cela et parfois plus, et malgré quelques noms sur le marché de l’art nous sommes toujours des marginaux. Mais la donne est entrain d’évoluer doucement, on verra bien dans quelques années.

 

Pensées Noires : Quelle est la fourchette de vente de vos toiles ?

Laka : Aujourd’hui je vends assez bien mon travail, je descends rarement en dessous de 300,000FCFA, et je n’ai aucune limite là-dessus. Tout dépend de la dimension et la force du travail réalisé.

 

Pensées Noires : Le monde est accablé par tant de maux, l’art plastique est il pour vous la voix des sans voix ?

Laka : Beaucoup d’artistes se servent de leur notoriété pour s’engager face à tous les problèmes qui minent nos sociétés, et on arrive parfois plus facilement à être écoutés. C’est un rôle qu’il faut prendre au sérieux, l’artiste  participe à la vie sociale comme tous les autres acteurs et doit pouvoir se déterminer face à tous les enjeux majeurs pour faire du monde un endroit meilleur pour tous.

 

Pensées Noires : Vous gagnez votre vie par votre art, la réussite en Afrique est donc possible pour tout le monde en particulier pour les jeunes ?

Laka : Il est vrai que la réussite n’est pas une sinécure. Il y’a des règles à respecter qui sont le travail acharné, la qualité de la production, la foi en soi et une bonne dose de courage. Quelque soit l’endroit ou l’on se trouve, vous réussirez. Faut que l’on arrête de croire qu’en Afrique être artiste est un passe temps pour les fainéants. C’est un métier sérieux et on peut y faire carrière mais cela demande un effort astronomique parce que vous devez aller au delà du mépris, de toutes sortes d’humiliation et de blocages qui commencent au sein même de nos familles. Mais quand le succès pointera le bout de son nez, il faut faire montre de qualité dans la gestion d vos revenus pour s’assurer une vie correcte ; Voila ce que je pense et que je peux conseiller aux plus jeunes.

 

Pensées Noires : Laka quel est votre rêve si ce n’est déjà réalisé ?

Laka : Mes rêves sont nombreux, j’ai eu la chance d’en réaliser quelques uns. Le principal est pour moi d’aller le plus loin possible dans mon métier, toucher tous les sommets  et me réaliser non seulement qu’en tant qu’artiste, mais d’être utile à ma famille et à la société au sein de laquelle j’évolue. Mille mercis à Wody Yawo Photographie grâce à qui toutes mes œuvres sont immortalisées en photo. Je ne finirais cette interview sans remercier très chaleureusement Madame Sandrine Mesquida, Directrice de la Galerie EUREKA à Abidjan avec qui je travaille depuis onze ans. Grâce à elle nous somme rentré dans la prestigieuse collection de la Présidence de la République de Côte-d'Ivoire, ainsi que dans plusieurs autres acquisitions internationales. Un immense merci et je n'oublie pas celui qui nous a présenté, l'artiste ivoirien de renom, Salif Diabagaté.

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