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Magazine Rubrique:musiques

TOGO / KANAA, LE FLOW DE L'INTELLECTUEL

by

Alain Mouaka

Posté le May 12, 2020 00:20


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Pensées Noires : Kanaa, votre emblème est le lion (Djanta) alors que dans votre pays on fait plus mention de  l’épervier, éclairez nous?

KanAa : Alors, déjà disons que  l’emblème du Togo ce n’est pas l’épervier. L'emblème du Togo est constitué d'un soleil dans lequel sont inscrites les initiales du nom officiel du Togo, entouré de deux lions portant un arc et une flèche. L’épervier n’est que l'animal emblématique de notre équipe nationale de Foot. Après, le surnom « Djanta » s’est imposé à moi, après la sortie de mon premier single du même titre en 2014. Au final, je partage donc le même emblème avec le Togo (rire).

 

Pensées Noires : Tout a commencé avec la formation 585, votre passage a laissé des traces, que gardes-tu du 585? 

KanAa : Il n’y aurait jamais eu de KanAa sans 585. Au-delà de l’école que cette aventure a été, j’ai surtout gagné une famille. La passion pour la musique était trop forte, et nous étions vraiment déterminés ! Je me rappelle qu’on marchait régulièrement pour aller au studio, quand la Micra de Risbo n’était disponible. Aujourd’hui, c’est sûr, même avec toute la volonté du monde, il me sera difficile de faire pareil (rire). Noir, Risbo, Rouj et moi sommes toujours en contact, même éparpillés aux quatre coins du globe.

 

Pensées Noires : Comment à cette époque où vous étiez si jeunes vous avez réussi à mettre de la lumière sur vous?

Une phrase résume tout, on se nourrissait de « la force de nos rêves », comme le titre de notre premier et unique album. On n’avait rien à perdre, et nous étions hyper motivés. Après aussi, nous avons eu la chance d’être soutenus par des personnes de bonne volonté comme Mr & Mme GNAMA, Mr Macaire PLAKOO, Mr Hervé D’ALMEIDA, Mr Maxime MINASSEH, Kelly AGBOBLI, etc.. Donc, évidemment, on pouvait aller un peu plus vite. Après, sans formation, il a fallu tout apprendre sur le terrain, et comprendre les codes du business, parce que le talent n’a jamais suffi pour réussir.

 

Pensées Noires : Après la pause du groupe comment vous vous êtes -fait à cette réalité des choses ?

Après les départs de Risbo & Rouj pour la France, et Noir qui signait sur une maison de production ghanéenne, continuer en solo devenait une évidence. Il y’avait certes un goût d’inachevé, mais surtout le sentiment d’avoir joué un rôle prépondérant sur la scène musicale urbaine de cette époque. Après s’être battu pour mon groupe, j’avais envie de me battre pour moi, pour me prouver que j’étais capable de le faire, et surtout, pour montrer à ceux qui n’y croyaient pas, qu’ils s’étaient lourdement trompés.

 

Pensées Noires : L’aventure solo s’ouvre à vous, racontez nous vos débuts sans les vôtres?

En 2012, j’ai dû vraiment repartir à zéro. Dans le groupe, j’étais un peu en retrait, vu que j’étais plus à la direction artistique, j’ai dû donc commencer par me représenter. J’ai commencé en multipliant freestyles et petites collaborations pendant deux ans, le temps de prendre de la confiance, et définir mon univers. L’autre challenge que j’avais sous-estimé, c’était le financier (rire) donc j’ai dû apprendre à bosser pour financer ma musique. Mais au fur et à mesure des freestyles, j’ai pris du galon, et j’ai commencé par convaincre les plus sceptiques. Et en 2014, je me suis officiellement présenté au public togolais avec Djanta.

 

Pensées Noires : les titres vont s’enchainer, Tu n’es pas Dieu, Prend ton pied, Xorse, c’est la naissance du Djanta?

KanAa : (rire) comme la forêt est déjà dans la graine, le Djanta était déjà là. Il fallait juste le montrer au public. Et LSA PROD m’a donné les moyens de le faire. J’ai fait de mon mieux pour faire une musique qui ressemble à ma génération, sans trahir la personne sensible que je suis. Vu l’accueil, je pense que l’objectif a été durablement atteint.

 

Pensées Noires : 33 combats 0 défaite, mettez nous dans la confidence qu’est-ce-qui se cache derrière ce code?

(rire) cette phrase est juste extraite de mon remix de « Et p8 koi ? » du camerounais Jovi sorti en 2015. Je disais, « ils ont dit qu’on ne pourra jamais devenir ce qu’on a rêvé d’être, fxck les fxck les, fxck les, 33 combats, zéro défaite ». Cette phrase faisait directement référence au boxeur américain Floyd Mayweather et ses 33 combats sans défaite quand le son sortait.  Aujourd’hui, il en a 50, je crois.  Après la phrase a tellement marqué les fans qu’ils m’ont surnommé ainsi.

 

Pensées Noires : Votre rap est futé, l’engagement de l’intellectuel ne passe pas inaperçu, c’est à cela que doit s’atteler l’artiste contemporain, peindre le réel comme tu l’as fait sur le titre Il n’y’a que Dieu qui peut nous blesser?

KanAa : Un artiste est avant tout un témoin de son temps. Ayant la chance d’être un porte-voix, il me semble important de chanter des sujets qui interpellent directement le destin de ma génération.  A l’époque où cette chanson sortait, nous traversions une crise socio-politique au pays, sur laquelle beaucoup d’artistes ont préféré ne pas s’exprimer. Je ne me voyais pas ne pas en parler. Cela n’aurait pas été cohérent.

 

Pensées Noires : le monde est frappé par la crise sanitaire à coronavirus, les spirituels diront que Dieu nous a frappé, quelle leçon l’humanité doit-elle apprendre de cette pandémie?

Je pense que le Covid19  est  l’occasion pour la terre de faire une pause. Qu’on arrête de courir, et qu’on prenne le temps de vivre, mais surtout que la terre puisse souffler un peu. Course à la technologie, réchauffement climatique, je pense qu’on va très vite dans le mur. On a pu se rendre compte qu’on était avant tout tous humains. Après, je me dis que c’est une formidable chance pour l’Afrique de se renouer avec elle-même. J’espère qu’on saura la saisir.

Pensées Noires : Votre actualité est teintée de nouvelles chansons, Pourquoi pas moi et Agoe33, votre engagement à éveiller les consciences se fait sentir, la quête de la réussite et un hommage à votre quartier et un dénommé Rabi Matthias, pensez-vous que les hommes ont des priorités qui n’ont rien à avoir avec les fondamentaux  de la vie ?

(Rire) il faudrait déjà qu’on se mette d’accord sur la compréhension « des fondamentaux de la vie ». Qu’est-ce que vous comprenez par-là ? Sinon pour ma part, il m’est difficile de faire une musique qui ne me ressemble pas, ou qui ne pourrait pas parler à des gens qui partagent ma vie de tous les jours. Être vrai est prioritaire et fondamental dans ma démarche artistique.

 

Pensées Noires : Vous êtes le responsable Culture & Communication à l’Institut Français du Togo, les institutions culturelles ont fermé leurs portes pour respecter les mesures sanitaires prises par les pays afin de lutter contre la propagation du covid-19, Pensez-vous que l’Afrique ressente ce manque, ce vide que crée l’absence des événements culturels et les populations voient-elles l’importance du secteur culturel dans la vie des sociétés?

KanAa : En tant que membre de l’équipe de l’IFT, je peux vous dire que nous sommes impatients de rouvrir pour continuer à vivre toutes cultures avec nos publics. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à proposer une offre dématérialisée à notre communauté digitale. Je vous invite à nous suivre sur nos réseaux sociaux. Sinon, en tant qu’artiste, le manque est flagrant et réel. C’est la culture (musique, cinéma, peinture) qui rend cette situation historique supportable. Même s’il est essentiellement au désavantage de l’artiste africain/togolais, le Covid-19 a permis aux populations de se rendre compte combien ce secteur était précieux et nous définissait. A nous d’en tirer profit en nous organisant pour le rentabiliser.

 

Pensées Noires : Une fois les mesures de ripostes levées que ferez-vous en premier Kanaa?

KanAa : Voyager, découvrir mon pays, découvrir l’Afrique, vivre, partager des bons moments avec la famille et les amis, rire, prendre le temps de souffler et de se redécouvrir.

 

Pensées Noires : le 11 mai de chaque année le monde célèbre le patriarche du reggae Robert Nesta  Marley alias Bob Marley,  que retenez-vous  de son parcours et héritage?

En quelques mots, Bob est le genre d’artiste qui n’arrive qu’une fois par siècle. Prendre un genre qui était quasi inconnu en son temps pour en faire une musique mondiale tout en délivrant un message universel d’amour et de positivité. Il n’est pas donner à n’importe qui de marquer autant son époque tout en restant intemporel.

 

Pensées Noires : Que vous inspirent Pensées Noires?

KanAa : « Tant que les histoires de chasse seront racontées par les chasseurs, les lions auront toujours tort ». Merci de raconter nos histoires.

Pensées Noires : KanAa une pensée pour l’Afrique ?

KanAa : Une autre Afrique est possible, tout dépend de nous. Si nous prenons le temps de nous reconnecter avec nous-mêmes, de comprendre qui nous sommes pour tisser une nouvelle liane au bout de celle qui a été brusquement coupée.

 

Pensées Noires : Pour finir, un adage ou proverbe qui vous tient à cœur telle une prière?

KanAa : Reste fidèle à la vision, pas aux hommes.

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MAROC / YANN'SINE SIGNE TOMORROW

by

Alain Mouaka

Posté le May 1, 2020 17:47


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      Sa musique est fraîche et douce autant que sa voix. Après le carton du titre j’essaie (vidéo qui cumule à ce jour plus de  2millions de vues sur youtube) qui appelle à tenir bon malgré les adversités de la vie, Leila une ode à l’amour et  le morceau ça va aller en complicité avec l’artiste français Mad pour soutenir les populations du monde qui sont en confinement des suites de la crise sanitaire à coronavirus, sélectionné parmi les 10 finalistes du Prix découverte RFI 2019,  au compteur 3 nominations aux AFRIMA All Africa Music Awards) dans les catégories : Meilleur Artiste Masculin Afrique du Nord, Artiste le plus Prometteur en Afrique et Meilleur Artiste de Pop Africaine, Yann’sine porte à nouveau sur les épaules son Maroc natal à travers un nouveau single baptisé Tomorrow , sortie prévue le 8 Mai.

En attendant cette belle balade en Arabe, nous vous invitons à en savoir un plus sur une valeur sûre de la musique Marocaine à travers une interview qu’il a accordé à Pensées Noires magazine le 6 Avril dernier.

https://penseesnoires.com/blog/article/musiques/ubuntu-ndeg3-maroc-ca-va-aller-lhymne-de-yannsine-en-plein-confinement

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GABON / SNEEF, UNE ÂME MUSICALE SENSIBLE

by

Alain Mouaka

Posté le April 21, 2020 06:53


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    Natif de Notsé, ville située dans la préfecture du Haho dans le Sud du Togo, Sneef est un artiste dynamique et passionné qui a très tôt succombé au charme de la musique. Sa disposition à faire de la musique saute vite aux yeux de son entourage. Comme la plupart des artistes de renom, Sneef pousssera ces premières notes en famille mais aussi lors de quelques manifestations sur invitation de ses amis. En grandissant il ajuste son aptitude à chanter. Ce milieu le fait découvrir et écouter des artistes confirmés adulés des jeunes de son âge à l’instar de : Toofan, Jey-Liba,Wedy et à ce jour il ne le cache pas de le dire à qui veut l’entendre, il écoute beaucoup l’une des pépites de plusieurs jeunes  le dénommé  Santrinos Raphael .

Ce canal d’expression de choix, la musique bien entendu,  lui permetttra d’exprimer ses inquiétudes sur les conditions difficiles que subissent les enfants de la rue, à savoir la faim, maladie, souffrance et viol pour les plus vulnérables. Cette triste situation des enfants démunie  devenue une hantise pour l’artiste  fera l’objet de sa première chanson baptisée Trafic des Enfants sortie en 2005.  

Dans le souci de se parfaire dans son travail, KOTHOR Lébènè , nom à l’état civil, Sneef devra quitter son pays pour se rendre au Gabon où y vit ses parents mais également sa petite famille. Bien qu’étant à ce jour Chef d’entreprise et technicien de baies-vitrée à son compte, sa vie professionnelle donc, cet auteur- compositeur-interprète n’a pas mit en pause son premier amour, la musique. Porté toujours par de nobles sentiments il sort en 2019 le titre pardon où l’espoir, l’amour et la paix seront les thématiques qu’il abordera.

Un combat essentiel est déterminant dorénavant pour le togolais Sneef, prendre position  et être une voix pour les femmes victimes de violence dans les couples ou dans la société.

 2020 promet donc de belles surprises de la part de Sneef. Wait and see.

 

 

Pensées Noires : Sneef merci de donner un peu de votre temps aux lecteurs de Pensées Noires magazine, votre entourage vous définit comme un amoureux de la musique, comment est née en vous la passion pour la musique ?

Sneef : Merci à toute l’équipe de Pensées Noires pour m’avoir donné l’opportunité d’échanger un moment avec mes fans, ça me permet de ressentir  mon pays (rire) depuis ma nouvelle terre d’accueil le Gabon. Alors pour répondre à votre question en toute franchise je ne saurais vous donner une réponse exacte. Je suis tout de même sûr d(une chose, très tôt j’ai aimé chanté sans y connaitre grande chose et au fil des années ça a donné ce que je suis aujourd’hui. Depuis 2005 je vis ma passion et je continue par me parfaire. Pour moi faire la musique est une évidence.

 

Pensées Noires : Vous chantez le vécu, des sujets qui touchent la société, est-ce là votre vision, parler des sujets réels pour sensibiliser les populations?

Oui je suis choqué par tant de choses tout comme vous et d’autres et le moyen que j’ai trouvé pour en parler est de chanter. Je pense que pour changer les choses il faut en parler, il faut sensibiliser les masses et je suis sûr que n’importe qui peut mener une campagne contre des faits sociaux qui fâchent pourvu que ses propos tiennent la route et que ce qu’il dénonce soit réel.

 

Pensées Noires : votre dernière sortie musicale est baptisée Pardon, quel en est le message?

Tout à fait Pardon. Dans un couple il peut arriver que l’un blesse l’autre ou le froisse une et mille fois, présenter des excuses et demander pardon n’est pas un signe de faiblesse mais de grandeur d’âme. Cela semble banal mais le faire soulage l’autre, car vous lui témoignez de l’importance, donc j’invite les couples à demander pardon dans les moments où ils sont en faute.

 

Pensées Noires : Vous vivez désormais au Gabon, parlez nous un peu de ce pays?

Que dire (rire), le Gabon en forme longue la République Gabonaise, un pays situé  en Afrique centrale. On sent que la vie bouillonne de partout, on remarque très vite l’aspect  luxueux de la capitale, parc automobile, bâtisse ; population bref difficile de tout vous citer, je vous invite à venir le découvrir ; Il y est fait bon vivre.

 

Pensées Noires : Sneef vous êtes l’image d’un label qui  sur place  gére quelques artistes originaires du Togo, info ou intox?

Oui je suis l’image d'un label qui travaille sur place avec quelques artistes originaires du Togo, vous êtes bien informé. Le label est baptisé Lokpo Muzik dirigé par mr Alexis Zaza, il est réalisateur vidéo et manager de la boite.

 

Pensées Noires : Le monde est touché par la pandémie à coronavirus , quelle est la situation au Gabon, les populations respectent-elles les consignes d’hygiène?

Sneef : Tout comme quelques pays en Afrique le est  Gabon aujourd'hui touché par la pandémie à coronavirus, un sujet qui nous inquiète tous ; Bien évidement les populations respectent les cosignes  barrières, pour tout vous dire nous sommes en confinement depuis la semaine passée pour deux semaines on espère que ces mesures vont vraiment nous aider.

 

Pensées Noires : Un mot à vos fans afin de les  prévenir des effets dévastateurs du covid-19?

Restez chez vous et respecter les gestes barrières de l'OMS contre covid-19 .

 

Pensées Noires : un projet vous tient à cœur nous dit-on, défendre la cause des femmes battues, dites nous en un peu plus?

Donner de la voix pour alerter sur cet acte est mon nouveau combat. C’est un cri du cœur afin de soutenir ces femmes violentées, c’est la cause qui me tient à  cœur. Nous allons démarrer nos actions dès que le vent de la pandémie serra derrière nous.

 

Pensées Noires : Votre engagement pour les uns et les autres est louable, Quel est le monde que vous souhaiterez laisser aux prochaines générations?

 

Un monde mieux que celui d’aujourd’hui où tout le monde aura les mêmes droits et traité au même titre, celui d’être un homme ou une femme quelque soit son origine, son sexe et sa religion.

 

Pensées Noires : Sneef un nouveau single parle en bien de vous, Fafa, dites nous tout?

Sneef :  Fafa est justement  le titre de ma nouvelle chanson, il s’agit d’une histoire d’amour dans laquelle le monsieur ne veut pas perdre l’être de sa vie (rire), j’espère que cela pourra toucher les cœurs des hommes qui battent leur femmes en ces moments de confinement dans le monde. Merci à Pensées Noires pour cet instant partagé avec vos lecteurs. Bon marche à  nous.

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