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Magazine Rubrique:musiques

UBUNTU 5 / TOGO : 1 ZEDMAN 1 PLAT BY LINOS

by

Alain Mouaka

Posté le April 17, 2020 17:54


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Il fait partie de ces personnes précoces qui ont conscience très tôt de leurs facultés et contre tout attente mettent tout le monde d’accord. Né pour chanter et pas que, la preuve, il est propriétaire d’un restaurant qui depuis le 16 Avril à ouvert sa cuisine  aux conducteurs de Taxi moto  à qui ils offrent un repas gratuitement, un geste afin de soutenir ces derniers en ces instants de crise sanitaire causée par la pandémie à coronavirus. Cette action de cœur est ce que prône la chronique Ubuntu , Je suis car tu es. Pensées Noires magazine n’a donc pas hésité à en savoir plus sur l’homme, l’artiste et le projet dénommé 1 Zedman 1 Plat. L’artiste Linos est l’invité du numéro cinq (5) de notre chronique.

 

Pensées Noires : Linos merci d’accorder un peu de votre temps aux lecteurs de Pensées Noires magazine, qui se cache derrière votre nom de scène ?

Linos : Bien de choses à toute l’équipe de Pensées Noires, merci pour la considération. Alors à l'état civil mon nom est KPODAR EKOUE LINOS. Je suis artiste chanteur, entrepreneur et businessman et je suis très heureux de passer ce bout de temps avec le continent à travers votre plateforme.

 

Pensées Noires : Artiste de la chanson , vous êtes originaire du Togo le pays d’Emmanuel Adébayor, de l’adémin, du koliko, du Tchouk et des Eperviers et tant d’autres belles choses à découvrir sur place, mais aussi une riche discographie , justement comment découvrez-vous le milieu de la chanson?

D'abord il faut dire que j'aimais la musique depuis tout petit mais je ne pouvais laisser parler cette attraction car j’étais suivi de près par ma grand-mère à Conakry, avec elle c’était les études étude ou rien ; j'écrivais donc des textes sans jamais les chanter. C'est de retour au pays que je me suis vraiment lancer dans la musique.

 

Pensées Noires : Comment avez-vous gravi les marches pour en arriver à la reconnaissance qui est la votre aujourd’hui ?

Linos : ça n’a pas été facile comme vous pouvez vous en douter. Au début personne ne croyais en ce que je faisais donc il y’avait pas de soutien ; En 2014 je faisais la connaissance de Ty-g et je lui ai proposé une collaboration, sans hésitation il a accepté et c'était là mon premier single, Gbloinam et c'était à l’époque le premier clip en bande animée au Togo. Par la suite j’ai compris que la musique demandait un investissement à la limite un minimum de moyen, d'expériences et de relations,  j'ai donc fais une pose pour bien me ressourcer et revenir en 2017. Et de 2017 à nos jours je vois bien les résultats.

 

Pensées Noires : Quel est le titre qui a mis de la lumière sur vous et qui a lancé vos projets ?

C'est Toucher-Coller en complicité avec Mike Alabi de la Côte d'Ivoire. J’ai bien senti qu’il y’avait une fanbase qui était à l’écoute et cela me pousse à travailler encore plus et surtout à rester sur cette lancée. Je profite d’ailleurs de cette opportunité pour dire un sincère merci à tous les mélomanes et mes fans car ils sont notre force.

 

Pensées Noires : Est-ce un choix que vous regrettez car nombreuses disent que le milieu  artistique, musical vous concernant, est très complexe et ne tient qu’à un fil?

Non je ne regrette pas ce choix. J'aime ce que je fais et j'aime relever les défis.

 

Pensées Noires : De tout votre parcours quel est le souvenir qui reste  à jamais gravé en vous?

Linos : Ha Ça s'est passé récemment, j'ai demandé une collaboration à un grand artiste international il a accepté sans conditions dès qu'il a écouté le refrain. C'est une surprise qui arrive bientôt. J’en suis fier.

 

Pensées Noires : Le monde vit des heures difficiles pour cause, la crise sanitaire due à la pandémie à coronavirus, une situation qui ne vous laisse pas indifférent, à compter du Jeudi 16 Avril vous avez mis sur pied un projet baptisé 1 zedman 1 plat, dites nous en plus, que prône cette initiative?

Tout d'abord il est question d’apporter un plus à la chaîne de solidarité de l’heure, nous sommes en crise sanitaire mais en même temps une crise économique donc j'ai pensé aider les conducteurs de Taxi moto,  vu que j'ai un restaurant.  Cette action consiste à offrir des plats gratuitement, Nous avons donc débuté cette campagne le jeudi 16 Avril dernier, le message est passé car nous avons partagé au moins 500 plats. Un zedman un plat par jour et en même temps les sensibiliser sur  les mesures barrière car à ce jour ces consignes sanitaires restent des protections de poids contre la contamination au covid-19 .

Pensées Noires : Vous témoignez avec fierté le courage de votre Père un ancien de la profession qui s’est occupé de sa famille et de vos études à la sueur de son front avec dignité, une pensée à son endroit ?

Mon père est un modèle pour moi, c'est une source d'inspiration, je suis fière de lui et il sera toujours fier de moi.

 

Pensées Noires : Cet élan de générosité qui s’ajoute aux chaines de solidarités dans le monde est une action louable, as-tu un message à l’endroit des hommes de pouvoirs dont l’action est vitale pour sauver les populations africaines ?

Linos : Oui il faut que tout le monde mette la main à la patte, nous devons faire parler nos cœurs en ce moment et bien entendu dans notre pays. J'invite les bonnes volontés à faire des actions à la mesure de leurs capacités, c'est une action qui donnera de la force à nos populations Africaines car tous n’ont pas le même pouvoir d’achat.

Pensées Noires : Un conseil aux populations Africaines ?

D'abord être fort mentalement c'est une base. Ensuite respecter les mesures barrières et surtout prier à Dieu car il a le pouvoir de nous protéger jusqu'à la fin de cette pandémie.

 

Pensées Noires : Que t’inspire la pandémie à coronavirus?

À vrai dire j'ai eu la confirmation que l'homme n'est rien.

 

Pensées Noires : Linos travaillez-vous sur un projet musical en ce moment ou comme beaucoup d’autres vous patientez pour l’après coronavirus ?

Un projet musical oui, ce weekend sortira un titre griffé AYA DOUDOU en collaboration avec un jeune rappeur de Kara, et après la pandémie il y’aura d'autres projets, on reste confiant.

 

Pensées Noires : Nombreux évoquent la fin des temps suite à la pandémie à coronavirus, votre avis ?

Linos : Moi je n'ai pas encore terminé ma mission donc ce n'est pas la fin des temps, ça va passer.

 

Pensées Noires : Pour finir, votre souhait pour l’Afrique?

Voir une Afrique unie et forte

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TOGO / FOFO SKARFO, PLUS PHILOSOPHE QU'ARTISTE

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Alain Mouaka

Posté le April 16, 2020 22:30


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Membre du groupe La Source au côté de son binôme The Word, formation qui a marqué d’une emprunte indélébile l’âge d’or du rap togolais, Fofo Skarfo signe  en 2018 « 13 Janvier », un album solo de choix qui allie avec facilité engagement et légèreté. Textes millimétrés, orchestration magistrale teintée d’une touche africaine qui laisse la porte ouverte aux mutations musicales de l’heure, c’est à raison que Radio France International communément appelé RFI voit en cette voix grave un artiste à suivre tout au long de 2020 et même plus. En retrait pour une quête musicale après son concert live de 2019 à l’Institut Français du Togo, c’est une vidéo sortie il y’a quelques jours baptisée J'écris (si vous ne l'avez pas encore vu, cliquez ici : https://dai.ly/x7ta9fj) qui met une fois encore à nu le savoir faire et la direction artistique de l’artiste. Grand défenseur de son continent, qui ne manque jamais de laisser quelques sourires lors de ces différentes apparitions, Pensées Noires magazine n’a pas hésiter à inviter ce philosophe au grand cœur.

Pensées Noires : Merci Fofo Skarfo de trouver du temps afin de passer un moment avec tes fans en ces temps troubles où la pandémie du coronavirus accapare les esprits. Votre album 13 Janvier est sortie en 2018, deux ans après, 2020, les propos sont toujours d’actualité, seul Dieu est fort comme le dit la deuxième piste de l’opus ?

Fofo Skarfo : Bien de choses à toute l’équipe de Pensées Noires, merci de m'accorder cette interview. Oui c'est Dieu qui Est Fort comme je dis certes, mais c'est à nous de faire les choses comme je le dis dans le morceau. Il nous a tout donné, à nous de mettre à profit ces acquis à titre individuel comme collectif.

 

Pensées Noires : Le 13 Janvier est votre date de naissance, cet album est-ce une renaissance?

Oui on peut dire ça, après plus de 4ans de silence, des voyages et ayant toujours évolué en groupe, revenir en solo était effectivement une forme de renaissance.

 

Pensées Noires : Vous offrez aux mélomanes des textes poétiques, profonds et subtilement engagés, lequel a été le plus complexe à naître de votre esprit voyageur?

Lignes De Nos Vies est certainement le plus complexe vu que c'est un morceau qui en appel à une partie de ma vie privée et parle de moi en même temps, un exercise difficile car c’est  rare dans mes compositions d’y inserrer le privée.

 

Pensées Noires : Vous ne vous positionnez pas qu’en messager vous faites intervenir la réflexion de ceux qui vous écoutent, d’où vous vient cette certitude qu’ils en savent beaucoup plus tel que vous le dites dans O Gna Gnawan?

Fofo Skarfo : Se poser des questions et poser des questions à toujours été un des éléments primordiaux de mes textes. A force de faire cet exercice on se rend compte en fait que les gens en savent plus qu'ils ne le reflètent. Cependant on est noyé dans un flot de distractions, d'infos inutiles, on est surinformé sur des sujets frivoles que même si au fond on sait qu'il y’a plus important que la couleur du fond de teint de Rihanna, nos cerveaux finissent par se ramollir dans ce matraquage même si en réalité O Gna Gnawan.

 

Pensées Noires : Sur 13 Janvier vous évoquez un nom celui de Khadafi, est-ce un clin d’œil à la mémoire de l’ex dirigeant africain le regretté Mouammar Kadhafi?

Oui c'est un clin d'œil à ce Monsieur. On ne le chantera peut-être pas comme un Sankara ou un Nkrumah, mais il a définitivement posé les jalons d'un panafricanisme pratique loin des conférences fleuves qui aboutissent rarement à des actes concrets; Khadafi a investi pour le premier satellite Africain, les banques centrales Africaines d'où naitra la première monnaie Africaine et ceci jusqu'a le payer au prix de sa vie.

 

Pensées Noires : Ce 13 Avril 2020 est sortie une nouvelle vidéo, J’écris, était-il capital qu’elle sorte un 13 Avril?

Capital non, mais c'était assez symbolique dans le sens où ça marquait les 1 an de mon concert Elatchè.

 

Pensées Noires : Vous dites dans une partie du titre, « nous sommes de l’or sur un dépotoir », l’ennemie de l’africain serait-il l’africain lui qui l’empêche de se réaliser?

Non, ce serait généraliser et ignorer le combat de tous ces frères et sœurs qui rendent l'Afrique meilleure un peu plus chaque jour, même si je reconnais que notre bergerie est truffée de loups. De l'or sur un dépotoir pour peindre tout ce génie, ces talents qui se meurent chaque jour parce que dans un système peu valorisant par ignorance et negligence.  Pour certains qui ont plus de chance l'exil sera leur seule issue pour pouvoir s'en sortir.

 

Pensées Noires : Un sourire dément vous prend à la fin de votre clip, la réflexion peut-elle rendre fou Fofo Skarfo?

Je ris de nous, de nos misères. Je ris d'eux et de ce qu'ils font de nous, c'est un refus de pleurer , de se plaindre mais  continuer à se battre malgré la douleur. Enfin je ris de la mort qui tôt ou tard viendra et qui là se présente devant moi au bout du fusil, et pour citer Kendrick Lamar "The man in front of the gun lives for ever" : L'homme en face du fusil vie pour toujours". La mort n'est plus la fin mais le début de la renaissance.

 

Pensées Noires : « Ils veulent t’enterrer vivant, mais avant de donner vie  la graine doit mourir afin de renaitre », cette phrase revient en boucle à la fin du clip après votre assassinat, faut-il tuer son naturel pour faire vivre son spirituel comme l’a dit Jésus, naitre de nouveau?

La nature nous parle d'elle même, la graine une fois mise sous terre doit mourir pour germer. Mourir pour germer, oui à un moment il faudra accepter de mourir d'une manière ou d'une autre, sacrifier ses tares , se prendre plus au sérieux si l'on veut aboutir à quelque chose de sérieux et de durable. Et pour le spirituel il en va de même, on ne peut pas atteindre un stade élevé si on ne sacrifie pas le superficiel.

 

Pensées Noires : On note la présence de trois belles voix sur l’album 13 Janvier, celles de vos jeunes frères Kanaa et Le Papara ainsi que l’une des icônes de la musique togolaise King Mensah à rendre jaloux plusieurs, que gardez-vous de ces collaborations ?

Magnifique. Non seulement artistiquement mais aussi humainement, même si c'est des générations diffentes. KanAa et Le Papara ont ramené la fougue de la jeunesse et King Mensah la sagesse et la profondeur de l'aîné.

 

Pensées Noires : La pandémie à coronavirus force l’actualité, on a pu voir il y’a quelques jours de mauvais traitements dont ont été victimes des Africains en Chine, ce qui relance le débat sur le manque de considération et respect des africains dans le monde, quel est votre regard sur le sujet vous qui êtes un défenseur des valeurs des cultures africaines?

"La puissance ne respecte que la puissance" dit on. l'Africain ne se fait pas respecter dehors parce-que l'Afrique n'est pas puissante ou ne se fait pas le devoir d'être puissante. Pour avoir moi même vécu en Chine, côtoyé des Européens, Américains, Australiens je peux affirmer que les traitements qui nous sont souvent réservés en fonction de nos origines et les moins glorieux reviennent aux noirs et aux Africains en particulier. Ce serait certes injuste de généraliser  car il y’a toujours des Chinois qui se démarquent en ayant la bonne attitude. Le silence coupable de nos pays sauf pour ce cas ci en est aussi pour beaucoup dans la continuité de cette stigmatisation .

 

Pensées Noires : Pour les plus spirituels la pandémie à coronavirus est une leçon pour le monde, une chance de bâtir un monde meilleur une fois cette crise derrière nous, votre avis ?

Spirituel ou pas , c'est une leçon et si on en tire rien nous retomberons dans les même erreurs ou pire. Depuis plusieurs années certains endroits de la planète ont pu avoir un ciel bleu parceque les usines ont du cesser de fonctionner, c'est une leçon. L'être humain, la vie humaine a recommencé par avoir plus de valeur que les biens matériels, c'est une leçon... Autant de leçons qui nous amènent à nous réinterroger sur notre condition d'être humain et sur ce système qui nous a conduit à ce drame mondial que nous vivons aujourd'hui.

 

Pensées Noires : Si vous aviez la possibilité comme dans les films de tout recommencer à zéro, de renaitre à nouveau un 13 Janvier out en étant conscient de tous les événements qui s’enchaineront, viendrez-vous sur terre?

Avec toutes cette connaissance dès la naissance ?Ce serait criminel de ne pas venir sur terre. Même si j'aurais à sauver une vie ça aurait valu la peine mais je crois même que je pourrais en sauver plus.

 

Pensées Noires : Fofo Skarfo, un adage pour se séparer en beauté ?

Impossible n'est pas Impossible, faut demander à possibilité.

 

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TOGO / LE RAPPEUR YAO BOBBY SE MOBILISE CONTRE LE CORONAVIRUS

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Alain Mouaka

Posté le April 12, 2020 10:43


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Surnommé le rappeur Africain, Yao Bobby n’est plus à présenter. Engagé depuis les années 90 au côté de son groupe Djanta Kan pour le meilleur devenir des peuples d’Afrique à travers un rap porté par la richesse artistique et musicale de son pays le Togo, cet amoureux de l’Afrique ne ménage aucun effort pour faire entendre la voix de la raison. « Histoires d’un continent » est son premier album coédité par RFI en 2012, initiateur d’échanges avec la création de son centre culturel et son festival « Désenchaînés » à Agbodrafo au Togo, YaoBobby assume avec brio le statut de l’inventeur de l’Afrohiphop. « Afreekan Village » est le titre de son dernier album en date, un coffret qui chante la vie et le quotidien en Afrique sans langue de bois. On lui doit le titre «Diamonds" dont la vidéo a été nominé Meilleur Clip Vidéo de Suisse par le Festival Solothurner.

 « Diamonds c'est une réflexion sur le pillage des richesses de l'Afrique, le pillage de son or, des diamants mais aussi de sa culture et de sa force ! Ce n’est un secret pour personne de dire que le monde s’enrichit en Afrique mais paradoxalement les Africains qui sont donc si riches sont toujours à la place et toujours si pauvres. Rira bien qui rira le dernier. » / Yao Bobby

Lorsque ce griot des temps modernes n’est pas sur scène il se consacre à sa seconde passion, l’art plastique, à ce propos il signe une initiative baptisé « L’éducation artistique au recyclage » qui comptabilise déjà deux éditions réalisées au Togo.

En ces heures troubles dûes à la pandémie à coronavirus qui touche le monde, l’artiste donne de la voix.

 

 

Pensées Noires : Yao Bobby, Pensées Noires magazine est honnoré de recevoir un défenseur de l’Afrique de votre calibre, vous donnez de la voix à travers un projet baptisé Journal Rappé, éclairez nos lanternes?

Yao Bobby : Bénédictions à toute l’équipe de Pensées Noires magazine, merci pour l’invitation. Inspiré par mon frère Xuman du Sénégal qui est à l’initiative d’un Journal Rappé, cela fait presque deux ans que je produis régulièrement un JRT, Journal Rappé Togolais dont la mission est de présenter une information, la plus objective possible, chiffrée et documentée. Cette information est présentée sous une forme artistique, le rap, en français et en éwé, dans le but de toucher le plus grand nombre de personnes.

 

Pensées Noires : En ces deux ans d’activité et de production quels sont les sujets que vous avez abordé?

Dans le Journal Rappé nous avons rendu hommage aux enfants décédés pendant les marches en 2018, des nouvelles assurances scolaires, des dispositifs de santé mis en place par l’état, du système scolaire et j’en passe ; Le JRT se veut un vecteur d’information, d’éducation et de réflexion pour les citoyens d’aujourd’hui et de demain.

 

Pensées Noires : La pandémie à coronavirus force l’actualité de l’heure, il vous a été impossible de fermer les yeux sur ce mal bien entendu

Il m’a paru essentiel de parler du coronavirus car je me suis aperçu du manque d’information et de connaissance autour de moi. Les écoles ont fermé ce qui est déjà une bonne chose , mais les enfants sont désoeuvrés et certains traînent tous ensemble dans la rue, pire encore il y’en a qui ignorent les gestes barrieres ou s’en moquent, ce qui est grave à mon sens. J’ai trouvé qu’il était très important de faire un JRT accessible à tous pour essayer de faire entendre raison aux gens qui vivent autour de nous et qui n’ont pas accès à l’information.

 

Pensées Noires : Vous avez fait appel à des artistes de la chanson togolaise afin de porter haut et fort  ce message, lesquels ?

Ils sont nombreux: Daflag, Tesko le Verbe, Kelhy, Likidjo, Kaporal Wisdom, Kanaa, Momo Kankua et J’en passe. Chacun passant le message dans la langue de son choix, touchant un maximum de personnes aux quatre coins de notre pays.

 

Pensées Noires : Quel est le message qui est adressé aux populations?

Ce titre évoque les gestes barrrieres à adopter, il dit ce qu’est ce virus qui empêche nos enfants d’aller à l’école, qui enferme des pays comme la France, qui empêche la population active de vaquer à ses occupations comme à son habitude car nous avons à faire à un virus qui est tres Contagieux et qui tue, un virus invisible mais très puissant et  nous devons tous nous montrer responsables en prenant la décision de limiter nos déplacements et de nous laver les mains, et aussi de transmettre l’information autour de nous.

 

Pensées Noires : Vous êtes basé à Agbodrafo où se trouve le siège de votre fondation et centre culturel Les Changeurs, sentez-vous dans ce milieu une prise de conscience des populations face aux dangers  du covid-19?

Je sens que les gens ont peur, mais comme ils ne sont pas assez informés je ne vois pas une réelle prise de conscience. Vous savez c’est une situation compliquée. Le virus est là, présent, très contagieux mais l’Afrique est quoiqu’on dise épargnée par un taux de mortalité vertiguex comme dans les pays les plus touchés. On doit faire attention car comme j’ai eu a l’entendre dans une discussion dans une ruelle non loin de chez moi :  “ en Afrique les gens ont à choisir entre tomber malades et ne pas vraiment le sentir ou juste sentir un palu, comme ils en ont l’habitude ou mourir de faim parce qu’ils restent confinés chez eux au lieu d’aller chercher de quoi nourrir la famille.” ; ce genre de propos glace le sang pour le rappeur engage que je suis, j’ai l’impression que l’Africain est oblige de faire des choix difficiles pour vivre. En tout cas une chose est clair les gens ont peur, ils fuient dès qu’ils voient un blanc mais n’hésitent pas à se regrouper par dizaine s’ils assistent à un accident. La prise de conscience est réelle mais le manque de serieux dans cette histoire afin de se proteger l’est aussi. Nous allons continuer par sensibiliser les masses avec les moyens de bord.

 

Pensées Noires : Avez-vous un mot à adresser aux autorités africaines dans cette lutte contre cet ennemie invisible donc plus dangereux?

Oui, bien sûr. Il est important de reconnaitre que des efforts sont faits par les autorités pour protéger les populations mais selon moi il faut prendre encore des measures, inciter les gens à rester chez eux, organiser un dépistage massif, distribuer des denrées alimentaires (riz, tomates, maïs, oignons, huile, charbon, sel,…), rendre l’électricité gratuite ect... Je ne veux pas passer pour un donneur de leçon je sais que c’est très difficile de prendre de telles décisions mais il vaut mieux agir vite et fort. Les actions et réactions de la population dépendent vraiment de la direction prise par leurs dirigeants africains. Ensuite j’inviterais les associations, structures et ONG et même les artistes qui se déplacent dans les villages pour des sensibilisations à réfléchir à ce type d’actions. Le virus dit-on ne se déplace pas, c’est nous qui facilitons sa propagation ici et là en ne restant pas à la maison. Si chacun reste chez soi, informe ses proches par téléphone ou réseaux sociaux, si nous respectons les gestes barrières, si nous éduquons et informons nos enfants et les gardons à la maison, nous serons de véritables acteurs contre la propagation de ce virus. Nous ne le repeterons jamais assez, respectez les gestes barriéres. Stay strong, stay home, stay quiet.

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