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Magazine Rubrique:musiques

TOGO / LE RAPPEUR YAO BOBBY SE MOBILISE CONTRE LE CORONAVIRUS

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Alain Mouaka

Posté le April 12, 2020 10:43


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Surnommé le rappeur Africain, Yao Bobby n’est plus à présenter. Engagé depuis les années 90 au côté de son groupe Djanta Kan pour le meilleur devenir des peuples d’Afrique à travers un rap porté par la richesse artistique et musicale de son pays le Togo, cet amoureux de l’Afrique ne ménage aucun effort pour faire entendre la voix de la raison. « Histoires d’un continent » est son premier album coédité par RFI en 2012, initiateur d’échanges avec la création de son centre culturel et son festival « Désenchaînés » à Agbodrafo au Togo, YaoBobby assume avec brio le statut de l’inventeur de l’Afrohiphop. « Afreekan Village » est le titre de son dernier album en date, un coffret qui chante la vie et le quotidien en Afrique sans langue de bois. On lui doit le titre «Diamonds" dont la vidéo a été nominé Meilleur Clip Vidéo de Suisse par le Festival Solothurner.

 « Diamonds c'est une réflexion sur le pillage des richesses de l'Afrique, le pillage de son or, des diamants mais aussi de sa culture et de sa force ! Ce n’est un secret pour personne de dire que le monde s’enrichit en Afrique mais paradoxalement les Africains qui sont donc si riches sont toujours à la place et toujours si pauvres. Rira bien qui rira le dernier. » / Yao Bobby

Lorsque ce griot des temps modernes n’est pas sur scène il se consacre à sa seconde passion, l’art plastique, à ce propos il signe une initiative baptisé « L’éducation artistique au recyclage » qui comptabilise déjà deux éditions réalisées au Togo.

En ces heures troubles dûes à la pandémie à coronavirus qui touche le monde, l’artiste donne de la voix.

 

 

Pensées Noires : Yao Bobby, Pensées Noires magazine est honnoré de recevoir un défenseur de l’Afrique de votre calibre, vous donnez de la voix à travers un projet baptisé Journal Rappé, éclairez nos lanternes?

Yao Bobby : Bénédictions à toute l’équipe de Pensées Noires magazine, merci pour l’invitation. Inspiré par mon frère Xuman du Sénégal qui est à l’initiative d’un Journal Rappé, cela fait presque deux ans que je produis régulièrement un JRT, Journal Rappé Togolais dont la mission est de présenter une information, la plus objective possible, chiffrée et documentée. Cette information est présentée sous une forme artistique, le rap, en français et en éwé, dans le but de toucher le plus grand nombre de personnes.

 

Pensées Noires : En ces deux ans d’activité et de production quels sont les sujets que vous avez abordé?

Dans le Journal Rappé nous avons rendu hommage aux enfants décédés pendant les marches en 2018, des nouvelles assurances scolaires, des dispositifs de santé mis en place par l’état, du système scolaire et j’en passe ; Le JRT se veut un vecteur d’information, d’éducation et de réflexion pour les citoyens d’aujourd’hui et de demain.

 

Pensées Noires : La pandémie à coronavirus force l’actualité de l’heure, il vous a été impossible de fermer les yeux sur ce mal bien entendu

Il m’a paru essentiel de parler du coronavirus car je me suis aperçu du manque d’information et de connaissance autour de moi. Les écoles ont fermé ce qui est déjà une bonne chose , mais les enfants sont désoeuvrés et certains traînent tous ensemble dans la rue, pire encore il y’en a qui ignorent les gestes barrieres ou s’en moquent, ce qui est grave à mon sens. J’ai trouvé qu’il était très important de faire un JRT accessible à tous pour essayer de faire entendre raison aux gens qui vivent autour de nous et qui n’ont pas accès à l’information.

 

Pensées Noires : Vous avez fait appel à des artistes de la chanson togolaise afin de porter haut et fort  ce message, lesquels ?

Ils sont nombreux: Daflag, Tesko le Verbe, Kelhy, Likidjo, Kaporal Wisdom, Kanaa, Momo Kankua et J’en passe. Chacun passant le message dans la langue de son choix, touchant un maximum de personnes aux quatre coins de notre pays.

 

Pensées Noires : Quel est le message qui est adressé aux populations?

Ce titre évoque les gestes barrrieres à adopter, il dit ce qu’est ce virus qui empêche nos enfants d’aller à l’école, qui enferme des pays comme la France, qui empêche la population active de vaquer à ses occupations comme à son habitude car nous avons à faire à un virus qui est tres Contagieux et qui tue, un virus invisible mais très puissant et  nous devons tous nous montrer responsables en prenant la décision de limiter nos déplacements et de nous laver les mains, et aussi de transmettre l’information autour de nous.

 

Pensées Noires : Vous êtes basé à Agbodrafo où se trouve le siège de votre fondation et centre culturel Les Changeurs, sentez-vous dans ce milieu une prise de conscience des populations face aux dangers  du covid-19?

Je sens que les gens ont peur, mais comme ils ne sont pas assez informés je ne vois pas une réelle prise de conscience. Vous savez c’est une situation compliquée. Le virus est là, présent, très contagieux mais l’Afrique est quoiqu’on dise épargnée par un taux de mortalité vertiguex comme dans les pays les plus touchés. On doit faire attention car comme j’ai eu a l’entendre dans une discussion dans une ruelle non loin de chez moi :  “ en Afrique les gens ont à choisir entre tomber malades et ne pas vraiment le sentir ou juste sentir un palu, comme ils en ont l’habitude ou mourir de faim parce qu’ils restent confinés chez eux au lieu d’aller chercher de quoi nourrir la famille.” ; ce genre de propos glace le sang pour le rappeur engage que je suis, j’ai l’impression que l’Africain est oblige de faire des choix difficiles pour vivre. En tout cas une chose est clair les gens ont peur, ils fuient dès qu’ils voient un blanc mais n’hésitent pas à se regrouper par dizaine s’ils assistent à un accident. La prise de conscience est réelle mais le manque de serieux dans cette histoire afin de se proteger l’est aussi. Nous allons continuer par sensibiliser les masses avec les moyens de bord.

 

Pensées Noires : Avez-vous un mot à adresser aux autorités africaines dans cette lutte contre cet ennemie invisible donc plus dangereux?

Oui, bien sûr. Il est important de reconnaitre que des efforts sont faits par les autorités pour protéger les populations mais selon moi il faut prendre encore des measures, inciter les gens à rester chez eux, organiser un dépistage massif, distribuer des denrées alimentaires (riz, tomates, maïs, oignons, huile, charbon, sel,…), rendre l’électricité gratuite ect... Je ne veux pas passer pour un donneur de leçon je sais que c’est très difficile de prendre de telles décisions mais il vaut mieux agir vite et fort. Les actions et réactions de la population dépendent vraiment de la direction prise par leurs dirigeants africains. Ensuite j’inviterais les associations, structures et ONG et même les artistes qui se déplacent dans les villages pour des sensibilisations à réfléchir à ce type d’actions. Le virus dit-on ne se déplace pas, c’est nous qui facilitons sa propagation ici et là en ne restant pas à la maison. Si chacun reste chez soi, informe ses proches par téléphone ou réseaux sociaux, si nous respectons les gestes barrières, si nous éduquons et informons nos enfants et les gardons à la maison, nous serons de véritables acteurs contre la propagation de ce virus. Nous ne le repeterons jamais assez, respectez les gestes barriéres. Stay strong, stay home, stay quiet.

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UBUNTU N°3 / MAROC : CA VA ALLER, L'HYMNE DE YANN'SINE EN PLEIN CONFINEMENT

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Alain Mouaka

Posté le April 6, 2020 15:49


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     Pour le troisieme volet de la chronique Ubuntu nous recevons la star Yann'Sine, nouvelle pépite de la musique Marocaine. Yann’Sine, de son vrai nom Yassine Jebli, est un auteur, compositeur et interprète de 25 ans, originaire de Tan-Tan plage, petit village de pêcheurs situé au sud du Maroc . Il se fait connaître au Maroc en participant à l'émission Studio 2M qui le propulsera jusqu'en finale. Fort de ce succès, Yann'Sine part à la conquête de la France en participant à The Voice 4. Il sera le premier marocain à accéder aux directs et à participer à la tournée d'été de TF1 en 2015. De retour au Maroc, Yann'Sine sort plusieurs titres dont "Enta Mkhalef" qui se classe très vite parmi les chansons préférées des Marocains, participe pour la Cop 22 à la chanson "It’s Time to Make a Change" en collaboration avec le producteur RedOne et joue plusieurs rôle au cinéma dont le rôle principal dans le film "Ashab Al Bac" réalisé par Actarus et diffusé sur 2M Maroc

En 2019, Yann'Sine propose ses nouveaux titres "J'essaie" (+ 2M de vues sur YouTube) et "ILY", qui annoncent le style de son prochain album, un subtil mélange de sonorités pop, classique et africaine, où se succèdent langue arabe, française, et anglaise, lui apportant une dimension internationale. Il est alors sélectionné parmi les 10 finalistes du Prix découverte RFI 2019,  et cumule 3 nominations aux AFRIMA All Africa Music Awards) dans les catégories : Meilleur Artiste Masculin Afrique du Nord, Artiste le plus Prometteur en Afrique et Meilleur Artiste de Pop Africaine. Il sort ensuite le titre "Leila", puis en mars 2020, le titre "Ça va aller" en duo avec le rappeur français MAD. Le clip, voit le jour pendant le confinement, avec la participation de 77 personnes confinées dans le monde. Ce son donne un message d'espoir et de positivité, si vous ne l'avez pas encore vu cliquez sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=Ojkz9Nyw9Ik

 

 

Pensées NoiresSalamalekoum Yann’Sine, merci de partager votre joie de vivre avec les lecteurs de Pensées Noires magazine. Le monde est touché dans son âme par la pandémie dû au covid-19, le Maroc n’y échappe malheureusement  pas, quelle est la situation actuelle dans ce beau pays qui est le votre?

Yann’Sine : Hello la famille, c’est très dur ce qui se passe. Au Maroc le confinement a été déclaré très tôt ; on a réussi à gagner du temps, on essaie de faire très attention. Malgré tout déjà plus de 900 cas, On est comme le monde en entier, on attends de voir les chiffres baisser, que la médecine nous annonce de bonnes nouvelles, traitement, vaccins, etc..

 

Pensées Noires : Constatez-vous une prise de conscience des populations qui sont appelées à respecter les gestes barrières?

Oui et je suis fier de mon pays, les marocains ont rapidement prit conscience de la situation et respecté le confinement. Les gens sont très solidaires, les jeunes mènent des campagnes pour sensibiliser les personnes mal informées. C’est grâce à cette force commune qu’on arrivera à battre le virus.

 

Pensées Noires : Yann’Sine l’artiste que vous êtes ne pouvait pas rester muet par rapport à cette triste réalité que vit le monde, ça va aller est une chanson qui vous offrez à vos fans pour les soutenir en ces moments difficiles, que dit ce titre?

 Yann’Sine : « Ca va aller » c’est un titre que MAD a écrit il y’a plus d’un an. On l’a enregistré à Marrakech avec d’autres titres. C’était juste avant le début de la pandémie. On ne pensait pas le sortir tout de suite. En fait ce qui s’est passé, on a envoyé le titre à des amis, et ils nous ont dit que ça leur donnait de la force et du courage. On a alors décidé de sortir le titre plus tôt que prévu, si ça pouvait faire du bien aux gens, alors il ne fallait pas attendre.

 

Pensées Noires : un clip est disponible sur youtube où on peut y voir des familles, des acteurs culturels et des visages peu connus aussi qui chantent  à l’unisson  ça va aller, comment s’est faite cette belle vidéo qui dégage de la joie de vivre en ces heures sombres ?

C’était compliqué de faire un tournage « classique » avec la situation, alors on a eu l’idée de demander à des gens de participer et de nous envoyer des petites vidéos et c’est quand on a vu le montage final qu’on s’est rendu que tout ces gens, comme nous, étaient confinés chez eux et que malgré ça, ils gardaient le sourire et l’envie de s’amuser.

 

Pensées Noires : Cette vidéo n’est-elle pas une leçon de vie comme quoi on pense trop peu à partager de l’amour vrai dans le monde entre les peuples des continents?

Une leçon de vie non, mais ça peut être un beau message ; dans le clip il y’a des gens de plusieurs pays différents, d’âges différents, de religions différentes et ils sont tous unis par la joie de vivre, par l’amour et la musique bien sûr . C’est un clip qui touche beaucoup de gens par son authenticité et son humanité.

 

Pensées Noires : Yann’Sine votre message à la diaspora marocaine qui forcement pense à leur famille au pays en ces moments de crise sanitaire mondiale est surement ça va aller?

C’est un message que je veux adresser à tout le monde, les Marocains mais aussi au monde entier, il faut juste respecter les gestes barrières, essayer de lire et de s’informer, on entend beaucoup de chiffres négatifs, mais il ne faut pas oublier qu’il y’a aussi beaucoup de choses positives, plein de gens guérissent, je suis certain que la médecine va bientôt nous apporter de bonnes nouvelles.

 

Pensées Noires : Sur ce titre vous partagez la vedette avec l’artiste MAD, présentez nous votre binôme le temps de ce titre?

MAD c’est un artiste avec qui je travaille depuis un moment, on a déjà fait un titre ensemble (« DLD ») et il y’en a d’autres en préparation. Il a écrit aussi d’autres titres pour moi, dont « J’essaie ». J’aime travailler avec lui, on a la même façon de penser artistiquement, on est sur la même longueur d’onde.

 

Pensées Noires : Du texte ça va aller quel est le message ou passage qui vous  tient à Cœur ?

« Dès que le vent soufflera, tu verras mon ami, tout va s’en aller » c’est une métaphore bien sûr mais je trouve que cette phrase a beaucoup de sens aujourd'hui et on espère que le vent soufflera bientôt , très vite et très fort pour que le virus s'en aille!

 

Pensées Noires : Pour finir Yann’Sine  une pensée pour la route comme on dit ?

Prenez soin de vous, prenez soin des autres, essayez de profiter de ce moment pour vous recentrer sur ce qui est vraiment important dans votre vie, c’est la dernière ligne droite, ça va aller !

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UBUNTU N° 2 / CÔTE D'IVOIRE : CHABELA, LES NUITS ELECTRO-ABIDJANAISES ONT UN NOM

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Alain Mouaka

Posté le April 3, 2020 15:34


DjChabela UBuntu.jpg

L’Afrique est une terre de musique, elle a le rythme dans les veines. Le talent fou des musiciens qu’elle regorge n’est pas le fruit du hasard, ils viennent au monde avec le tempo. Par contre leur notoriété d’une part est due, faudrait le rappeler, à un travail minutieux dont sont dépositaires les Djs des capitales du continent. Pour la seconde manche de notre chronique Ubuntu (dont la démarche est celle de mettre en lumière les personnalités qui font que d’autres émergent et vis vers ça ou tout simplement qui apportent de la joie de vivre à un monde parfois en crise) nous recevons Chaleba, Ivoirienne et fière de l’être, dont les mix sont portés par les battements de son cœur.

 

Pensées Noires : Chabela akwaba dans Ubuntu et merci de faire vibrer les lecteurs de Pensées Noires magazine grâce à vos belles combinaisons sonores, Si vous le permettez  nous allons aller à votre découverte qui est Chabela?

Chabela : Je suis Isabelle Guipro sous le pseudonyme Chabela, DJ et promotrice d’évènements basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Membre fondateur du collectif Kamayakoi avec deux autres collègues, pour la promotion des musiques électroniques en Côte d’Ivoire.

 

Pensées Noires : Comment la femme que vous êtes  s’est retrouvée à aimer ce milieu d’ambiance et de son, étiez -vous déjà sous l’emprise de la musique?

Chabela : A la demande de mes amis... L'histoire classique dans un premier temps. J'étais celle qui passait la musique en soirée ou à qui on demandait de le faire. J'avais la sensibilité pour réunir tous les genres en fonction des préférences des uns et des autres et que chacun arrive à se retrouver pour créer une bonne ambiance. Puis je me suis retrouvée à organiser et promouvoir des soirées à Abidjan axées essentiellement sur la musique "électronique". Du coup, à force d'en écouter, et garder une cohérence sur ce qu'on proposait, j'ai commencé à réunir une base de données musicales que je partageais toujours à mes proches, avec tellement d’enthousiasme qu'ils m'encourageaient tout le temps à passer derrière les platines. J'ai fini par me jeter à l'eau et adorer faire ça! 

 

Pensées Noires : A quel moment vous êtes vous dit je veux être Dj?

J’ai été à mille lieux de penser que je serais un jour DJ. J’ai eu une formation classique, Baccalauréat, diplômes universitaires et même une experience professionnelle bien remplie. En dehors de celà, j’ai toujours aimé organiser des évènements. J’étais au depart derrière la scène, d’un naturel assez timide, je préfère m’exprimer par mes actions que d’être sous les spotlights. Pour faire bref, j’ai été jeté à l’eau, vu que je faisais des animations déjà dans l’anonymat avec mes amis, ces mêmes personnes m’ont on va dire jeté dans l’eau, je n’ai eu que d’autres choix que de nager

 

Pensées Noires : On le sait tous Abidjan est doux comme Paris, que pouvez-vous nous dire sur les nuits Abidjanaises ?

Comment dire, non pas parce que je suis Ivoirienne, mais je suis une  grande fan d'Abidjan! J'aime l'énergie de cette ville, les possibilités et on s'ennuie rarement. Les gens restent ouverts, je peux le voir surtout avec les soirées, où on passe pour le coup que de la musique électronique et que les gens restent vraiment réceptifs. C’est une ville de beaucoup de possibilities.

 

Pensées Noires : Quels ont été vos plus beaux moments derrières les platines?

Chabela : Difficile de choisir, y'en a tellement! Les moments où je ne suis que DJ et que je n'ai pas besoin de m'occuper de l'organisation de la soirée. Des moments où tu ne comprends pas d'où t'es venue l'inspiration et tu sors des "Drops" qui créé des moments de folies pendant la soirée, quand la piste est vide et d'un coup est blindée!

 

Pensées Noires : Venons en à vos mixages, quel est le déclic pour une conception, le genre musical, une affection particuliére pour des artistes, la demande du public?

Chabela : J’ai choisi un domaine qui n’est pas très populaire ou encore pas du tout mainstream sur le continent, du coup j’aime proposer, faire découvrir ou redécouvrir des trésors de notre patrimoine musical.
Je suis aussi influencée par les instruments, sonorités que je peux mélanger avec la musique électronique qui est bien adaptée pour faire de la fusion musicale.

 

Pensées Noires : Serait-il possible de voir Dj Chabela dans la production comme le font si bien Dj Snake, David Guetta, Kygo, Dj Lisa Li etc…?

Oui très bientôt!

 

Pensées Noires : Avez-vous un modéle ou des modéles  qui vous inspirent  dans votre domaine d’activité?

J’ai un modèle, qui une DJ anglaise basée en Allemagne qui m’a ouvert les portes sur le plan international “PERERA ELSEWHERE” mais son Son est encore très alternatif pour le continent et James Burn avec lesquelles j’ai pu apprendre les bases de la production.

 

Pensées Noires : On note tout de même quelques Djs Femme dans le milieu , êtes vous en contact avec quelques unes?

Chabela : Oui les 2 que j’ai cité dans la question précédente.  Egalement des DJettes que j’ai eu la chance de former au Mali qui font leur chemin et dont je suis très fière. Et un autre groupe au Tchad que j’ai aussi formé dans le cadre d’un échange avec un collectif “HAPE” qui s’est formé à Cuba et maintenant  qui est actif dans une dizaine de pays et l’Institut Français.

 

Pensées Noires : le monde est affecté par une pandémie au covid-19, nombreux sont les pays touches, la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée, comment vivez-vous ces moments difficiles et comment passez-vous le temps?

Chabela : Les débuts étaient difficiles, par exemple je suis rentrée de France vraiment in extemis avant la fermeture des frontieres de mon pays avec le reste du monde. Du jours au lendemain, tout a été annulé. C’est un coup dure surtout quand tu arrives à t’exporter… le monde des créatifs et artistique est durement touché par cette pandémie. Je suis en ce moment en quarantaine obligatoire après mon recent déplacement. Je profite de la situation pour travailler sur des mixtapes qu’on m’a commandé, faire de la recherche musical, j’écoute beaucoup de musique et enfin approfondir mes connaissances en production.

 

Pensées Noires : Un mot à l’endroit des populations du monde et de Côte d’Ivoire en particulier?

Chabela : Respecter le confinement, restez à la maison, pour protéger nos populations, nos proches histoire de ne pas remplir nos hopitaux qui manquent encore  de moyens logistiques. Prier pour notre monde qui traverse une situation difficile.

 

Pensées Noires : Pour fnir Chabela, en tant que Dj quel est votre plus grand défi?

Je n’y pense pas! Je suis consciente des défis, mais ce n’est pas ce qui m’influence! Quand tu as l’amour de ce que tu fais, rien ne peut t’arrêter!

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